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Léguer à l’Église : un acte de foi

Pour poursuivre sa mission pastorale et pouvoir annoncer l’Évangile aux futures générations, le diocèse de Paris a besoin de biens matériels. Ne recevant aucune subvention de l’État, excepté pour l’entretien des églises bâties avant 1905, il ne vit que de la générosité de ses paroissiens. Parmi eux, certains ont fait le choix de le désigner comme légataire de tout ou d’une partie de leurs biens.

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Hubert Gossot et le P. Jean-Jacques Launay rencontrent toutes les personnes qui souhaitent faire un legs au diocèse de Paris.
Photo : Charlotte Reynaud

D’humeur enjouée et très élégante, Jacqueline, ancienne clerc de notaire de 81 ans et paroissienne de N.-D. de Lourdes (20e) parle sans complexe des dispositions testamentaires qu’elle a prises : « Parler de testament ne fait pas mourir », s’amuse-t-elle. Son patrimoine, elle a choisi de le donner à l’Association diocésaine de Paris (ADP), l’entité juridique de l’Église de Paris. Une évidence pour cette catholique pratiquante, engagée dans sa paroisse depuis sa retraite : « Léguer à l’Église est pour moi une manière de manifester ma reconnaissance. C’est un remerciement pour le don reçu. Mais c’est aussi un acte spirituel. Je sais que l’Église de Paris utilisera mes biens pour évangéliser et j’ai ainsi l’impression de participer à la mission pastorale. » Jacqueline a choisi le legs universel, c’est-à-dire le don de la totalité de ses biens, et n’a pas fixé de conditions particulières : « Je sais que les besoins de l’Église changent avec le temps, aussi je préfère laisser à l’ADP l’entière liberté d’utiliser cet héritage là où il sera le plus utile. »

L’Église ne vit que de dons

Un geste généreux dont l’Église a bien besoin. A Paris comme ailleurs, les projets sont nombreux et le chiffre de paroisses en difficulté financière devrait augmenter dans les prochaines années. « Contrairement à ce qu’on croit, l’Église de Paris ne reçoit de subvention ni de l’État, ni de Rome, explique Hubert Gossot, responsable des relations Testateurs au service diocésain “Transmission du patrimoine”. Elle ne vit que des dons de ses paroissiens. Certes, le denier de l’Église est un apport important, mais sans les legs et les donations, beaucoup de projets ne verraient pas le jour. » C’est le cas, par exemple, à N.-D. de Clignancourt (18e), bénéficiaire d’un legs en 2010 : « Cela nous a permis de financer ce qui était indispensable et urgent, se souvient M. Bernard Tronc, vice-président du conseil économique de la paroisse. Nous avons commencé par rénover la salle d’accueil de l’église, qui est très haute de plafond, puis nous nous sommes occupés d’une salle de réunion en sous-sol. On a pu assainir et repeindre les murs. Enfin, nous avons refait les parquets d’une très grande salle paroissiale de 300 m² qui accueille chaque jour des personnes défavorisées pour un déjeuner. »

Un projet personnel

Aider l’Église à poursuivre sa mission est souvent la première raison invoquée par les donateurs lorsqu’ils rencontrent Hubert Gossot et le P. Jean-Jacques Launay, prêtre accompagnateur du service « Transmission du patrimoine ». Au cours d’un long entretien, la personne leur confie son projet, ses désirs et ses besoins, ce qui permet à Hubert Gossot de l’aiguiller dans son choix : « L’Église offre une grande richesse de missions : à Paris, il y a 110 paroisses, les œuvres de l’ADP et la Fondation Notre- Dame. Le plus souvent, la personne décide de tout léguer à sa paroisse car elle a un lien affectif avec elle. Mais, si elle le souhaite, elle peut aussi donner ses biens de manière universelle au diocèse, ou préciser qu’ils sont réservés à l’Œuvre des vocations, à la Maison Marie-Thérèse, aux Chantiers du cardinal ou à d’autres œuvres diocésaines. » Le P. Launay, quant à lui, veille à la dimension spirituelle de ces rencontres : « Ma tâche est d’accueillir la demande de ces personnes, avec ce que cela représente d’un peu poignant, explique le P. Launay. En léguant leurs biens, elles transmettent un peu d’elles-mêmes. Je fais attention à ce que cette démarche soit paisible, libre, raisonnée et source de joie. Je cherche à comprendre la proximité de mon interlocuteur avec l’Église. C’est à ce niveau que se joue mon rôle pastoral. »

Devenir donateur, c’est aussi entrer dans une grande famille. Le service « Transmission du patrimoine » veille à maintenir le contact par des appels fréquents et des courriers. Côté spirituel, des messes dans les locaux de l’ADP sont célébrées presque tous les jours à l’intention des généreux donateurs. Par ailleurs, chaque dimanche de l’Épiphanie, la messe du soir est dite à leur intention par le cardinal André Vingt-Trois à N.-D. de Paris. « Nous sommes conscients de la faveur qu’ils nous accordent, confie Hubert Gossot. C’est un vrai et beau cadeau, et il est normal de montrer notre reconnaissance et notre gratitude envers eux. » • Charlotte Reynaud

Des pistes pour agir

1. Vous faire connaître :

Si vous envisagez de faire un legs, vous pouvez vous adresser au curé de votre paroisse ou directement au service « Transmission du patrimoine », qui fait partie de l’Association diocésaine de Paris. Vous pourrez convenir par téléphone d’un rendez-vous qui vous permettra de rencontrer des membres de l’ADP et de vous confier sur votre projet.

2. Vous faire conseiller :

L’ADP est à même de vous conseiller, en toute confidentialité, si vous souhaitez rédiger votre testament. Cependant, l’ADP vous conseille de rencontrer également un notaire, afin de vous assurer que le testament ne soit en aucun cas perdu, imprécis ou même illégal. Si vous le souhaitez, l’ADP peut vous communiquer l’adresse des notaires avec qui elle a l’habitude de travailler.

3. Vous informer sur les formes de testament :

- Le testament olographe : c’est un manuscrit du testateur, daté et signé. Il est fortement recommandé de déposer le testament chez le notaire qui l’enregistrera au Fichier central des dispositions de dernières Volontés.

- Le testament authentique : il est dicté par le testateur au notaire. Il est reçu par deux notaires ou un notaire et deux témoins. Il est conservé à l’étude du notaire.

4. Vous informer sur les types de legs :

- Le legs universel : léguer tous ses biens à une ou plusieurs personnes.

- Le legs à titre universel : léguer une partie des biens à une ou plusieurs personnes, selon une quote-part.

- Le legs particulier : léguer un ou plusieurs biens à une ou plusieurs personnes. En désignant l’ADP comme légataire universel de vos biens, vous pouvez également la charger de délivrer un legs à titre universel ou particulier, ce qui vous permet de donner aussi une partie de votre héritage à une personne de votre choix.

Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à appeler le service « Transmission du patrimoine. »

5. Vous informer sur l’assurance vie :

L’ADP peut être désignée comme bénéficiaire lors de la souscription d’un contrat d’assurance vie. Les sommes versées à l’ADP au titre du contrat après le décès, ne sont soumises à aucun droit de succession.

Contact :
Association diocésaine de Paris,
service « Transmission du patrimoine » (18e),
7 rue Saint-Vincent
legs@dioces-paris.net
Tél. : 01 55 79 69 44.

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