Puzzle à construire (année A)

Du mercredi des Cendres (1er mars) à Pâques (16 avril), avec les enfants vivez le carême étape par étape avec l’aide d’un puzzle à construire !
« Convertissez-vous et croyez à l’Evangile. » (Mc 1, 15). Ainsi commence l’appel pour les chrétiens à entrer dans le temps du carême qui nous conduit à Pâques

L’Église, pendant ce temps liturgique, nous conduit à vivre avec le Christ le passage de la mort à la vie, qui passe par la conversion, pour vivre pleinement de la Vie de Dieu qui est amour et miséricorde.
Le carême commence le mercredi des Cendres, 1er mars 2017. Il se poursuit 5 semaines et se termine avec la Semaine Sainte qui va des Rameaux à Pâques, le 16 avril 2017.
Pour marquer chacune de ces étapes nous proposons de construire, au fil du carême, un puzzle qui formera comme un tableau avec les différentes scènes. Chaque pièce est nécessaire pour former le tout. C’est l’ensemble qui nous prépare à vivre la résurrection de Christ.
Le puzzle est fait de 10 pièces, une par étape, à télécharger.
Il se construit de haut en bas, en commençant par la partie gauche (3 étapes), puis celle de droite (3 étapes) et enfin la partie centrale (4 étapes).
Le puzzle permet de garder en mémoire de ce que le Christ nous appelle à vivre par sa Parole, semaine après semaine, nous proposant de cheminer pour changer notre cœur, sous l’action de l’Esprit Saint, les yeux fixé sur Pâques, passage de la mort à la vie.

En bas de l’article vous trouverez le poster en couleur à télécharger.

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Le montage du puzzle de Carême
Cliquez sur l’animation pour télécharger le plan de montage.

Construire ainsi le puzzle, semaine après semaine, c’est aussi un moyen de mesurer le temps écoulé, de faire mémoire de ce que le Christ nous appelle à vivre tout en ayant les yeux fixés sur Pâques.
C’est tout ce chemin qui transforme petit à petit notre cœur à l’école du Christ, sous l’action de l’Esprit-Saint, et qui nous permet d’aimer d’avantage. Alors à Pâques, nous pourrons dire avec joie et en union avec toute l’Église ‘Christ est ressuscité, Alléluia !

Vous pouvez télécharger les différentes pièces du puzzle dans un document PDF en format A4 : en couleur ou en noir et blanc.
Vous pouvez aussi enregistrer chaque pièce une par une ci-dessous.

Les 10 étapes :

1ère étape : Mercredi des Cendres

Évangile : Matthieu 6, 1-6.16-18
- Le visuel et la phrase d’Évangile :
Sur la partie gauche le prêtre impose les cendres en disant : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. » (Mc 1,15)
Sur la partie de droite sont évoqués les trois points d’attentions pour le carême : le partage, la prière, le jeûne (Matthieu 6) auxquels on ajoute le pardon.

Les cendres nous rappellent notre condition est mortelle : Dieu a créé l’homme à partir de la poussière du sol et il retournera à la poussière.
Cela nous invite d’une part à ne pas nous attacher aux biens qui passent mais à ce qui ne passe pas : l’amour.
- Le partage nous ouvre à l’autre et à ses besoins.
- La prière est un moyen d’entrer en relation avec Dieu qu’on ne voit pas et qui nous parle à travers sa parole. La prière est indispensable à tout chrétien. Il y puise ce lien d’amour avec Dieu pour le redonner aux autres.
- Le jeûne nous rappelle le sens de la mesure pour ne pas oublier l’essentiel.
Dieu pardonne le premier. Il nous demande de faire de-même car le pardon libère. Il fait vivre.
Se convertir, c’est changer son cœur pour aimer comme Jésus. Les moyens proposés pour le carême nous y aident.

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Mercredi des Cendres
© Savine Pied/Catéchèse du diocèse de Paris
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Mercredi des Cendres
© Savine Pied/Catéchèse du diocèse de Paris

2ème étape : 1er dimanche de carême (5 mars 2017)

Évangile : Matthieu 1, 1-11
- Le visuel :
A gauche un serpent est dressé vers un personnage.
Au centre Jésus montre la parole de Dieu.
A droite le serpent s’enfuit.
- La phrase de l’Évangile :
«  Il est écrit… » Mt 4, 4-6-10

Jésus, après son baptême par Jean-Baptiste, poussé par l’Esprit, va au désert.
Par trois fois le tentateur s’approche de lui. Le tentateur est un des qualificatifs attribué au démon. Il est aussi appelé Diable, Satan dans la Bible. Il est celui qui fait obstacle, qui empêche l’homme de rejoindre Dieu. Il pousse l’homme au mal en mentant sur la Parole de Dieu, et lui fait ainsi douter de Dieu et de son amour. Jésus a vaincu les différentes formes de tentations en répondant par la Parole de Dieu.
Et pour nous, est-ce possible ? Oui, en appelant Jésus à l’aide, en écoutant sa Parole !
La Parole de Dieu nous éclaire, elle est un chemin pour ne pas nous perdre.

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1er dimanche de Carême : les Tentations
© Savine Pied/Catéchèse du diocèse de Paris
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1er dimanche de Carême : Les Tentations
© Savine Pied/Catéchèse du diocèse de Paris

3ème étape : 2ème dimanche de carême (12 mars 2017)

Évangile : Matthieu 17, 1-9
- Le visuel :
A gauche en bas, on voit des personnages.
Au centre sur une montagne on distingue debout Jésus avec une lumière qui vient sur lui. Il est entouré de Moïse et d’Elie.
Les trois disciples qui accompagnent Jésus sont la face contre terre.
A droite en bas il y a de la végétation.
- La phrase de l’Évangile :
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé…écoutez-le » Mt 17,5

Cet épisode de l’Évangile nous relate l’épisode où Jésus est transfiguré et la manifestation de Dieu à trois des Douze Apôtres.
Dans la Bible, la montagne est le lieu de la rencontre avec Dieu.
Sa hauteur nous fait comprendre que Dieu est plus grand que nous.
Jésus est transfiguré. Dieu se donne à voir en son Fils Jésus devenu si lumineux.
Moïse et Elie sont présents. A tous deux Dieu s’est révélé sur une montagne.
Ils représentent la Loi donnée à Moïse et les prophètes par Elie, soit l’ensemble des Écritures.
Pierre, Jacques et Jean, trois des Apôtres, sont les témoins d’une manifestation de Dieu, une théophanie.
Dieu désigne son Fils bien aimé comme celui que nous devons écouter.
Jésus est le Verbe fait chair, la Parole vivante qui nous guide et nous éclaire.
Les disciples tombent la face contre terre car dans la Bible on ne peut voir Dieu sans mourir.
La Bible nous dit aussi combien Dieu se fait proche et prend soin de l’homme.
Cet épisode de la Transfiguration est un moyen donné par Dieu pour soutenir les Apôtres et le Christ lui-même dans l’épreuve de la Passion qui se profile.
Si au moment de l’épreuve cette expérience vécue semble oubliée par les trois Apôtres, elle leur permettra de reconnaître Jésus quand il leur apparaîtra ressuscité : il est vivant celui qui était mort et d’en témoigner : «  Et nous avons vu sa Gloire. » Jn 1,14.
Durant la vie de chaque homme, Dieu donne toujours un aperçu de sa Gloire pour le soutenir dans les épreuves. Cet épisode de la transfiguration est un encouragement sur notre chemin.

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2ème dimanche de Carême : la Transfiguration
© Savine Pied/Catéchèse du diocèse de Paris
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2ème dimanche de Carême : la Transfiguration
© Savine Pied/Catéchèse du diocèse de Paris

4ème étape : 3ème dimanche de carême (19 mars 2017)

Évangile : Jean 4, 5-42
- Le visuel :
Sur la partie gauche Jésus est assis sur le bord d’un puits
Sur la partie droite une femme est au bord du même puits, une cruche à la main.
On aperçoit des personnages et un village en fond.
Le soleil est au zénith.
- La phrase de l’Évangile :
« Donne-moi à boire. » Jn 4, 7

Cet épisode de l’évangile de Jean nous parle de la rencontre de Jésus avec une femme de Samarie, une Samaritaine.
Jésus lui demande « Donne-moi à boire. » Jn4, 7
Leur dialogue va permettre petit à petit de faire découvrir à la Samaritaine que Jésus, celui qui lui parle, est La source d’Amour et de Miséricorde, et que cette source fait vivre d’une vie qui ne finit pas.
L’eau est à la fois symbole de vie et symbole de mort.
Sans eau, pas de vie possible mais l’eau peut aussi entraîner la mort.
L’eau du baptême est à la fois symbole de mort et symbole de vie.
Dans l’eau nous sommes plongés avec Jésus dans la mort.
De l’eau, nous ressortons avec Jésus ressuscité pour la vie éternelle.
Nous recevons une vie nouvelle, où la vie est plus forte que la mort, l’amour plus fort que la haine…
« Père infiniment bon, par le baptême, tu fais jaillir en nous la vie nouvelle des enfants de Dieu….
Tu répands ton Esprit d’amour dans nos cœurs, pour nous rendre libres et nous faire goûter la paix de ton Royaume.
Béni sois-tu, Seigneur !
 » Bénédiction de l’eau (rituel du baptême des enfants)
L’évangéliste précise qu’il était environ midi.
Est-ce l’heure pour la Samaritaine d’aller puiser de l’eau ou est-ce l’heure de la pleine lumière avec la venue du Messie qui se révèle ?

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3ème dimanche de Carême : la Samaritaine
© Savine Pied/Catéchèse du diocèse de Paris
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3ème dimanche de Carême : la Samaritaine
© Savine Pied/Catéchèse du diocèse de Paris

5ème étape : 4ème dimanche de carême (26 mars 2017)

Évangile : Jean 9, 1-41
- Le visuel :
Sur la partie gauche Jésus avec sa salive fait de la boue ; un aveugle est debout à côté de lui.
En second plan des personnes observent la scène.
Sur la partie centrale jésus applique la boue sur les yeux de l’aveugle.
Sur la partie de droite, l’aveugle se rend à la piscine de Siloé pour se laver, à la demande de Jésus.
- La phrase de l’Évangile :
« Je suis la lumière du monde. » Jn 9,5

Cet épisode de d’évangile de Jean raconte la guérison par Jésus d’un aveugle de naissance .
A l’époque on faisait un lien étroit entre le péché et l’infirmité physique.
Jésus réfute ces théories et le montre en guérissant l’aveugle.
Mais le signe va bien au-delà de la guérison physique.
Jésus fait de la boue. Il retrouve le geste du potier et de la Création : «  Le Seigneur modela l’homme avec de la poussière prise du sol.  » (Gen 2, 7).
L’aveugle va se laver à la piscine de Siloé et retrouve la vue. C’est à ce moment-là que se manifeste l’action de guérison du Christ. Nous pouvons y voir une allusion à la liturgie baptismale.
Petit à petit l’aveugle va découvrir qui est Jésus. Il va d’abord reconnaître en Jésus un prophète.
Puis Jésus vient à lui à lui et lui donne de le reconnaître comme « Fils de l’homme », l’envoyé de Dieu, le Messie.
En guérissant un aveugle Jésus nous montre qu’il EST LA LUMIÈRE DU MONDE.
Dans l’obscurité, il y a du danger, on peut se faire mal.
La lumière nous rassure, nous guide, nous permet d’avancer en toute sécurité.
Ainsi Jésus nous fait connaître ce qui est bon et ce qui ne l’est pas, ce qui nous conduit au bonheur et ce qui nous en éloigne, ce qui est vrai et ce qui est du mensonge…
La conversion est de reconnaître son aveuglement pour recevoir la guérison.
« Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. » (Jean 8, 12)

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4ème dimanche de Carême : la guérison de l’aveugle-né
© Savine Pied/Catéchèse du diocèse de Paris
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4ème dimanche de Carême : la guérison de l’aveugle-né
© Savine Pied/Catéchèse du diocèse de Paris

6ème étape : 5ème dimanche de carême (2 avril 2017)

Évangile : Jean 11, 1-45
- Le visuel :
A gauche Jésus est entouré de monde dont une femme, Marthe.
A droite deux personnes retirent des liens à un homme qui est devant un tombeau.
- Les phrases de l’Évangile :
« Moi, je suis la Résurrection et la Vie. » Jn 11, 25
« Déliez-le, et laissez-le aller. » Jn 11, 44

Cet épisode de l’Évangile de Jean raconte la résurrection de Lazare.
Lazare, ami de Jésus, est malade. Ses sœurs, Marthe et Marie, envoient chercher Jésus, mais quand celui-ci arrive, Lazare est déjà mort.
Marthe dialogue avec Jésus : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. » Jn 11, 21.
Elle affirme sa foi en la résurrection au dernier jour et Jésus lui dit : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra.  » Jn 11, 25.
Puis Jésus se rend au tombeau et demande qu’on l’ouvre.
Il crie d’une voix forte : « Lazare, vient dehors » et le mort sort… « Déliez-le, et laissez-le aller.  » Jn 11, 43-44
Jésus redonne la vie à Lazare.
Le mot résurrection signifie se relever, surgir, sortir de…C’est bien ce que Jésus accomplit pour Lazare.
En relevant Lazare du sommeil de la mort, Jésus annonce ce qu’il est venu faire : donner la vie de Dieu aux hommes.
La mort, au sens de séparation avec Dieu, n’existe plus, elle est vaincue dans la résurrection du Christ. En libérant Lazare de ses bandelettes Jésus révèle cette libération de l’homme.
Dieu veut notre bonheur.
Son Fils Jésus est venu nous libérer de tous nos liens de servitudes qui, au quotidien, nous empêchent de vivre de la vie d’amour de Dieu.
Comme Jésus a vaincu la mort, nous aussi « avec lui, par lui et en lui » nous ressusciterons.
C’est notre foi, notre espérance, notre joie !

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5ème dimanche de Carême : la résurrection de Lazare
© Savine Pied/Catéchèse du diocèse de Paris
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5ème dimanche de Carême : la résurrection de Lazare
© Savine Pied/Catéchèse du diocèse de Paris

7ème étape : Dimanche des Rameaux et de la Passion (9 avril 2017)

Évangile : Matthieu 21, 1-11
- Le visuel :
On voit une foule en liesse. Des personnes agitent des branchages.
Une personne est montée sur un âne.
Le chemin est couvert de branchages et de manteaux.
Au bout du chemin, on distingue une ville avec des remparts.
- La phrase de l’Évangile :
« Hosanna au Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !  » Mt 21,9

Le dimanche des Rameaux ouvre la semaine sainte.
La célébration commence par la bénédiction des rameaux : « Dieu tout-puissant, daigne bénir ces rameaux que nous portons pour fêter le Christ notre Roi : accorde-nous d’entrer avec lui dans la Jérusalem éternelle. »
L’évangile de l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem est alors proclamé.
Suit la messe de la Passion ou sera lu l’Évangile qui relate l’arrestation de Jésus et les évènements qui le conduiront à sa mort sur la croix.

L’entrée de Jésus à Jérusalem avec ses disciples, huit jours avant la fête de la Pâque est l’occasion d’une lisse populaire.
Jésus n’a pas l’allure d’un roi à cheval qui fait une entrée victorieuse dans sa ville suivi de son armée. Il est juché humblement sur une ânesse.
La foule l’acclame et couvre le chemin de leurs manteaux et de branchages.
Elle crie : « Hosanna au Fils de David » et veut le faire roi.
Hosanna est un mot hébreu qui signifie : ‘sauve-nous, de grâce’.
Le prophète Zacharie, cinq cents ans avant la venue de Jésus, avait averti le peuple juif : le Messie ne viendrait pas sur des chevaux, avec force et puissance, mais avec humilité, sur un âne.

« Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem !
Voici que ton roi vient à toi : il est juste et victorieux, humble et monté sur un âne, sur un ânon, le petit d’une ânesse.
 » Zacharie 9,9
Ce tumulte avait porté à son comble l’inquiétude qu’avaient les chefs des prêtres à l’égard de Jésus en qui il voyait un perturbateur pour l’autorité religieuse et politique. Ils décidèrent donc d’en finir avec lui et cherchaient le moment favorable.
L’entrée de Jésus à Jérusalem manifeste la Venue du Royaume que le Roi-Messie va accomplir par la Pâque de sa Mort et de sa Résurrection. (Catéchisme de l’Église Catholique 560)
Le buis ou un autre branchage, béni au cours de la messe, ornera un crucifix ou sera déposé sur une tombe. Il symbolise la vie qui renaît à partir de la Croix et la foi en la résurrection.

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Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur
© Savine Pied/Catéchèse du diocèse de Paris
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Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur
© Savine Pied/Catéchèse du diocèse de Paris

8ème étape : Jeudi saint (13 avril 2017)

Deuxième lecture : première lettre aux Corinthiens 11, 23-26
Évangile : Jean 13, 1-15
- Le visuel :
Sur la partie gauche on voit des personnes autour d’une table.
L’une d’elles a une coupe devant elle et rompt du pain.
Sur la partie droite quelqu’un se fait laver les pieds, d’autres regardent.
- La phrase de la lettre aux Corinthiens :
« Faites cela en mémoire de moi. » 1 Co 11, 24 et 25

Le jeudi saint, au cours de la messe du soir, l’Église fait mémoire de la Cène du Seigneur.
La Cène est le dernier repas que Jésus a pris avec ses disciples dans un lieu appelé le cénacle à Jérusalem.
Pendant ce repas Jésus dit en prenant le pain : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. » 1 Co 11, 24. Il fit de même en prenant la coupe, en disant : «  cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. »
1 Co 11, 25
A chaque messe, par ses paroles prononcées par le prêtre, le Christ est présent dans le pain et le vin.
Le Jeudi saint célèbre le don de l’Eucharistie.

Ce jour-là, au cours de la messe, le prêtre lave les pieds de quelques personnes.
Par ce geste, il rappelle celui du Christ qui, au cours du dernier repas qu’il prenait avec ses disciples, leur a lavé les pieds en leur disant «  C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous.  » Jn 13, 15 Par ce geste, Jésus se fait serviteur. Voici l’exemple qu’il nous a donné : être serviteur les uns des autres, en signe de son amour, c’est être grand dans le Royaume des Cieux.

Après ce repas Jésus part pour le mont des Oliviers, à un domaine appelé Gethsémani avec trois de ses disciples : Pierre, Jacques et Jean pour prier.
Là, il va être arrêté pour être jugé et condamné à mourir sur une croix.

Après la messe ceux qui le souhaitent restent un moment en prière devant le Saint Sacrement exposé et font mémoire de ce moment où Jésus est parti prier à Gethsémani avant d’être arrêté, l’accompagnant dans sa prière.

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Jeudi Saint
© Savine Pied/Catéchèse du diocèse de Paris
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Jeudi Saint
© Savine Pied/Catéchèse du diocèse de Paris

9ème étape : Vendredi saint (14 avril 2017)

Évangile : Jean 18, 1 à 19, 42
- Le visuel :
Sur la partie gauche on voit au premier plan des soldats et un homme qui indique quelque chose ou quelqu’un.
Au second plan on voit des arbres, un homme debout et trois personnes assises.
Sur la partie droite on voit une personne portant une croix et de part et d’autre des soldats et une foule de personnes.
Au fond on aperçoit deux croix dressées sur une colline.
- La phrase de l’Évangile :
« Tout cela est arrivé pour que s’accomplissent les écrits des prophètes. » Matthieu 26, 56 (Évangile du dimanche des Rameaux).

Le vendredi saint l’Église célèbre la Passion, c’est-à-dire les événements qui ont mené Jésus à sa mort sur la croix. L’Évangile de la Passion selon saint Jean est lu au cours de la célébration. (Jn 18, 1 à 19, 42)
L’adoration et la vénération de la croix sont proposées au cours de cette célébration du vendredi saint.

Résumé des évènements de la Passion :
Des autorités religieuses souhaitent se débarrasser de Jésus car pour eux c’est un malfaiteur (Jn 18, 30) qui se prétend Fils de Dieu (Jn 19, 7).
Judas, l’un des douze Apôtres, livre Jésus pour qu’il soit arrêté. (Jn 18, 2-3)
Jésus est jugé par le tribunal religieux juif, le Sanhédrin, qui demande à Pilate le gouverneur romain, de le condamner à mort. (Jn 18, 31).
Jésus est flagellé. Les soldats tressent une couronne d’épines et la lui mettent sur sa tête. Ils le revêtissent d’un manteau pourpre et se moque de lui « Honneur à toi, roi des Juifs ! » (Jn 19, 3)
Pilate, après beaucoup d’hésitations car il ne trouve aucun motif de condamnation (Jn 19, 6), finit par livrer Jésus aux Juifs pour qu’il soit crucifié. (Jn 19, 16)
Jésus porte lui-même sa croix jusqu’au Calvaire où il est crucifié avec deux autres condamnés. (Jn 19, 18-19)
« Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix, avec cette inscription ‘Jésus le Nazaréen, roi des juifs’. » Jn 19, 19.
Plus tard Jésus dit : « Tout est accompli  » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit. ( Jn 19, 30)
Jésus est déposé dans un tombeau tout proche. (Jn 19, 42)

Dans votre église il y a peut-être une célébration du chemin de croix. Par cette prière, nous accompagnons Jésus de sa condamnation à mort par Pilate jusqu’à sa mise au tombeau.
Il y a 14 stations. Elles peuvent être représentées par de petits tableaux suspendus tout autour de l’église.

Jésus accepte librement sa mort. Son amour est tellement grand pour nous qu’il offre sa vie en sacrifice à son Père, par L’Esprit Saint, pour réparer notre désobéissance.
Jésus, au cours de son dernier repas, a donné le sens de sa vie offerte : « Prenant une coupe et rendant grâce, il la leur donna en disant : ‘Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle répandu pour la multitude en rémission des péchés.’ » Mt 26, 27-28
«  Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. » Jn 13, 1.
Il nous a tous connu et aimé dans l’offrande de sa vie. (Catéchisme de l’Église Catholique 616)

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Vendredi Saint
© Savine Pied/Catéchèse du diocèse de Paris
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Vendredi Saint
© Savine Pied/Catéchèse du diocèse de Paris

Le samedi saint, Jésus est au tombeau.
L’Église est en silence ; silence de la peine, silence de l’absence…mais aussi silence de l’espérance qui attend.

10ème étape : la vigile pascale et le dimanche de Pâques

Évangile :
Matthieu 28, 1-10 (vigile pascale)
Jean 20, 1-9 (dimanche de Pâques)

- Le visuel :
Un ange est assis sur une pierre.
Derrière lui on voit un soleil levant.
A gauche on voit une cavité avec un linge plié.
A droite, au sol, on aperçoit des soldats endormis.
Devant on voit deux silhouettes de femmes.
La phrase de l’Évangile : « Il est ressuscité comme il l’avait dit.  » Mt 28, 6

Le samedi soir, à la vigile pascale, l’Église célèbre le Christ ressuscité, vainqueur des ténèbres, de la haine, et de la mort.
C’est la plus grande fête chrétienne de l’année.
La célébration commence dans les ténèbres et s’illumine progressivement à partir du cierge pascal, signe du Christ lumière pour notre vie qui est allumé à un grand feu. La lumière du cierge pascal se répand de cierge en cierge que chacun tient à la main.
L’annonce de la résurrection est acclamée et, en procession, on entre dans l’église en chantant :

Qu’éclate dans le ciel, la joie des anges !
Qu’éclate de partout la joie du monde !
Qu’éclate dans l’Église la joie des fils de Dieu !
La lumière éclaire l’Église,
La lumière éclaire la terre,
Peuples, chantez !

Prières de l’Exultet

Une alternance de lectures et de psaumes retrace l’histoire du Salut depuis le récit de création.
L’Évangile de la résurrection est ensuite acclamé avec de retentissants ALLELUIA !, avant d’être proclamé. (Alléluia signifie ‘Vive Dieu’)
Pendant tout le carême, l’Église ne chante pas d’Alléluia jusqu’au jour de Pâques, pour mieux signifier notre joie de la résurrection : la Vie a vaincu la mort. L’amour est plus fort que la mort.
Alléluia ! Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! Telle est notre foi.
Les cloches de l’église, silencieuse depuis le soir du jeudi saint se remettent à sonner à toutes volées pour signifier la joie de la Résurrection.

Que nous dit le récit de Résurrection de l’Évangile de Matthieu ? Mt 28, 1-10
Marie-Madeleine et l’autre Marie se rendent au tombeau de Jésus de bon matin le premier jour de la semaine. Elles voient l’ange du Seigneur assis sur la pierre du tombeau ouvert. Les gardes bouleversés sont devenus comme morts.
L’ange s’adresse aux femmes : «  Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit…Vite, allez le dire à ses disciples.  » Mt 28, 5-7
En allant annoncer la nouvelle, Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. » Mt 28, 10

Les femmes voient le tombeau vide, entendent l’Ange et rencontrent Jésus qui leur parle.
C’est sur la foi des femmes, des Apôtres, des disciples qui ont vu le tombeau vide et qui ont rencontré le Christ ressuscité, c’est sur leur témoignage que l’Église affirme que, OUI, le Christ est ressuscité !
Par sa résurrection, Jésus est venu donner la vie aux hommes.
La mort, au sens de séparation avec Dieu, n’existe plus, elle est vaincue dans la résurrection du Christ.
Comme Jésus a vaincu la mort, nous aussi »avec lui, par lui, en lui » nous ressusciterons.
C’est notre foi, notre espérance, notre joie !

Pendant la nuit de Pâques, des catéchumènes, ceux qui se préparent au baptême, sont baptisés.
Plongés avec Jésus dans la mort le baptisé ressort de l’eau avec Jésus ressuscité pour la vie éternelle.
Il reçoit une vie nouvelle où la vie est plus forte que la mort.

Le dimanche, jour de la Résurrection :
Le premier jour de la semaine est le dimanche, en latin dies domini, jour du Seigneur.
C’est le jour où le Christ est ressuscité.
Si c’est possible, on ne travaille pas le dimanche car c’est un jour consacré au Seigneur, où on laisse de la place à Dieu, par exemple en allant à la rencontre des autres.

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Dimanche de Pâques : la Mandorle
© Savine Pied/Catéchèse du diocèse de Paris
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DImanche de Pâques : la mandorle
© Savine Pied/Catéchèse du diocèse de Paris

D’autres versions à télécharger

Le poster en couleur à afficher dans la salle de catéchisme ou dans ton coin prière

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© Dessin de Savine Pied pour le Vicariat Enfance-Adolescence, diocèse de Paris
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Le visuel des Rameaux, sans le bois en couleur
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Le visuel des Rameaux sans le bois en noir et blanc

Le puzzle reconstitué à colorier.
Vous pouvez l’imprimer en A3 pour avoir une feuille par équipe ou en A4 pour le donner à chaque enfant. Il faut imprimer les mandorles séparément et les ajouter après Pâques.

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Le puzzle reconstitué sans la mandorle
© Savine Pied/Catéchèse du diocèse de Paris
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mandorles à découper

Téléchargez ces outils en couleurs :
- La planche en couleur sans la mandorle
- La planche en couleur des Mandorles

Carême et Pâques 2017

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