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Dossier

 

Nicolas Chapellier

La soif du bonheur et du service

Une vocation sacer­do­tale venue petit à petit, sans grand chambou­lement : Nicolas Chapellier a toujours su qu’il voulait servir le Christ en se mettant au service des chrétiens.

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Photo D.R.

Avec un père chef d’éta­blis­sement catholique, Ni­colas Chapellier n’a « jamais eu d’attache dio­cé­saine étant enfant ». Ou un seul : il sert la messe dominicale dans la paroisse du village de Juil­ly (77). C’est d’ailleurs là que, très tôt, la question de la vocation se pose à lui. « Pour moi, la figure du prêtre derrière l’autel, c’était ce qu’il y avait de plus beau. » Les an­nées pas­sent, Nicolas entre en pré­pa scien­tifique, puis à Centrale Paris. Sans s’effacer totalement, l’idée du sa­cer­doce s’éloigne. La question de la vie professionnelle met le feu aux poudres : « en ré­flé­chissant sur mon avenir, j’ai fini par com­prendre que je devais servir le Christ en ac­ceptant l’appel que j’avais entendu depuis longtemps. »

Dans son discernement, c’est son engagement dans l’organisation du pèlerinage de Chartres qui le met sur la voie. Responsable d’une rou­te pendant deux ans, il y dé­couvre le diocèse de Paris, et goûte « au bonheur de servir le Christ en se mettant au service des fidèles ». Ce bonheur, c’est ce qui est pre­mier pour Nicolas. La relation au Christ, elle, s’épanouit quand la dé­cision d’entrer au séminaire s’im­pose définitivement, « comme une petite rivière qui grandit et finit par em­porter les obstacles. Je deman­dais à Dieu un signe, je l’ai eu ». Office de la Passion, 2003. Il re­mar­que des vieux prêtres et se dit sim­ple­ment : « Si eux ont pu être prê­tres jusqu’à leur âge, c’est que tout est possible et que l’on peut être heureux toute sa vie comme ça : comblé par le Christ. »

Au séminaire à Paris, puis à l’Ins­titut d’Études Théologiques (IET) de Bruxel­les, il apprécie particu­liè­re­ment l’étude de la Bible, car l’ana­lyse approfondie parle à son côté « car­ré, logique », avoue-t-il. Une fa­cette de sa personnalité que l’on retrouve dans sa passion pour le bridge. Après ses années bruxel­loi­ses lors desquelles le lien avec la paroisse était plus ténu, son année de dia­conat passée au Tchad, où il effectue actuellement un stage et re­prend contact avec la diver­sité de l’Église, enracine davantage sa vo­lon­té d’être prêtre diocésain : « Je ne veux pas servir une partie sélec­tionnée des fidèles, mais l’intégralité du peuple de Dieu, qui se trouve dans les paroisses. » • Anna Latron

Phrase d’ordination : « Je suis le bon pasteur. Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. » (Jn 10, 11)

Repères
Naissance : 3 mai 1979 à Conflans Ste-Honorine (78)
Ordination diaconale : le 6 septembre 2009, à St-Séverin (5e)
Première messe : dimanche 27 juin, à 11h, à St Honoré d’Eylau (16e)

 
Cet article est extrait de l’hebdomadaire Paris Notre-Dame du 27 mai 2010.
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