Homélie pour le jour de Pâques 2017 à l’Esplanade de la Défense

« Ce matin nous sommes réunis tous ensemble, nous qui sommes les disciples du Christ. Tous ensemble nous proclamons joyeusement notre foi à la face du monde étonné : « le Christ est vraiment ressuscité ! »
Nous affirmons que la vie est plus forte que la mort, que l’amour est plus puissant que la haine. Il ne s’agit pas d’un discours programmatique pour un monde meilleur ou d’un projet pour les années à venir. Il s’agit d’un fait qui marque l’histoire, l’alpha et l’oméga de cette histoire. Il y a un avant, il y a un après. Tout commence et tout s’achève. « 

Ce matin nous sommes réunis tous ensemble, nous qui sommes les disciples du Christ. Tous ensemble nous proclamons joyeusement notre foi à la face du monde étonné : « le Christ est vraiment ressuscité ! »

Nous affirmons que la vie est plus forte que la mort, que l’amour est plus puissant que la haine. Il ne s’agit pas d’un discours programmatique pour un monde meilleur ou d’un projet pour les années à venir. Il s’agit d’un fait qui marque l’histoire, l’alpha et l’oméga de cette histoire. Il y a un avant, il y a un après. Tout commence et tout s’achève.

Quand nous avons appris l’histoire des hommes à l’école ou bien dans les livres, on nous parlait surtout de conquêtes basées sur la puissance et la force, conquêtes qui avaient pour objets la possession de nouveaux territoires ou la domination des peuples.

Même lorsque l’humanité se lance dans les conquêtes les plus indiscutables, par exemple, la conquête de la nature, si elle s’appuie seulement sur sa force dominatrice, au lieu de créer l’harmonie, elle génère le déséquilibre et peut amener la destruction de la création. Même la recherche de la justice, quand elle veut passer en force, peut répandre la terreur et la mort, comme nous avons pu le voir à différentes reprises. La maîtrise de la vie elle-même, qui est un véritable progrès, peut aussi se transformer en maîtrise de la mort, comme on le voit avec les questions éthiques graves que posent les progrès de la science biologique.

Oui, c’est une bien étrange histoire que celle de l’humanité.
Dans La Bible, cette histoire complexe, douloureuse et sanglante croise la volonté qu’a Dieu de faire Alliance avec les hommes. Sans cesse renouvelée, cette Alliance est déployée à partir d’un homme, Abraham ; elle s’est continuée avec un peuple par l’intermédiaire de Moïse ; elle s’achève avec l’humanité tout entière dans le Christ. C’est l’histoire de la fidélité de Dieu.

Ce dont nous sommes témoins aujourd’hui, c’est que l’histoire des hommes devient une histoire d’amour quand elle se vit avec Dieu.

Le Vendredi Saint, les deux histoires se sont rencontrées. L’histoire des hommes, appuyée sur la violence, et l’histoire des hommes, visitée par l’amour de Dieu. Ce jour-là, la violence a crucifié l’amour. Mais l’amour crucifié a fait jaillir la vie en cette nuit de Pâques : cette vie triomphe de la mort, cet amour triomphe de la haine. Le Christ ressuscité est apparu à ceux qui l’aimaient. Nous avons reçu leur témoignage, non seulement par les mots qui décrivent ce qu’ils ont vu, mais surtout par leur vie bouleversée par le don total qu’ils ont fait d’eux-mêmes à la suite du Christ.

Le matin de Pâques, c’est le tombeau vide qui marque la première expérience. S’il n’était pas vide, la Résurrection n’aurait pas eu lieu. Si le corps avait été enlevé, les linges ne seraient plus là. Jésus apparaît, il se laisse toucher, il n’est pas un fantôme. Il mange et boit avec ses disciples. Enfin, il montre qu’il est bien le même et qu’il est différent. En lui, se rejoignent l’identité et l’altérité. Bien que corporel, il appartient à un autre ordre de réalité : son corps n’est plus lié aux lois de l’espace et du temps. Il est le même et Il est nouveau.

Si nous sommes chrétiens, c’est parce que nous affirmons et croyons que Jésus est vivant et qu’il nous fait vivre aujourd’hui. Il nous rejoint dans notre histoire personnelle et dans notre histoire collective. Comme il l’a demandé, nous annonçons son Évangile, pour que la vie de Dieu soit partagée par tous et pour construire cette civilisation de l’amour, chère au Pape saint Jean-Paul II.

Merci à vous tous d’être présents pour célébrer cette résurrection et l’annoncer au monde.
Mgr Michel Aupetit – Pâques 2017

Éditorial

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