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Reportage

Le temps de la prière et de la guérison

Le 11 février, l’Église vivra la 21e Journée mondiale des malades. À cette occasion, Paris Notre-Dame est parti en reportage à Saint-Nicolas des Champs (3e). Tous les jeudis, une veillée de prière pour les malades
y rassemble près d’un millier de personnes de tous horizons.

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Enseignement et guérison des malades à St-Nicolas-des-Champs (3e) lors de la veillée du jeudi soir.
Photo : Agnès de Rivière

« Est-ce que vous voulez que Jésus demeure chez vous ? » « – Ouiii », répond aussitôt l’assemblée d’un seul cœur. La voix tendre des participants, presque enfantine, emplit la nef comble malgré le froid. Thibault, bénévole, entouré d’une équipe de laïcs et des prêtres de la paroisse, continue à préparer l’assemblée à la prière. « Si nous sommes là, c’est parce que Jésus veut nous apporter une Bonne Nouvelle : la vie éternelle, pour nous, peut commencer aujourd’hui ! »

Paroles de guérison et de consolation

Le prêtre proclame alors un passage de l’Évangile selon saint Jean. C’est l’histoire de l’aveugle de naissance, guéri par Jésus, après s’être lavé les yeux à la piscine de Siloé. « Ce soir, le Christ nous enseigne, commente le P. Thierry Avalle, vicaire à St-Nicolas des Champs. Il veut nous donner des signes de sa présence par des grâces de guérison et de consolation. » Des signes dont il fait aussitôt part à la foule en lisant la récente histoire de Sophie, guérie d’un ulcère à l’estomac considéré comme incurable, après avoir participé aux veillées de prière de St-Nicolas des Champs quelques semaines plus tôt. Mais ce n’est qu’un début. Tandis que le P. Benoît Guédas, autre vicaire, porte le Saint-Sacrement dans les allées pour bénir chacun, les grâces pleuvent. « Le Seigneur est en train de guérir une personne dont la main gauche est douloureuse, commence le P. Avalle, aussitôt suivi par d’autres bénévoles exerçant aussi le charisme de connaissance. Il y a une personne qui va pouvoir se réconcilier avec sa sœur… Il y a un enfant qui a du mal à parler, mais le Seigneur délie sa langue en ce moment. » De nombreuses paroles de guérison physique, mais aussi psychique, sont données. Les grâces se répandent dans les corps et dans les cœurs. À travers la simplicité de la prière et des chants, la ferveur de la foule est palpable . « Je suis touché par la foi de ces personnes, témoigne Thibault. Après des années de présence à ce groupe de prière, je suis toujours marqué par le regard de ces gens, un regard dans lequel on perçoit une forte présence à Dieu. » La veillée s’achève par une prière à Marie. Et, dans l’obscurité de l’église retrouvée, les bénévoles vont accueillir les témoignages émouvants de ceux qui viennent d’être guéris.

Renforcer la foi à travers la prière

Le début de l’histoire remonte il y a seize ans. Fin 1996, le P. Dominique de Chantérac, alors curé de St-Nicolas des Champs, et Jean-Romain Frisch, père de famille et auteur, lancent un groupe de prière pour les malades à l’occasion du carême. Peu à peu, des guérisons se produisent et le groupe se pérennise pendant toute l’année. Aujourd’hui, on compte entre 900 et 1 200 personnes tous les jeudis soir à l’église. Comme au temps de Jésus, les nombreuses guérisons qui surviennent attirent beaucoup plus de participants que les seuls paroissiens. Certains sont même musulmans. C’est pourquoi le P. Avalle considère ce temps de prière comme un moment d’évangélisation : « L’un des objectifs de ces veillées est d’attirer largement pour enseigner. La ferveur du groupe de prière, qui repose en partie sur la foi des nombreux Antillais, entraîne aussi fortement les personnes. Même les non-croyants sont saisis par l’ardeur de leur prière. Et les guérisons sont des témoignages de la présence de Dieu qui répond à cette foi. Or, croyants et non-croyants, nous avons tous besoin de voir Dieu agir pour grandir dans la foi. » Mais pour le P. Avalle, les choses ne doivent pas s’arrêter là. L’idée est que ceux qui viennent prier à St-Nicolas des Champs s’engagent ensuite dans leur paroisse pour faire vivre cette foi. • Agnès de Rivière

TROIS QUESTIONS AU... _ Père Denis Branchu, curé de St-Augustin (8e) et aumônier de l’Association des brancardiers et infirmières d’Île-de-France (ABIIF).

P. N.-D. : Quelle est la place du malade dans l’Église ?

D. B. – Jésus lui-même nous décrit la place particulière faite aux malades lorsqu’il s’identifie à eux : « J’étais malade, et vous m’avez visité » (Matthieu 25, 36). Il nous montre ainsi qu’Il est présent dans chaque personne touchée par la maladie. Chaque page de l’Évangile nous montre aussi la compassion de Jésus à l’œuvre pour ces personnes.

Quel est l’enjeu de la Journée mondiale des malades ?

D. B. – Ce jour est un jour de communion avec les malades. Dans la mesure du possible, il doit permettre aux chrétiens de prier avec eux. Ces derniers ont en effet beaucoup à nous apprendre. Quand on passe du temps en leur compagnie, on découvre que certains d’entre eux ont une disponibilité particulière à la prière. Je suis impressionné de constater combien la prière de ces malades est d’ailleurs souvent tournée vers les autres. Ces personnes portent leur entourage dans la prière sans rien demander pour elles-mêmes. De plus, leur façon de prier est très confiante. Cet abandon peut nous stimuler dans notre relation à Dieu. Finalement, cette journée est l’occasion de comprendre que nous bénéficions des prières des malades tout comme eux bénéficient des nôtres.

Peut-on prier pour la guérison ?

D. B. – Il est légitime de demander à Dieu la guérison si l’on n’oublie pas que la prière est avant tout une disponibilité à la volonté de Dieu. Dieu répond toujours, mais pas forcément comme nous l’attendons. Dans le cas de la prière pour les malades, c’est difficile à vivre, mais notre éventuelle déception ne doit pas remettre en cause notre confiance en Dieu. Soyons assurés que la prière aide les malades d’une manière que seul Dieu connaît. Enfin, n’oublions pas que la prière de guérison est un acte de foi, comme toute prière. Demandons à Dieu d’augmenter notre foi ! • Propos recueillis par A. de Rivière

PRIER AVEC ET POUR LES MALADES

Journée mondiale des malades : rencontre diocésaine le 11 février à N.-D. des Victoires (2e).

À 11h, conférence « Le soin comme lieu de Révélation », par le Dr Bertrand Galichon, président du CCMF et de la CCAPDS [1]. À 12h15, messe célébrée par le P. Alain Gambart, vicaire épiscopal pour la Pastorale santé, pour les malades et leurs familles, les aumôneries d’hôpitaux, le personnel et les mouvements œuvrant au service des personnes malades ou handicapées.

Adresse : pl. des Petits Pères, 2e. _ Contact :psante@diocese-paris.net _ Tél. : 01 58 22 15 95.

- Voir aussi la rubrique « Vie spirituelle en ligne »

[1Centre catholique des médecins français et Conférence chrétienne des associations de professionnels dans la santé.

Voir aussi :