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Des collaborations essentielles

Dès les premières années de leurs ministères, les P. Gonzague Chatillon et Hubert Louvet ont appris à travailler en collaboration avec les laïcs. Le P. Chatillon se souvient avec émotion de ses années comme vicaire à N.-D. de l’Assomption (1974-1980) où il a découvert la richesse de la coresponsabilité avec une équipe de laïcs : « C’est un point très important pour moi ; je ne peux pas développer seul la mission qui m’est confiée. Personne ne peut avancer seul dans la foi et la vie d’Eglise. » Aidé par des vicaires,des diacres et des laïcs, les curés veillent à déléguer, à confier des responsabilités, ce qui implique de faire pleinement confiance. L’accompagnement se fait alors plus ou moins discrètement selon la personnalité de chacun : certains suivent toutes les réunions,d’autres ne viennent que pour faire le point. Il arrive parfois aussi que rien ne puisse se décider ou se régler sans faire appel au curé. Pasteur de la paroisse entière, le curé se doit d’avoir l’oeil à tous et à tout, y compris à l’état des bâtiments ou de la chaudière de l’église. Pour autant, aucun ne veut ni ne souhaite se laisser submerger par le quotidien et les tâches matérielles. Le curé est certes l’accompagnateur, le référent, mais sur le chemin de la connaissance de Dieu, et non pas pour organiser par exemple la gestion des locaux paroissiaux. Sur évaluer la place du curé ou du prêtre dans la paroisse empêche les laïcs de prendre leur place et au prêtre de remplir sa mission spécifique. La tâche du pasteur d’un hôpital est aussi lourde mais pour des raisons différentes : Le P. Robert d’Anglejan est aumônier à l’hôpital St-Joseph depuis quatre ans. Logé sur place, il exerce son ministère en étant disponible 24h sur 24 aux 2 500 membres du personnel de l’hôpital et aux 600 malades de l’hôpital (1000 en 2013).


Une tâche impossible à accomplir s’il n’était pas aidé par une équipe de 21 laïcs etde 4 religieuses libanaises qui peuvent frapper à toutes les portes. Ces premières visites auprès des malades sont souvent déterminantes pour la suite. Portés dans l’eucharistie, célébrée quotidiennement, le prêtre peut les accompagner ainsi notamment par la grâce du pardon du Seigneur, de l’onction des malades, et le partage de la parole de Dieu. Durant ce temps d’hospitalisation souvent très bref, l’écoute demeure un élément déterminant du ministère de l’aumônier, ou depuis longtemps déjà, le Seigneur l’avait…devancé ! Frédérique de Watrigant

Paru dans Paris Notre-Dame N°1268 le 15/01/09

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L’Année du Prêtre dans le diocèse de Paris
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