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Dossier

 

Sébastien Waeffler

Répondre « oui », comme tous les saints du ciel

Pétri par une foi reçue au sein d’une famille prati­quante, Sébastien Waeffler, alsacien de 34 ans, voit sa vocation comme un fleuve puissant qui n’a cessé de l’entraîner de­puis son plus jeune âge.

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Photo : A.-F. de Magnitot

« J’ai toujours eu cons­cience de la présence du Christ dans ma vie », confie Sébastien Waef­fler qui a passé presque toute sa jeunesse en Alsace. Il se souvient de son lycée, mitoyen de la cathédrale de Strasbourg dans laquelle il aimait déjà passer du temps, « juste pour être en présence de Dieu ». Soutenu par la ferveur et l’engagement ecclésial de ses parents, il se trouvait bien en paroisse, le lieu d’éveil de sa foi.

Calme et posé, ce fils de fonc­tion­naires étudie le droit. Maîtrise en sciences politiques en poche, il passe les concours de la fonction publique et quitte Strasbourg pour entrer dans la comptabilité publique à Bercy. A 22 ans, il s’installe à Paris dans le 20e arrondissement et s’in­vestit tout naturellement et très lar­gement dans la vie paroissiale du Cœur eucharistique de Jésus. Ce lieu de vie paisible contraste avec sa vie professionnelle très dense, confronté à des situations déli­cates au regard de la loi.

« C’est dans ce contexte que j’ai eu le désir de répondre à Celui qui m’ac­compagnait depuis si long­temps », confie cet homme qui prend volontiers l’image d’un fleuve très puissant qui avance sans jamais s’arrêter, pour décrire son chemi­nement. « D’une foi d’enfant reçue sans trop me poser de ques­tions, j’allais vers une foi d’adulte plus réfléchie. Ma relation à Dieu de­venait une possible voie de sainteté pour moi. »

Le combat spirituel a cependant été très fort. Sébastien se rappelle d’une messe de Toussaint où il a pris conscience que tous les saints du ciel avaient répondu « oui » sans remettre de jour en jour la réponse à laquelle Dieu les invitait.

« Après une année de fon­dation spiri­tuel­le à la Maison St-Au­gustin, j’ai choisi le diocèse de Paris car je crois que c’est là que Dieu m’ap­pelle à être prêtre. Il est en un sens normal que le clergé reflète la so­cio­logie du peu­ple de Dieu qui vit à Paris, com­posé de beau­coup de provin­ciaux d’ori­gi­ne… » Au fil de son sémi­naire effectué entre Bruxelles et Paris, c’est tou­te une histoi­re d’amour qui s’est construite patiemment « avec l’aide de Dieu et l’amitié spirituelle des saints, notam­ment de saint Ignace, je ré­pon­drai aux attentes des gens avec ce que je suis », assure-t-il, confiant. • Anne-France de Magnitot

Phrase d’ordination : « Or comme ils conversaient et discutaient, Jésus en personne s’approcha et il faisait route avec eux » (Luc 24, 15)

Repères
Naissance : 22 mai 1976 à Paris (20e).
Ordination diaconale : le 20 septembre 2009, à N.-D. d’Au­teuil (16e).
Première messe : dimanche 27 juin, à 11h15, à St-François de Sa­les (17e).

 
Cet article est extrait de l’hebdomadaire Paris Notre-Dame du 27 mai 2010.
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