Dossier Carême et Pâques Année C

Le Carême, c’est :

- pour se préparer à la fête de Pâques.
- 40 jours pour se retourner vers Dieu.

Jésus nous donne plusieurs moyens pour avancer : la prière, le partage, le jeûne et le Pardon donné et reçu.

- La prière  : pour consacrer du temps à Dieu, rien que pour lui, comme à un ami qu’on aime.

- Le partage : pour montrer que l’amour que nous devons avoir les uns pour les autres est vrai, qu’il n’est pas seulement dans les mots mais dans les actes. C’est une des formes de la charité.

- Le jeûne : pour faire de la place dans son cœur, sortir de ses habitudes de confort, et ainsi être plus disponible à Dieu et aux autres.

- le sacrement de Réconciliation, le pardon de Dieu : pour préparer son cœur et se rapprocher de Jésus.

Sommaire

Message de Carême du Pape François
Comprendre pour transmettre
Démarche de Carême 2019 (cube)
Transfiguration : deuxième dimanche du Carême
Célébration de la Semaine Sainte
Réconciliation
Le temps Pascal : les pèlerins d’Emmaüs
Le temps Pascal : la pêche miraculeuse
Puzzle année C
Le jardin de Pâques
Livret vacances de Pâques 2019
Célébration de Pâques

Message de Carême du Pape François

« La création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu » (Rm 8,19)

Chers frères et sœurs,

Chaque année, Dieu, avec le secours de notre Mère l’Eglise, « accorde aux chrétiens de se préparer aux fêtes pascales dans la joie d’un cœur purifié » (Préface de Carême 1) pour qu’ils puissent puiser aux mystères de la rédemption, la plénitude offerte par la vie nouvelle dans le Christ. Ainsi nous pourrons cheminer de Pâques en Pâques jusqu’à la plénitude du salut que nous avons déjà reçue grâce au mystère pascal du Christ : « Car nous avons été sauvés, mais c’est en espérance »(Rm 8,24). Ce mystère de salut, déjà à l’œuvre en nous en cette vie terrestre, se présente comme un processus dynamique qui embrasse également l’Histoire et la création tout entière. Saint Paul le dit :« La création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu » (Rm 8,19). C’est dans cette perspective que je souhaiterais offrir quelques points de réflexion pour accompagner notre chemin de conversion pendant le prochain carême.

1. La rédemption de la Création.

La célébration du Triduum pascal de la passion, mort et résurrection du Christ, sommet de l’année liturgique, nous appelle, chaque fois, à nous engager sur un chemin de préparation, conscients que notre conformation au Christ (cf. Rm 8,29) est un don inestimable de la miséricorde de Dieu.

Si l’homme vit comme fils de Dieu, s’il vit comme une personne sauvée qui se laisse guider par l’Esprit Saint (cf. Rm 8,14) et sait reconnaître et mettre en œuvre la loi de Dieu, en commençant par celle qui est inscrite en son cœur et dans la nature, alors il fait également du bien à la Création, en coopérant à sa rédemption. C’est pourquoi la création, nous dit Saint Paul, a comme un désir ardent que les fils de Dieu se manifestent, à savoir que ceux qui jouissent de la grâce du mystère pascal de Jésus vivent pleinement de ses fruits, lesquels sont destinés à atteindre leur pleine maturation dans la rédemption du corps humain. Quand la charité du Christ transfigure la vie des saints – esprit, âme et corps –, ceux-ci deviennent une louange à Dieu et, par la prière, la contemplation et l’art, ils intègrent aussi toutes les autres créatures, comme le confesse admirablement le « Cantique des créatures » de saint François d’Assise (cf. Enc. Laudato Sì, n. 87). En ce monde, cependant, l’harmonie produite par la rédemption, est encore et toujours menacée par la force négative du péché et de la mort.

2. La force destructrice du péché

En effet, lorsque nous ne vivons pas en tant que fils de Dieu, nous mettons souvent en acte des comportements destructeurs envers le prochain et les autres créatures, mais également envers nous-mêmes, en considérant plus ou moins consciemment que nous pouvons les utiliser selon notre bon plaisir. L’intempérance prend alors le dessus et nous conduit à un style de vie qui viole les limites que notre condition humaine et la nature nous demandent de respecter. Nous suivons alors des désirs incontrôlés que le Livre de la Sagesse attribue aux impies, c’est-à-dire à ceux qui n’ont pas Dieu comme référence dans leur agir, et sont dépourvus d’espérance pour l’avenir (cf. 2,1-11). Si nous ne tendons pas continuellement vers la Pâque, vers l’horizon de la Résurrection, il devient clair que la logique du « tout et tout de suite », du « posséder toujours davantage » finit par s’imposer.

La cause de tous les maux, nous le savons, est le péché qui, depuis son apparition au milieu des hommes, a brisé la communion avec Dieu, avec les autres et avec la création à laquelle nous sommes liés avant tout à travers notre corps. La rupture de cette communion avec Dieu a également détérioré les rapports harmonieux entre les êtres humains et l’environnement où ils sont appelés à vivre, de sorte que le jardin s’est transformé en un désert (cf. Gn 3,17-18). Il s’agit là du péché qui pousse l’homme à se tenir pour le dieu de la création, à s’en considérer le chef absolu et à en user non pas pour la finalité voulue par le Créateur mais pour son propre intérêt, au détriment des créatures et des autres.

Quand on abandonne la loi de Dieu, la loi de l’amour, c’est la loi du plus fort sur le plus faible qui finit par s’imposer. Le péché qui habite dans le cœur de l’homme (cf. Mc 7, 20-23) – et se manifeste sous les traits de l’avidité, du désir véhément pour le bien-être excessif, du désintérêt pour le bien d’autrui, et même souvent pour le bien propre – conduit à l’exploitation de la création, des personnes et de l’environnement, sous la motion de cette cupidité insatiable qui considère tout désir comme un droit, et qui tôt ou tard, finira par détruire même celui qui se laisse dominer par elle.

3. La force de guérison du repentir et du pardon

C’est pourquoi la création a un urgent besoin que se révèlent les fils de Dieu, ceux qui sont devenus “une nouvelle création” : « Si donc quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né » (2 Co5,17). En effet, grâce à leur manifestation, la création peut elle aussi « vivre » la Pâque : s’ouvrir aux cieux nouveaux et à la terre nouvelle (cf. Ap 21,1). Le chemin vers Pâques nous appelle justement à renouveler notre visage et notre cœur de chrétiens à travers le repentir, la conversion et le pardon afin de pouvoir vivre toute la richesse de la grâce du mystère pascal.

Cette“impatience”, cette attente de la création, s’achèvera lors de la manifestation des fils de Dieu, à savoir quand les chrétiens et tous les hommes entreront de façon décisive dans ce “labeur” qu’est la conversion. Toute la création est appelée, avec nous, à sortir « de l’esclavage de la dégradation, pour connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu » (Rm 8,21). Le carême est un signe sacramentel de cette conversion. Elle appelle les chrétiens à incarner de façon plus intense et concrète le mystère pascal dans leur vie personnelle, familiale et sociale en particulier en pratiquant le jeûne, la prière et l’aumône.

Jeûner, c’est-à-dire apprendre à changer d’attitude à l’égard des autres et des créatures : de la tentation de tout “dévorer” pour assouvir notre cupidité, à la capacité de souffrir par amour, laquelle est capable de combler le vide de notre cœur. Prier afin de savoir renoncer à l’idolâtrie et à l’autosuffisance de notre moi, et reconnaître qu’on a besoin du Seigneur et de sa miséricorde. Pratiquer l’aumône pour se libérer de la sottise de vivre en accumulant toute chose pour soi dans l’illusion de s’assurer un avenir qui ne nous appartient pas. Il s’agit ainsi de retrouver la joie du dessein de Dieu sur la création et sur notre cœur, celui de L’aimer, d’aimer nos frères et le monde entier, et de trouver dans cet amour le vrai bonheur.

Chers frères et sœurs, le « carême » du Fils de Dieu a consisté à entrer dans le désert de la création pour qu’il redevienne le jardin de la communion avec Dieu, celui qui existait avant le péché originel (cf. Mc 1,12-13 ; Is 51,3). Que notre Carême puisse reparcourir le même chemin pour porter aussi l’espérance du Christ à la création, afin qu’« elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation, puisse connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu » (cf. Rm 8,21). Ne laissons pas passer en vain ce temps favorable ! Demandons à Dieu de nous aider à mettre en œuvre un chemin de vraie conversion. Abandonnons l’égoïsme, le regard centré sur nous-mêmes et tournons-nous vers la Pâque de Jésus : faisons-nous proches de nos frères et sœurs en difficulté en partageant avec eux nos biens spirituels et matériels. Ainsi, en accueillant dans le concret de notre vie la victoire du Christ sur le péché et sur la mort, nous attirerons également sur la création sa force transformante.

Du Vatican, le 4 octobre 2018

Fête de Saint François d’Assise.

FRANÇOIS

© Librairie éditrice du Vatican

Comprendre pour transmettre : se préparer à vivre le Mystère pascal de Jésus, source de notre Salut.

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Introduction

Le mystère pascal de Jésus est au cœur de la foi chrétienne. Il comprend sa Passion, sa mort et sa Résurrection.

Écoutons saint Augustin.

« Ce n’est pas grand-chose de croire que le Christ est mort, cela les païens et les juifs et tous les iniques le croient. Tout le monde croit qu’il est mort ; la foi des chrétiens, c’est la Résurrection du Christ. »

La mort et la Résurrection de Jésus sont comme les deux faces d’une même réalité, qui est le mystère du passage de Jésus de ce monde à son Père. (Jn 13, 1)
Nous savons dans la foi que ce Mystère pascal de Jésus est la cause de notre Salut : « En mourant, il a détruit la mort. En ressuscitant, il nous a donné la vie. » (1ère préface du Temps pascal de la liturgie catholique). Ce Salut est que nous ayons la vie éternelle.
Ce texte très bref indique très clairement que ce n’est pas seulement par sa mort, ni seulement pas sa Résurrection, mais par sa mort ET sa Résurrection que Jésus nous a sauvés, nous a racheté du péché.

Nous célébrons dans le Mystère pascal le passage d’un état à un autre, celui de la mort à la vie, de l’esclavage à la liberté, de l’ancien monde au monde nouveau. C’est le sens du mot Pessah = Pâque en hébreu, qui signifie passage.
La liturgie de l’Église célèbre la rencontre de Dieu et de son Peuple, et de leur Alliance.
Dans cette relation d’Amour, Dieu agit en premier, car c’est lui qui a l’initiative de l’Alliance et qui suscite la réponse du peuple des baptisés. Dieu se donne et réalise de manière centrale, par le sacrifice du Christ mort sur la Croix et ressuscité le jour de Pâques, le Salut de tout homme.

L’Église, pendant le temps liturgique du Carême, nous conduit à vivre avec le Christ ce passage de la mort à la vie, qui demande une conversion, pour vivre pleinement de la Vie de Dieu qui est amour et miséricorde.
Ce temps se termine par la Semaine sainte avec la célébration du dimanche des Rameaux, le Jeudi saint, le Vendredi saint et le Samedi saint.
La Vigile pascale, célébrée dans la nuit du Samedi saint, et le dimanche de Pâques célèbrent la Résurrection du Christ, sa victoire sur la mort, et nous font entrer dans la joie pascale de la Résurrection.

Nous allons nous attarder sur chacun de ces moments vécus par le Christ, et sur comment l’Église en fait mémoire, pour mieux en percevoir le sens et nous préparer à vivre le mystère pascal.

Malette d’activités pour aller vers Pâques

Contact

- Secrétariat général : Mayalen Baron – mbaron@diocese-paris.net – 01 78 91 91 30

- Catéchèse : Yolande d’Hérouville – ydherouville@diocese-paris.net – 01 78 91 91 40

- Handicap, sourds et catéchèse adaptée : contacter un responsable ou un référent handicap

- Rassemblements et projets d’évangélisation : Arielle Esnault – arielle.esnault@gmail.com – 01 78 91 91 43

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