9 février |
L'Église Catholique à Paris
  • Archevêché de Paris
  • Services diocésains
  • Annuaire ordo
  • Annuaire Étoile du Berger



  • Horaires de messes
  • Denier - Don en ligne

  • Flux RSS
  • paris.catholique.fr
    sur Facebook

Les Roms. Un chantier immense, des signes d’espoir.

À la longue liste des pauvretés qui s’abattent sur une population de plus en plus nombreuse, s’ajoutent des nouvelles situations qui dépassent les réalités de la pauvreté, car il s’agit de misère.
Les bidonvilles des Roms, apparaissent dans le paysage autour de nos villes. Ces familles se cachent dans les lieux excentrés, au fond des petits-bois, vivant dans la peur des expulsions qui se pratiquent sans ménagements, souvent de façon violente. Deux cents personnes vivaient dans ce bidonville de Palaiseau, arrivées en grand nombre en juin 2006, après les grandes inondations du Danube dans lesquelles elles avaient tout perdu. L’expulsion a eu lieu en janvier après que l’Association de solidarité, a épuisé tous les recours. Le froid était intense ce matin-là (jour de la mort de l’Abbé Pierre). Les familles, poussées par la police partirent avec leurs baluchons traînant les enfants, avançant dans une continuelle errance. Leur installation dans d’autres endroits isolés, s‘est terminée par des nouvelles expulsions. Cinq au cours d’un mois.
Les tentatives pour trouver un travail se révèlent inutiles. Même si un patron veut les embaucher, il ne parvient pas étant donné la quantité de démarches qu’il doit accomplir pour que sa demande aboutisse. Sans contrat de travail il ne peut pas avoir de régularisation. L’aide au retour en Roumanie prend souvent la forme d’une expulsion. Les familles reviennent car elles ne trouvent pas de solution pour vivre dignement en Roumanie.
De nombreuses questions
- Comment parvenir à gagner sa vie, sans permis de travail ?
- Comment prendre en charge les problèmes de santé que connaît cette population souffrant de nombreuses pathologies ?
- Comment changer le regard de ceux qui sont inquiets quand ils voient ces personnes mendier et dont l’apparence dérange ?
- Comment parvenir à la scolarisation des enfants et réussir à ce qu’ils soient assidus ?

Des réponses fraternelles
Un espoir naît de la solidarité qui s’organise afin d’apporter un peu de douceur au sein de ces vies. Alors on voit des personnes qui se proposent pour mettre en place l’alphabétisation. D’autres accueillent les enfants le mercredi pour leur apprendre à lire. L’association de soutien aux familles roumaines a réussi à obtenir du Conseil Général, un contrôle médical avec radio pulmonaire et vaccinations. La PMI locale a tenu une visite médicale pour les enfants. Une fête pour le temps de l’Epiphanie a rassemblé 200 personnes pour se rencontrer, faire la fête, distribuer jouets et friandises aux enfants. Les membres de trois paroisses ont fait une collecte pour acheter des poêles à pétrole. Une commune a acheté des chalets de jardin afin d’abriter quelques familles pendant l’hiver. L’épicerie sociale de la commune permet à l’association de distribuer un paquet de produits alimentaires, chaque semaine, à chaque famille.
Ce sont des gestes qui n’apportent pas de solutions de fond mais qui aident à vivre.
La solidarité active permet de tenir, d’ouvrir des chemins de compréhension, de rencontre, mais la surdité de l’Etat face à ces urgences demeure.
Nulle décision n’est prise pour faciliter le travail dans les 150 métiers autorisés aux étrangers. Aucune réponse aux demandes des associations face à la discrimination et aux constantes expulsions des lieux de vie. Les communes qui se sensibilisent devant la pénibilité de situations, ne sont pas soutenues pour faire disparaître les bidonvilles. La solidarité représente la seule bouée à laquelle ces familles s’accrochent afin de ne pas sombrer. Elle parviendra certainement avec beaucoup de temps et de ténacité à démolir les obstacles qui stoppent l’avancée des solutions.