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Né le 14 août 1625 à Paris, mort le 6 août 1695, à Conflans (Val-de-Marne), inhumé à Notre-Dame de Paris
Il avait la confiance de Louis XIV auprès duquel il joua le rôle d’un véritable ministre des affaires ecclésiastiques. C’est lui qui maria secrètement le roi à Madame de Maintenon.
Dès 1660, il avait obtenu la présidence de l’Assemblée du Clergé, qu’il présida aussi en 1685, 1690, 1693 et 1695.
Gallican, il s’opposa vigoureusement au Saint-Siège, combattit les jansénistes, il eut sans doute sa part dans la révocation de l’Édit de Nantes ; il organisa aussitôt l’envoi de missionnaires dans les régions protestantes.
Grand seigneur, courtisan, mondain et cynique, ses moeurs et son train de vie n’étaient pas d’un pasteur évangélique et, ajoutés à sa volonté de diriger l’Église de France, lui valurent inimitiés et oppositions (Bossuet, Fénelon...). On louait cependant son éloquence, la noblesse de ses manières, l’orthodoxie de sa doctrine. Il avait été élu à l’Académie française le 3 février 1671. Il mourut victime d’une attaque dans sa maison de Conflans, sans le secours ni d’un médecin, ni d’un prêtre.


