9 février |
L'Église Catholique à Paris
  • Archevêché de Paris
  • Services diocésains
  • Annuaire ordo
  • Annuaire Étoile du Berger



  • Horaires de messes
  • Denier - Don en ligne

  • Flux RSS
  • paris.catholique.fr
    sur Facebook

Moins d’enfants au catéchisme : urgence ou fatalité ?

Père Olivier Teilhard de Chardin

Tous les ans on perd un petit pourcentage d’enfants catéchisés. Aujourd’hui, il y a à peu près un quart des enfants qui sont catéchisés sur le diocèse de paris. C’était un tiers il y a une dizaine d’années. Les rythmes de vie des familles sont difficiles. Faire garder les enfants et leur permettre l’accès à la catéchèse, ce sont des problèmes très compliqués. Quand on met tout cela l’un dans l’autre, entre le désir des parents et les difficultés de la vie et puis le simple fait que l’on manque un peu de foi, nous constatons qu’il y a moins d’enfants catéchisés, ça c’est clair.

Si on veut répondre aux attentes des parents, des familles, la catéchèse commence par la conscience vive que c’est Jésus qui donne la vie. On ne va pas traiter la question de la catéchèse par des moyens. Ca fait des années qu’on le fait. Les moyens n’ont de sens que parce que précisément les chrétiens ont goûté cette joie intime de la foi, ils deviennent le moteur interne de la catéchèse. La foi elle nous reconduit au Cœur et là on trouve les mots pour parler, on trouve les mots de Jésus, on trouve les mots de la vie, on trouve les mots de l’Eglise. Et donc là, à ce moment là, les moyens pratiques, là, ils sont employés à plein parce qu’on a le moteur intérieur pour les employer.

La catéchèse est une question de vie ou de mort ! Il s’agit de connaître Jésus, de naître avec Jésus. Il faut le rencontrer au cœur. Après ça, on trouvera toujours. Il y a des kilomètres de bouquins de catéchèse. C’est pas les bouquins de catéchèse qui transforment la catéchèse. En revanche, il y a un effort pédagogique considérable qui est fait et qui permet aux catéchistes et aux familles, là ou elles en sont, de trouver des supports adaptés à ce qu’ils sont capables de transmettre aujourd’hui.

Est-ce qu’il y a urgence ? Pour moi, la baisse des effectifs du catéchisme n’est ni une urgence, ni une fatalité, mais c’est un appel à la foi. C’est un appel à recevoir le don de Dieu et à en vivre.


- Toutes les tribunes