Derek Friedle Se laisser travailler par l’EspritOriginaire de Stuttgart, né dans une famille protestante, Derek Friedle s’est converti jeune adulte. Entendu à Paris, son appel sera longuement mûri avant son entrée au séminaire, à 33 ans.
« Je n’avais pas l’intention de faire de longues études mais le Seigneur m’a rattrapé par la suite », raconte Derek avec un sourire amusé. Natif de Stuttgart, Derek Friedle a grandi dans une famille protestante non pratiquante. Sa conversion est peu commune. En 1992, Le parc Eurodisney ouvrait ses portes à Marne-la-Vallée, attirant tout un flot de travailleurs de tous horizons. Derek, qui a alors 22 ans et qui vient de terminer ses études de langues, tente sa chance. D’abord simple réceptionniste, il travaillera un peu plus de deux ans dans la division spectacle du Parc, en tant que cavalier et voltigeur… Le temps que le Seigneur « le rattrape ». Baptisé dans l’Église luthérienne, Derek vit alors dans une « plate indifférence » à l’égard de la foi. « Mais à Noël, Pascal, un des artistes qui venait d’arriver, s’est mis à parler de sa foi très simplement et je l’ai écouté. Je ne comprenais pas tout mais je sentais qu’il y avait de quoi réfléchir », explique-t-il. Tout à sa découverte, Derek rejoint alors un groupe de prière marial puis découvre la messe. « Ma vie de catholique commence à partir de ce moment-là. J’ai reçu la grâce de la foi en la présence réelle ». En 1996, Derek entre dans l’Eglise catholique en recevant la confirmation. À partir de là, le caractère entier de Derek lui permettra de creuser, dans la confiance, un appel, qui s’est manifesté en discutant un peu plus tard avec un prêtre. À cette époque, Derek a quitté Eurodisney pour rejoindre Paris. Éducateur et catéchiste à l’école de St-Merri (4e), il se consacre aussi au service des pauvres, aux côtés des sœurs de Mère Teresa. Derek entre à la Maison Saint-Augustin en 2004 puis au séminaire, l’année d’après. « Cela n’a pas été facile d’entrer au séminaire à 33 ans, en ayant fait peu d’études, témoigne-t-il. Mais j’ai avancé, paisible, toujours soutenu par différents prêtres, qui me permettaient de choisir chaque fois un peu plus la direction que je voulais prendre. Aujourd’hui, je suis heureux de donner ma personne toute entière dans le sacerdoce ; d’être là pour écouter Dieu et faire sa volonté autant que j’en ai les moyens. Ensuite, je laisse agir l’Esprit » • Laurence Faure
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