Actualité | série d’Avent 2/4 |
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Annoncer Dieu pendant l’Avent : mission possible
Comme les anges annonçant aux bergers la naissance d’un
enfant-roi, les catholiques sont invités, pendant l’Avent,à parler
autour d’eux de l’arrivée de Jésus. Dans les paroisses, les missions
de Noël donnent ainsi l’occasion aux fidèles d’exprimer
la joie qu’ils veulent faire partager durant cette période.
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- Photo : D.R
« Vous serez riche à la fin
de ce que vous aurez
donné », insiste le
P. Jean-Pascal Duloisy.
Pour le curé de N.-D.de
l’Assomption de Passy (16e), les
quatre semaines qui précèdent
Noël sont un temps privilégié
pour être missionnaire. Et il redouble
d’efforts pour mobiliser
ses paroissiens en ce sens.
« Dans l’église,
une affiche rappelle
les promesses
du prophète
Isaïe, car Noël est
le moment où
Dieu réalise les
promesses qu’il a
faites aux hommes,
explique-t-il.
Annoncer le
salut consiste à
faire connaître le
don de l’Esprit
Saint, le don de la joie et de la paix
que le Seigneur nous offre à travers
son Fils ». Dans un monde
« écrasé par les soucis », il veut
rappeler à tous les hommes que
« Dieu n’est pas sourd ».
Apostolat de rue, distribution de
cartes de Noël ou du supplément
gratuit de Paris Notre-Dame “Noël,
une fête pleine de sens”, stand sur
les marchés, chorales devant les
sorties de métro, visites aux commerçants
du quartier : les paroisses
rivalisent d’inventivité pour
rappeler le message de Noël et la
joie de vivre cette fête dans la foi.
Même s’ils se heurtent parfois à la
surprise des passants. « Nous ne
sommes pas habitués à recevoir
gratuitement, estime le P. Duloisy.
Or, pendant la mission, nous
distribuons gratuitement nos
chants, nos chocolats, notre présence
et notre attention. Et nous
nous dépensons à fond ! »
A travers ces actions missionnaires,
c’est le mystère même de Noël
qui se vit : « Avec
la naissance du
Christ, Dieu s’est
mis à la portée de
l’homme, raconte
le P. Henri de
l’Eprevier. Cette
période est l’occasion
de nous
mettre nous-mêmes
à la portée
de nos frères.
Dans la rue, à travers
des mots
simples, en parlant directement
aux personnes, nous rendons accessible
le message chrétien. »
Pour le curé de N.-D. de l’Assomption
des Buttes-Chaumont (19e)
qui organise des apostolats de rue
durant toute l’année, « chaque
temps liturgique donne une tonalité
à la mission, mais celle-ci ne
se limite à aucun temps particulier
; elle fait partie de la vie de
l’Eglise ». Et de lancer comme une
invitation : « Et puis, la foi ne grandit-
elle pas quand nous communiquons
? » • Sophie Lebrun
Témoignage
« Des cœurs ouverts »
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- Olivia, paroissienne de la Ste-Trinité (9e). PHOTO : PAYET-CHEVALIER
« Les deux fois où j’ai participé à
une mission d’évangélisation
pendant l’Avent, il a fait très froid
et le temps était très pluvieux. Avant de
nous lancer, nous nous encouragions les
uns les autres et par la suite, le fait d’être
en binôme a aidé à dépasser la timidité
des premières rencontres. L’an dernier,
j’étais près de la chorale de la paroisse,
qui s’installe en face de la sortie du métro.
Dans cette ambiance sympathique, un
peu féerique, les passants s’arrêtaient
facilement pour écouter les chants de
Noël. J’ai été frappée car bon nombre
d’entre eux arboraient une mine en jouée.
Dans cette atmosphère, c’était agréable
d’aller vers eux. J’ai senti des cœurs
s’ouvrir quand je m’approchais pour leur
parler. Les enfants s’émerveillaient
devant la petite carte représentant une
crèche que je distribuais. Les adultes se
confiaient, naturellement, quand je leur
demandais ce que Noël évoquait pour
eux. Ils partageaient volontiers des sentiments
forts. J’ai pu alors leur parler du
sens de Noël pour moi, de la joie que
j’avais à attendre la venue de Dieu qui se
fait petit enfant pour nous. » • Sophie Lebrun
« J’ai vu naître de la curiosité »
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- Marie-France, paroissienne de St-Denysdu St-Sacrement (3e). Photo : D.R
« La paroisse organise chaque année
une distribution de ballotins
de chocolats aux commerçants
du quartier. Je m’étais engagée
depuis peu dans la paroisse alors, l’an
dernier, j’ai pensé que ce serait un pas
de plus de donner ce temps. Comme j’ai
tenu un commerce dans le passé, j’ai
trouvé que l’initiative était un joli message.
Et puis je fais mes courses dans ce
quartier, j’y habite…Certains commerçants
nous attendaient, d’autres étaient
surpris, surtout les nouveaux. Deux vendeurs
nous ont demandé les coordonnées
du prêtre pour aller discuter avec
lui. J’étais avec d’autres paroissiens,
mais aussi avec ma poussette et mon
petit garçon. L’un des commerçants
nous a même donné un sac de bonbons.
Nous y allions sans arrière-pensée,
pour souhaiter une bonne fête de Noël
au nom de tous les paroissiens. On nous
demandait des précisions, et nous prenions
le temps d’expliquer. Marquer
le coup, sans attendre de retour, permet
de manifester une présence. J’ai
été surprise du bon accueil que l’on
nous a réservé et j’ai vu naître de la curiosité
dans les regards, jamais d’animosité.
» • Sophie Lebrun
MÉDITATION
Évangile selon saint Marc 6, 7-11.
« Il appelle à lui les Douze et il se
mit à les envoyer en mission
deux à deux, en leur donnant
pouvoir sur les esprits impurs. Et
il leur prescrivit de ne rien prendre
pour la route qu’un bâton
seulement, ni pain, ni besace, ni
menue monnaie pour la ceinture,
mais : “Allez chaussés de
sandales et ne mettez pas deux
tuniques.” Et il leur disait : “Où
que vous entriez dans une maison,
demeurez-y jusqu’à ce que
vous partiez de là. Et si un
endroit ne vous accueille pas et
qu’on ne vous écoute pas, sortez
de là et secouez la poussière qui
est sous vos pieds, en témoignage
contre eux.” »