24 mai |
Paris se prépare et fête Noël - L’Église catholique à Paris
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Je passe plus de temps avec les patients privés de cette fête qui rassemble dans la joie

Christelle Colas, 28 ans, infirmière

Il n’y a pas de fête sans préparation. Pour moi, Noël se conjugue avec l’Avent. Je prends alors le temps de relire l’année passée, ses points forts et ses points faibles, et ainsi d’accueillir, le cœur dépouillé, le Verbe qui s’est fait chair et de rendre grâce de son dynamisme dans ma vie. En cette période, ma prière est plus intense et je prends le temps de réfléchir sur ma relation aux autres, notamment dans ma vie professionnelle : à l’hôpital, ce tabernacle de la souffrance et de l’espérance. Je passe alors plus de temps avec les patients privés de cette fête qui rassemble dans la joie : je les écoute, échange et plaisante avec eux, les valorise… Chez nous, en Inde, nous préparons à Noël un plateau de pâtisseries garni de fleurs et de fruits que les enfants offrent à leurs voisins. Cette tradition transmise de mère en fille permet de se rassembler dans la cuisine : on aide notre maman, on échange, on raconte… puis nous le déposons devant l’oratoire familial. Car ce que nous réalisons a une origine. Nos parents nous envoient ensuite à la rencontre de nos proches pour leur souhaiter un joyeux Noël. Cette fête de l’Incarnation du Verbe en un enfant est pour nous source de joie.