Sur le même thème, voir le dossier “Bioéthique : l’embryon et la recherche”.
Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes et responsable du groupe de travail de la Conférence des Evêques de France sur la bioéthique. Photo : Diocèse de Rennes P. N.-D. : Pourquoi cet intérêt particulier de l’Eglise pour les questions de bioéthique ? Mgr Pierre d’Ornellas – Le terme « bioéthique » suggère l’importance : il s’agit de l’éthique mise en jeu par les techniques biomédicales, qui touchent (...)
Lever l’interdiction de recherche sur l’embryon est le souhait d’un certain nombre de chercheurs. Cette position soulève de graves questions éthiques.
La finalité du diagnostic prénatal (DPN) et sa pratique ont été définies par la loi. Elle a cantonné la pratique du diagnostic préimplantatoire (DPI) à des cas exceptionnels.
En droit, le principe d’indisponibilité du corps humain est à double lecture. Quelles seraient les conséquences s’il venait à être remis en question ?
L’assistance médicale à la procréation soulève plusieurs problèmes, aussi bien sur le plan éthique que sur le plan psychologique. Faute de recul, les conséquences n’en sont pas encore complètement mesurées.
Le recours aux mères porteuses, en cas d’impossibilité pour les parents de donner la vie, pose de sérieux problèmes humains et juridiques. Ce « service pour autrui » masque l’intérêt du sujet principal, l’enfant.
Le prélèvement d’organes est possible si la personne décédée ne l’avait pas explicitement refusé. Les organes sont prélevés sur un patient en mort cérébrale et, depuis peu, à cœur arrêté. Cette dernière procédure pose question.
La question du consentement dans les protocoles de recherche se pose essentiellement pour les personnes les plus vulnérables.