"Le suicide est un crime contre soi-même. Il contredit le commandement de Dieu : "Tu ne tueras pas ". Mais l’Eglise sait combien l’homme moderne est affaibli intérieurement, combien les malaises psychiques se multiplient dans notre société, combien l’interdit est devenu inopérant. Donc, à moins que le suicidé n’ait clairement fait de son acte une manifestation de son irréligion, le prêtre ne refusera pas les obsèques à la famille qui les demande. La famille et l’entourage d’un suicidé ont, plus que tout autres, besoin de réconfort. Le défunt lui-même, qui ne pouvait plus se supporter et qui ne comptait pas assez sur l’aide des autres, a droit à notre prière. Mais les obsèques religieuses ne sont pas une approbation. En amont, que faire pour que tels et tels de nos semblables ne se croient pas si abandonnés qu’ils ne voient d’issue que dans le suicide ? "
