P. Alain Ollivier De la nouveauté dans la continuitéAprès un ministère de sept ans comme vicaire à Ste-Hélène (18e), le P. Alain Ollivier en devient le curé pour assurer la continuité dans cette toute petite paroisse qu’il connaît bien. Une mission qu’il mènera avec deux autres frères de sa communauté des Fils de la Charité.
A 72 ans, ce Breton, fils de marin accepte pour la première fois la responsabilité de curé qui lui est proposée par sa congrégation des Fils de la Charité. Ordonné prêtre en 1966, il se dit plutôt aventurier ; il aime la vie en communauté avec ses frères, le contact avec les gens. Il se souvient avoir traversé les années 68 entouré de croyants très engagés, de militants de la JOC dans les quartiers très populaires et très industriels du Grand Quevilly (Seine Maritime). En 1978, il est rappelé par sa congrégation et nommé permanent pour les Fils de la Charité avec des fonctions internationales. Il assure également un travail d’évangélisation en paroisse, notamment avec des groupes de jeunes adultes avec qui il fait de la pastorale des plages. « De tempérament, j’ai toujours préféré être second, car j’ai plus de goût pour les relations humaines que pour le travail administratif », explique Alain Ollivier, un homme solide et bon vivant, très communicatif. Sa passion pour la vidéo et la télévision l’a aussi naturellement conduit à l’émission “Le Jour du Seigneur” pendant quelques années. Après une affectation à Colombes, le diocèse de Paris propose à sa congrégation de prendre la paroisse Ste-Hélène, jusqu’alors confiée à des prêtres diocésains. Il y reste sept ans, avec deux autres frères dont le curé, le P. Joseph de Mijolla, qu’il va désormais remplacer. « Ce que j’avais toujours refusé, pris à chaque fois par d’autres engagements, je l’ai enfin accepté avec la communauté de Ste-Hélène pour assurer une continuité. Dans ce quartier, il faut du temps pour s’inculturer : il y a peu de chrétiens militants et beaucoup de gens blessés par la vie qui ont besoin de compassion. J’ai envie de pouvoir contempler toute cette vie, développer et voir grandir l’Église rassemblée, mettre en route des gens pour qu’ils trouvent un lieu de charité humaine et de ressourcement, car la foi doit rendre plus humain. »Une mission qu’il assumera, sans courir le risque de se « cléricaliser » – sa hantise –, tant le contact avec les gens est quotidien dans cette si petite paroisse. • Anne-France de Magnitot
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