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Textes d’Augustin d’Hippone

Il y avait une tunique. Voyons comment elle était : tissée depuis le haut. Que signifie cette tunique tissée depuis le haut, sinon la charité ? Que signifie cette tunique tissée depuis le haut, sinon l’Unité ? Considère cette tunique que les bourreaux du Christ eux-mêmes n’ont pas partagée. Il est écrit en effet : Ils se disent entre eux : Ne la partageons pas, mais tirons-la au sort (Jn 19, 23-24).

Voilà bien ce que vous avez entendu dans le Psaume. Les bourreaux n’ont pas déchiré le vêtement, des chrétiens divisent l’Église.

***

Ils se sont partagés mes vêtements. Ses vêtements, ce sont ses sacrements. Ses vêtements, ses sacrements ont pu être divisés par les hérésies, mais il y avait là un vêtement que personne n’a divisé. Et ils ont tiré mon vêtement au sort (Ps., 21, 19).

Il y avait là, dit l’évangéliste, une tunique tissée depuis le haut. Par conséquent du ciel, par conséquent du Père, par conséquent du Saint-Esprit. Quelle est cette tunique sinon la charité, que personne ne peut diviser ? Quelle est cette tunique sinon l’Unité ? On la tire au sort, personne ne la divise. Les hérétiques ont pu se diviser les sacrements, ils n’ont pas divisé la charité.