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“Prier avec Jésus” du cardinal Jean-Marie Lustiger

« Prier, pour un chrétien, c’est ne faire qu’un avec le Christ. Voilà pourquoi Jésus ne dissocie pas l’invitation à prier de l’appel à le suivre, à “marcher derrière lui”. » Lire un extrait de cette première édition en français à paraître le 8 novembre.

Présentation du livre par Jean Duchesne :

En 1986, Jean-Marie Lustiger fait feu de tout bois : présent dans la vie publique, il prépare la création du Séminaire de Paris ainsi que Le Choix de Dieu et est invité aux États-Unis. Mais le ressort de son énergie, le but qu’il poursuit et propose à tous, c’est sa mission de guide spirituel. Dans deux médias qu’il a lancés, Radio Notre-Dame et Paris-Notre-Dame, il donne une série d’entretiens sur « La prière de Jésus » : le « Notre Père », l’art de suivre et imiter le Christ non seulement dans ses actes mais encore - et d’abord ! - dans sa relation avec son Père, grâce à l’Esprit.
Les résumés qu’il avait revus de cet enseignement sur l’essentiel n’ont pas tardé à être spontanément traduits en anglais et à être publiés en Amérique. Mais ces textes n’avaient encore jamais été repris sous forme de livre dans leur version originale en français. Et ils n’ont pas pris une ride, car l’appel qu’ils transmettent reste d’une actualité inépuisable : la vocation du chrétien, c’est de commencer et de finir par prier comme Jésus !

« La prière chrétienne ne consiste pas à trouver - fût-ce dans la vie de Jésus - des références pour justifier ce que nous faisons, mais à laisser le Christ nous saisir par la main, à apprendre à prier comme il prie, à être conduits avec lui là où nous n’oserions pas aller, à avancer dans un type d’existence pour nous inouï. » Si le Christ s’est fait notre semblable, c’est pour que nous lui devenions semblables, pour qu’avec lui, comme lui, nous nous tournions vers son Père avec les mots qu’il nous a donnés, en l’appelant « Notre Père... ».

À paraître le 8 novembre
144 Pages
ISBN 979-10-90819-64-1
Prix 12 €
Ad Solem

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Extrait

II

UN COMBAT, MAIS AVEC L’AIDE DE L’ESPRIT SAINT

Prier, pour un chrétien, c’est ne faire qu’un avec le Christ. Voilà pourquoi Jésus ne dissocie pas l’invitation à prier de l’appel à le suivre, à « marcher derrière lui ». Cette manière de désigner en hébreu le disciple [1] est lourde de signification quand le maître est Jésus ! Car il ne va pas ici ou là au gré des circonstances. Venue l’heure, il tourne ses pas vers Jérusalem avec une détermination, une fermeté qu’il traduit sur son visage, comme le précise Luc dans son évangile. [2]

Suivre le Christ, c’est monter avec lui à Jérusalem et partager sa Passion. « Nous t’avons suivi », reconnaît Pierre. [3] Jésus, prenant les Douze avec lui, leur dit : « Voici que nous montons à Jérusalem et que va s’accomplir tout ce que les prophètes ont écrit au sujet du Fils de l’homme. Il sera livré … ». [4]

À Gethsémani, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, témoins privilégiés de sa Transfiguration, [5] et il leur dit : « Mon âme est triste à en mourir. Demeurez ici et veillez avec moi ». [6]

Il les associe à sa prière, qui est un combat – selon le sens premier du mot « agonie » en grec, employé par saint Luc. [7] Dans ce combat, tout son être, toutes ses forces sont engagées.

Le Christ réclame la présence de ses disciples. Mais ce n’est pas pour être soutenu, puisqu’il « s’éloigne d’eux d’environ un jet de pierre », précise l’évangéliste. Il leur commande de prier pour les faire entrer dans son chemin, dans sa prière, dans son obéissance qui est l’acte d’une liberté durement enfantée : « Abba, Père ! À toi tout est possible. Écarte de moi cette coupe. Pourtant, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux ». [8]

(…)

P. 29 et 30

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[1En hébreu, le mot limoud (mathètès en grec, discipulus en latin) implique non la simple appropriation de compétences, mais une relation personnelle et transformante au maître, en prenant à sa suite le même chemin [NdE].

[2Luc 9, 51.

[3Luc 18, 28.

[4Luc 18, 31-32.

[5Luc 9, 28-36.

[6Marc 14, 32-34.

[7Luc 22, 44.

[8Marc 14, 36.

Voir aussi :