Gustave Lusasi Tampiku L’appel de la missionSouriant et accueillant, Gustave Lusasi Tampiku n’en est pas moins un peu timide lorsqu’il s’agit de parler de lui. Son parcours est pourtant atypique, lui qui fût missionnaire combonien pendant dix ans avant de demander à devenir prêtre diocésain à Paris.
Tous les chemins mènent à Rome, Gustave Lusasi Tampiku peut en témoigner, lui qui s’est formé dans trois pays avant de devenir prêtre diocésain. Né à Kinshasa (République Démocratique du Congo), cet aîné de sept enfants ressent très jeune l’appel de Dieu. Alors qu’il assiste à une messe dominicale à l’âge de 13 ans, il est frappé et émerveillé par le rôle des servants de messe. Devenu servant à son tour, il prend peu à peu conscience que ce désir dépasse le service de l’autel : c’est prêtre qu’il veut être. À 19 ans, il va voir un missionnaire combonien qui l’aide à discerner pendant un an. Admis dans la congrégation, il prononce ses premiers vœux en 2002. Premier départ, Gustave est envoyé en Autriche pour étudier la théologie à Innsbruck. Il y reste six ans, pendant lesquels il étudie la langue allemande et valide une licence de théologie fondamentale. Certain d’être appelé à devenir prêtre mais pris de doute sur la vie de religieux, Gustave demande une année de réflexion à sa congrégation, qui la lui accorde. Il découvre alors le diocèse de Paris en allant rendre visite à des membres de sa famille. En février 2008, Gustave entreprend la dernière partie de son voyage en demandant l’entrée au séminaire de Paris. Il effectue un stage en paroisse, une année à la Maison St-Augustin, puis est envoyé à la Maison St-Germain du séminaire de Paris, pour y achever sa formation. Gustave a été très sensible à l’accueil des autres séminaristes, devenus comme une véritable famille, et à celui des paroissiens de St-François de Molitor (16e), sa paroisse d’insertion : « Ce qui est beau, c’est de se savoir porté par la prière de tous les autres. » À l’approche de son ordination sacerdotale, Gustave se dit « ému » par cette grâce qui le dépasse : « Comment est-ce possible que le Seigneur m’ait appelé, moi ? Je rends grâce à Dieu pour ce don, cette vocation qu’il m’a donnée si jeune. Le parcours a été long, mais l’appel ne m’a jamais quitté. Le Seigneur a rendu beaucoup de choses possibles, c’est bien Lui qui est à l’œuvre. » • Charlotte Reynaud
|