Extrait de la Lettre pastorale "La famille et la jeunesse : une espérance !"
(58) L’expérience de la miséricorde. Je pense que la vie
familiale est indissociable de la capacité de miséricorde. Or
cette capacité de miséricorde n’est pas spontanée. La faiblesse
et la lâcheté le sont, mais pas la miséricorde, car elle
se construit. Pour la construire, il faut soi-même bénéficier
de la miséricorde, de la capacité de recommencer, de repartir,
de faire confiance après un échec, de pardonner. Toutes
ces formes d’amour mutuel permettent que chacun
sente qu’il n’est pas réduit à ses erreurs, à ses difficultés mais
qu’il est aimé au-delà de ses fautes et de ses insuffisances.
Je crois que le témoignage des chrétiens dans ce domaine
peut approfondir et développer l’expérience de la miséricorde
et aider les couples à vivre.
(59) Nous risquons trop souvent d’oublier que notre expérience
de l’amour de Dieu est d’abord l’expérience de son
pardon. Toute notre vie chrétienne depuis notre baptême
est une expérience de pardon reçu et d’appel à pardonner.
Notre pratique du sacrement de la Réconciliation est
le passage incontournable de notre capacité à pardonner.
Mais il nous faut aller encore plus loin. Le pardon dont il
s’agit ici n’est pas simplement un général et vague pardon
des offenses. C’est le pardon très particulier de l’amour
blessé ou de l’amour trahi.
A lire également :
- Le sacrement de réconciliation
Redécouvrir le sacrement, des pistes pour s’y préparer, le recevoir à Paris - Les propositions de la Pastorale des familles
Prendre soin de son couple : contacts de cabinets de conseil conjugal chrétiens
