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Parole d’Eglise

 

Noël, un don de Dieu aux hommes

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Charles Gazeau, diacre permanent, délégué épiscopal pour la Solidarité.
Photo : Agnès de Rivière

P. N.-D. - Pourquoi la fête de Noël nous invite-t-elle à la générosité ?

Charles Gazeau – Noël, c’est Dieu qui se donne, qui donne son Fils unique pour sauver les hommes d’aujourd’hui. Dieu est donc la source de toute générosité. À son image, le chrétien est invité à être généreux : à Noël, il est appelé à accueillir ce don et à vivre plus particulièrement la gratuité, par exemple à travers l’échange de cadeaux et la recherche d’unité familiale.

P. N.-D.-Quelle place sommes-nous appelés à faire aux pauvres ?

Charles Gazeau – L’accueil de la fragilité est l’autre volet du mystère de la Nativité. Pour nous dire son amour, Dieu a pris place dans notre humanité à travers un enfant, né en plein voyage, presque dans la rue. À travers cette histoire, Dieu nous dit qu’il met sa force et son amour dans la faiblesse de l’homme. Jésus, lorsqu’il se met à enseigner, nous apprend aussi combien il aime les petits qui sont ses frères. À notre tour, nous sommes invités à accueillir les plus démunis, dans leur pauvreté matérielle, physique, morale ou sociale, et à leur accorder une large place, puisqu’ils sont les bien-aimés du Christ. Les
plus fragiles à nos yeux, les plus petits, nous aident à prendre conscience de nos propres limites mais surtout, ils nous permettent de vivre une joie véritable : celle de recevoir l’amour de Dieu d’une façon particulière à travers eux en ce temps de Noël.

P. N.-D. - Quelles actions existent aujourd’hui dans les paroisses ?

Charles Gazeau – Au moment de Noël et du réveillon de fin d’année, beaucoup de dîners avec les personnes seules s’organisent. L’opération « Hiver solidaire » se déploie aussi dans beaucoup de paroisses. Par ailleurs, les associations comme « Cœur du Cinq », à St-Médard (5e) ou de la bagagerie d’« Antigel », à St-Jean-Baptiste de Grenelle (15e), accompagnent et rendent service aux personnes de la rue tout au long de l’année en leur permettant d’accéder à leurs droits ou en gardant leurs sacs durant la journée. À St-Séverin (5e) et à St-Joseph des Nations (11e) un petit déjeuner rassemble chaque dimanche des gens de la rue et des paroissiens. Notons aussi l’accueil de vingt Érythréens à St-Bernard de la Chapelle (18e) pendant trois mois. Et ce ne sont que quelques exemples parmi les nombreuses propositions faites dans les paroisses.

P. N.-D. - Comment s’impliquer efficacement dans ces actions ?

Charles Gazeau – Les moments privilégiés passés auprès des pauvres prennent sens si les relations s’inscrivent dans la durée. Pour celui ou celle qui, au cours d’un dîner, à travers une association,
a créé un lien particulier avec une personne en situation de fragilité, il est heureux d’entretenir cette relation. Il suffit de prendre de ses nouvelles quand on la rencontre, de l’accompagner à l’hôpital si elle a
un problème de santé, de partager un café... Cela est encore plus important si la personne vit dans la rue. À chacun d’inventer sa manière de rester en contact ! Et puis, de manière générale, d’opter
pour une attitude toujours plus humaine, attentive et bienveillante avec nos frères de la rue. • Propos recueillis par Agnès de Rivière


Pour mettre en place l’opération Hiver solidaire
dans votre paroisse, contactez Bertrand Cavalier :
hiversolidaire@diocese-paris.net

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