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Accueillir les migrants : charité ? codéveloppement ?

Raphaël de Cormis, 32 ans, organisateur de la conférence-débat “Before les Semaines Sociales de France” le 4 novembre.

Habitant Paris, je pourrais me demander si accueillir l’étranger ne s’arrête pas au regard que je porte sur les hommes qui attendent le ‘passeur’ dans les gares parisiennes et les parcs alentours, par le choix d’une nounou ou encore par le bonjour et le sourire au personnel de ménage tard le soir au bureau. Mais suis-je appeler à plus ?

Partir : un drame

Une personne sur 33, dans le monde, est aujourd’hui un migrant [1]. En tant que chrétien, ces chiffres nous interpellent et la pensée sociale de l’Eglise nous invite une fois de plus à « reformer les structures et convertir nos cœurs ». Pie XII appelait déjà à protéger les minorités nationales déplacées par la guerre [2] mais ce sont les pères du Concile Vatican II dans Gaudium et spes (1965) qui marquent un tournant : « la justice et l’équité exigent que la mobilité, nécessaire à des économies en progrès, soit aménagée de façon à éviter aux individus et à leurs familles des conditions de vie instables et précaires » [3]. Récemment encore, le Conseil Pontifical pour la pastorale des personnes en déplacement dans La charité du Christ envers les migrants (2004) mettait en exergue cette exigence évangélique d’accueil [4].

Agir dans un contexte global

Benoit XVI, dans Caritas In Veritate (2009), au chapitre sur la collaboration de la famille humaine, insiste sur la dimension globale : « Le phénomène des migrations est un autre aspect qui mérite attention quand on parle de développement humain intégral. C’est un phénomène qui impressionne en raison du nombre de personnes qu’il concerne, des problématiques sociale, économique, politique, culturelle et religieuse qu’il soulève, et à cause des défis dramatiques qu’il lance aux communautés nationales et à la communauté internationale. Nous pouvons dire que nous nous trouvons face à un phénomène social caractéristique de notre époque, qui requiert une politique de coopération internationale forte et perspicace sur le long terme afin d’être pris en compte de manière adéquate » [5].

Contrainte ou enrichissement ?

Entre charité et codéveloppement, comment garantir un droit à la mobilité où les cultures s’enrichissent, les peuples prospèrent et les hommes grandissent ? La question se pose notamment au Burundi où l’Eglise redonne de l’espérance à la jeunesse, au Pérou où des coopérants témoignent d’un occident généreux ou encore en Syrie où des volontaires internationaux accueillent les chrétiens d’Irak.

Pour aller plus loin

Pour prendre de la hauteur, les Semaines Sociales de France avec la Pastorale des Jeunes du Diocèse ont voulu aborder ces questions et partager ces témoignages lors d’une soirée ’before SSF’. L’étude de l’émigration et de son alternative vitale entre partir et rester sera une bonne préparation à la session annuelle Migrants, un avenir à construire ensemble.

Before SSF – Migrants : Pourquoi partir ? Pourquoi rester ?
Jeudi 4 novembre 2010 – 20h
ICP – 21, rue d’Assas, 75006

Session SSF – Migrants, un avenir à construire ensemble
25, 26 & 27 novembre 2010
Parc Floral de Paris

Voir aussi :