Parce que l’homme est image de Dieu, unique créature que Dieu a voulue pour elle-même, « ni sa vie, ni le développement de sa pensée, ni ses biens, ni ceux qui partagent son histoire personnelle et familiale, ne peuvent être soumis à d’injustes restrictions dans l’exercice de ses droits et de sa liberté. » « Le respect de la dignité humaine ne peut en aucune façon ne pas tenir compte de ce principe : il faut « que chacun considère son prochain, sans aucune exception, comme "un autre lui-même ", (qu’il) tienne compte avant tout de son existence et des moyens qui lui sont nécessaires pour vivre dignement ». Lire ce paragraphe concernant la dignité humaine dans le Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise en entier
Qui est cet autre moi-même, à qui je dois donner les moyens de vivre dignement ? Axel Kahn et Jean Vanier, lors des Conférences de Carême 2006, ont dressé trois portraits de l’autre différent : l’étranger, la personne handicapée, l’autre au sortir de la vie. On pourrait en dresser bien d’autres : l’autre sans logis ; l’autre au début de la vie ; l’autre maltraité dans son travail. ..
Pour que la dignité humaine progresse, il faut que s’enchaînent simultanément les mots et les actions.
Des mots pour créer une prise de conscience de la société et faire évoluer les lois.
Le décret du 20 août 2008 permet maintenant de déclarer à l’état-civil tout fœtus né sans vie. Dans quelques mois (premier trimestre 2010), le parlement révisera les lois sur la bioéthique.
Les catholiques doivent avoir le souci de s’informer. Voir notre dossier sur les questions de bioéthique - l’embryon et la recherche et les nombreuses interventions du Cardinal Vingt-Trois sur les questions du respect de la dignité humaine
Le Père Brice de Malherbe, délégué de l’Archevêque de Paris auprès des établissements catholiques a dirigé la publication d’un ouvrage collectif intitulé "Limiter ou arrêter les traitements en fin de vie. Quels repères pour quelles pratiques ?" Sans se dérober à la vivacité du débat sur la limitation et l’arrêt des traitements en fin de vie, les contributions de cet ouvrage, mêlant le regard du juriste ou du moraliste à l’expérience réfléchie de praticiens, cherchent à nourrir la réflexion des professionnels de santé, voire de toute personne confrontée un jour ou l’autre à cette situation pour elle-même ou pour un proche.
Dans une interview au journal Paris Notre-Dame, le Père Brice de Malherbe fait le point sur la mise en oeuvre des soins paliattifs et sur les questions éthiques qui se posent autour des malades en fin de vie
L’accueil des migrants est également un sujet de préoccupation. A plusieurs reprises le Cardinal André Vingt-Trois s’est exprimé sur ce sujet « L’essentiel, c’est de respecter le droit des migrants, de ne pas les traiter comme des bêtes. Quand des procédures de rétention administrative sont légitimes, elles ne peuvent être indéfiniment prolongées et doivent respecter les conditions humanitaires minimales. » et encore « Sommes-nous disposés à ne plus être des communautés qui accueillent des étrangers mais des communautés dont l’unité vécue permet de recevoir avec joie les différences et de les respecter réellement ? ».
Nous ne pouvons pas non plus occulter les difficultés vécues par les chrétiens persécutés à travers le monde : Iraq, Inde, Vietnam.... Les présidents des Conférences épiscopales d’Europe ont signé une déclaration le 2 octobre 2008 dans laquelle ils demandent aux dirigeants des pays européens d’accueillir ces personnes.
Mais les mots ne suffisent pas. Chacun doit peut être attentif auprès des personnes qui l’entourent et lorsque c’est nécessaire, des structures d’accompagnement existent.
La maison Jeanne Garnier accueille des personnes en fin de vie pour leur permettre d’être soignées et de mourir dans les meilleures conditions possibles.
AGAPA est une association de chrétiens qui accueille des personnes qui ont été touchées par une interruption de grossesse ou la perte d’un enfant à la naissance et qui souhaitent en parler.
De nombreuses associations nationales ou locales travaillent efficacement à la lutte contre la pauvreté : hébergement, vêtements, réinsertion, aide alimentaire. Il est un moyen simple de contribuer à atténuer ces souffrances : la collecte pour la banque alimentaire aura lieu cette année les 28 et 29 novembre.
Le vicariat pour la solidarité du diocèse de Paris travaille conjointement avec toutes ces associations. Le plan « Hiver solidaire »recense actuellement tous les lieux paroissiaux qui pourraient accueillir des sans-domicile fixe cet hiver afin qu’en cas de grand froid.
Lors de la messe de requiem pour Sœur Emmanuelle le Cardinal André Vingt- Trois rappelait : « ( ...) nous n’oublions pas que même la générosité n’est rien si elle n’est pas animée par l’amour. Nous ne sommes pas appelés seulement à donner de nos biens, nous sommes appelés à nous donner nous-mêmes. »
