Grégoire Froissart Quête d’absoluDe ses longues études au sacerdoce, Grégoire Froissart poursuit une même quête de Vérité.
« Quoi qu’il arrive, et où qu’il nous attire, il faut remercier Dieu car il est bon. » La vie de Grégoire Froissart est une suite de rencontres, à l’image d’un chemin balisé. L’exemple de sa tante, moniale chez les sœurs de Bethléem à laquelle il rend visite, enfant, et son engagement radical proche des chartreux. La paix intérieure de ce « Focolarino », laïc consacré de 35 ans atteint d’une leucémie, que Grégoire rencontre, adolescent, quelques mois avant sa mort. « La parole d’autorité » portée par Mgr Lustiger, qu’il découvre à son arrivée à Paris. « Il croyait ce qu’il prêchait… » Second d’une fratrie orléanaise de quatre garçons, Grégoire est un passionné et c’est sans doute cette quête d’absolu qui l’a mené là où il est, au seuil d’un engagement décisif, radical pour le Seigneur. Dans sa famille, l’annonce de son choix d’entrer au séminaire est plutôt inattendue. « Mes parents ont été étonnés, se souvient-il, mais ils en sont revenus. » Sa passion pour la musique, puis la politique, ses études qui l’enthousiasment, ne laissent guère présager une « carrière professionnelle » si atypique… « L’annonce a été un peu abrupte reconnaît-il, mais il me fallait un temps durant lequel le regard des autres me laisse libre, comme si tout était possible, même si je savais très bien où j’allais… » Prépa littéraire, Ecole Normale de Cachan, Sciences Po, DEA d’économie… Grégoire enchaîne les études en sciences humaines quand la tradition familiale est plutôt aux sciences « dures ». Et s’il confesse qu’en rentrant au séminaire, il a eu « beaucoup de mal à reprendre les études », il a progressivement constaté que l’objet d’étude qu’il poursuivait était enfin susceptible d’assouvir sa soif d’absolu : « Dieu qui nous sauve. » Tant et si bien qu’après le baccalauréat de théologie, à la demande de son évêque, il prolonge ses études de deux ans, à Bruxelles. Tout intellectuel qu’il est, Grégoire est bien conscient qu’on ne s’engage pas dans un choix de vie aussi radical pour une abstraction. « En traversant le jardin du Luxembourg pour présenter ma demande d’entrée à la Maison St-Augustin, se souvient-il comme si c’était hier, chaque pas me coûtait, chaque pas était un nouvel acte concret que je posais. » Non, décidément, Grégoire sait bien qu’il s’unit à une réalité très charnelle qu’est l’Eglise. • Guillaume Desanges Phrase d’ordination : « Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent » (Jn 10, 14)
|