23 mai |
Enfance, catéchisme, Église Catholique à Paris
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Associer les parents et les enfants à la préparation de l’eucharistie autour de la messe dominicale : une pratique de plus en plus fréquente à Paris.

Récit, pistes pratiques et bilan du père Franck Zeuschner, religieux de Sant-Vincent-de-Paul, chapelain de la chapelle Notre-Dame de Grâce, rue Fondary (15ème arrondissement).

« Je souffrais avec mes catéchistes depuis un moment de voir les enfants qui se préparaient à la première communion déserter l’Eucharistie dominicale. Nous avons regardé comment faisaient les autres. Certains proposaient une préparation liée à la messe dominicale du samedi soir. Nous avons préféré faire quelque chose le dimanche matin car l’assemblée y est plus familiale.

Voici la formule que nous avons choisie :

6 dimanche dans l’année (les parents ont les dates lors de la réunion de parents de début d’année).

10h : rendez-vous pour la messe ou je cible l’homélie pour les enfants et les familles en parlant toujours de l’eucharistie, sans négliger les textes du dimanche.

11h05 : petite récré

11h15 : j’emmène tout le monde dans une salle.

Les enfants ne se mettent pas à coté de leurs copains mais à coté de leurs parents. Je remets une feuille avec chant, texte de l’évangile, questions et prochaine date. L’enfant suit avec ses parents. (c’est pas pour faire des économies de papier mais je trouve cela bien).

On chante 5 mn. Cela permet de faire mémoriser un chant aux enfants qui leur servira de prière et en plus on prendra le chant le jour de la première communion.

Après topo du Père (en m’inspirant du livret de l’Emmanuel "Je prépare ma communion") : Zachée, Incarnation, multiplication des pains, discours sur le pain de vie, cène-mystère pascal...

ensuite pendant 5 mn ils répondent à une ou deux questions. Ce temps est très touchant les parents parlent avec leurs enfants, ils s’écoutent.

Ensuite mise en commun où je donne la parole aux enfants qui souhaitent la prendre pour répondre aux questions de la feuille. J’ai même vu des parents participer.

Plusieurs fois on a prié pour une intention qui nous touchait, une petite fille du groupe atteinte d’un cancer, une maman qui s’était suicidée...

Puis on va prendre un apéro sans alcool, les enfants se ruent sur les gâteaux apéritifs et les parents font connaissance et on parle un peu.

A 12h15 c’est fini.

La formule a été un succès, cela répondait à une demande. Nous n’avons rien fait de spécial.

Plusieurs avantages :
- Cela permet de ne pas figer la préparation de la première communion à un groupe d’âge (on en parle depuis longtemps).

- Cela donne, je crois, un peu aussi le sens du dimanche et un peu aussi de l’Église.

- Ce jour là, j’essaie de les détendre, de les faire sourire d’eux mêmes et le pot apporte une ambiance très détendue.

- Cela fait un KT pour les parents. Plusieurs m’ont avoué qu’on ne leur avait jamais dit cela...

Et puis il y a la préparation immédiate à la célébration

Le mardi précédent (de Pentecôte) à 20h30 les enfants expriment devant leurs parents leur désir de faire leur première communion et on remet aux parents l’aube de la cérémonie du dimanche.

Le vendredi il y a une répétition dans la chapelle.

Le samedi : retraite avec un beau moment d’adoration eucharistique.

Et le dimanche c’est beau tout plein de voir le cœur de ces enfants.

Et ce n’est pas tout : on invite les enfants à revenir la semaine suivante avec leur aube pour participer à la procession de la Fête Dieu dans la rue.

C’est pas très original mais pour l’instant cette formule nous plaît bien. »