Historique des AEP en France
Sous l’Ancien Régime
C’est l’Église qui assure l’enseignement : elle transmet la foi et la culture.
Avec la Révolution
Cet édifice scolaire est chamboulé par la disparition des institutions de l’Ancien Régime.
Le rôle de l’Église se trouve alors contesté.
Le Consulat et l’Empire
Bonaparte veut créer une élite et, pour ce faire, il crée des lycées (1er mai 1802).
Ces lycées sont des internats.
Pour assurer l’enseignement religieux, obligatoire et l’exercice du culte, il crée le statut d’Aumônier de lycées (10 décembre 1802).
L’aumônier (prêtre, rabbin ou pasteur) est un fonctionnaire rétribué par l’État.
Du 1er Empire à la IIIème République (1815 - 1870)
Le statut de l’aumônier et ce modèle reste quasiment inchangé au travers des différents régimes.
Sous la IIIème République (1870 - 1940)
Après une première époque conservatrice de 1870 à 1876, viennent les lois laïques :
1880 : Loi Jules Ferry : « L’école primaire est gratuite, publique, et obligatoire ».
1882 : Création des lycées de jeunes filles.
1905 : Séparation de l’Eglise et de l’Etat.
Malgré cette période très conflictuelle entre l’Eglise catholique et l’Etat républicain, le statut des aumôniers de lycée n’a jamais vraiment été remis en cause.
1945
La Constitution pose le principe de la laïcité. Les lycées demeurent sur le même modèle.
Les prêtres sont aumôniers à temps plein et sont aussi enseignants.
Les aumôneries sont à l’intérieur des établissements et les aumôniers sont isolés de la pastorale locale.
1960
Les collèges voient le jour en 1959.
L’Eglise vit Vatican II et devient de façon formelle une Eglise de mission.
On commence à parler d’éducation de la foi plutôt que d’enseignement religieux.
L’aumônerie devient le lieu où sont intégrés des éléments culturels non véhiculés par l’école : cinéma, chanson, médias.
Les projets d’aumônerie visent à apprendre la responsabilité aux jeunes : au sein de l’aumônerie, à l’école et dans la vie quotidienne.
Les prêtres sont à mi-temps.
Avec Vatican II on voit de plus en plus de parents catéchistes aux A.E.P.
De nombreux mouvements se développent : JIC, JOC, MRJC.
La création de nouvelles aumôneries est difficile, surtout dans les collèges.
Les aumôneries fonctionnent à l’intérieur et à l’extérieur.
1970
Mai 1968 : c’est la crise de l’école. C’est aussi une crise d’identité chrétienne.
Le projet d’aumônerie tend à faciliter la vie communautaire.
On passe de l’éducation de la foi à l’animation. Il faut commencer à prendre en compte l’incroyance et trouver des modes d’accompagnement : c’est la naissance des aumôneries « catéchuménales ».
Il y a de moins en moins de prêtre dans les aumôneries.
Il y a de plus en plus de religieuses et de laïcs impliqués dans les A.E.P.
La plupart des aumôneries fonctionnent à l’extérieur.
Il y a une prise de conscience : aumôniers, parents et jeunes ont chacun leur part de responsabilité à assumer au sein de l’aumônerie.
