Thomas de Boisgelin Le vif désir de donner Dieu aux autresDans sa recherche du sens de la vie, il trouve dans sa rencontre avec le P. Batut, les réponses qu’il attendait.
Il y a passé six mois, et il pourrait en parler des après-midi. Son séjour en 2008 à Jérusalem a enthousiasmé Thomas. « La Parole y prend vraiment chair, elle a une résonance concrète très forte. » Il est là à converser, assis sur un canapé de la Maison St-Aignan en plein cœur de l’île de la Cité, mais il est toujours encore un peu au cœur de la ville sainte. A quelques jours de l’ordination, on le sent bouillant de pouvoir « donner Dieu aux hommes ». « C’est un vif désir, confie-t-il, comme des époux impatients après avoir vécu de longues fiançailles. » Avant d’ajouter : « Bien sûr, ça n’éteint pas quelques craintes vis-à-vis des responsabilités qu’on pourra me confier. » Pendant longtemps, sa foi a été « d’habitude ». Une « habitude » entretenue par ses parents, piliers de la paroisse St-François-Xavier (7e) qui s’est révélée in fine fructueuse. Sur ce terreau favorable s’est greffée une rencontre décisive avec Mgr Batut, aujourd’hui évêque auxiliaire de Lyon, mais à l’époque vicaire de la paroisse parisienne. Thomas était enfant de chœur. A 19 ans, fallait-il raccrocher l’aube ? « Il m’a montré que la foi était une rencontre personnelle avec le Christ ressuscité, c’est par lui que j’ai pris conscience de l’enjeu de la vie chrétienne, et de la beauté de la vie tout court. » Les JMJ de Rome et les missions effectuées dans le cadre d’une petite fraternité le poussent à s’engager davantage dans l’Église. Parallèlement, il suit des études de gestion à Dauphine. « Ces études, je les ai faites sans vraie conviction, en me disant que je trouverai un emploi à la clef. » Effectivement, il ne tarde pas à décrocher un poste… pour décliner l’offre trois jours plus tard, direction le séminaire de Paris. Et de confier, ses yeux bleus qui pétillent en pensant à ses débuts : « J’avais envie de me jeter tout feu tout flamme dans l’apostolat. » En stage il y a deux ans auprès des élèves du collège Stanislas, il a pu y expérimenter son ardeur évangélique. Mais il s’est rendu compte de l’importance de la formation… et de celle de tenir le juste équilibre. Et quand on lui demande si six ans d’études, ce n’est pas trop difficile, il répond : « Etudier est essentiel à la formation car après, on en a moins le temps. » • Guillaume Desanges Phrase d’ordination : « Il faut que Lui grandisse et que, moi, je diminue » (Jn 3, 30).
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