L’Église
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Quatrième formation diocésaine : Le sacerdoce baptismal et l’espérance chrétienne

Découvrez la conclusion du Père Matthieu Rougé lors de la quatrième formation « Le sacerdoce baptismal et l’espérance chrétienne » le 20 mars 2010.

« Ces modules de formation ont pour but d’approfondir le thème
qui nous anime cette année : « De l’eucharistie à la mission ».
Nous le ferons en travaillant à partir de l’Ecriture et des textes du
Concile Vatican II. L’expérience vécue ainsi par les représentants
des différentes paroisses pourra enrichir le contenu des assemblées
paroissiales et forger progressivement dans le diocèse une
même culture de la mission. »

(Cardinal André Vingt-Trois)

Ils ont participé aux deux premiers modules de formation...

Claude (Notre-Dame de Lourdes) :
« Ces modules m’obligent à réfléchir, c’est une bonne chose même si ce n’est pas évident à mettre en pratique. »

Olivier (Sainte Jeanne de Chantal) :
« Si vous voulez prendre la dimension diocésaine, si vous voulez rencontrer de nouvelles têtes, rencontrer nos jeunes évêques, les entendre, venez aux formations : c’est très réconfortant !
Et grâce au commentaire d’Origène sur le Bon Samaritain, je vois les choses différemment, avec la même conclusion que Benoît XVI : impliquez-vous personnellement ! »

La 4e formation a eu lieu le samedi 20 mars 2010 à Saint-Denys de la Chapelle. Elle portait sur le thème « Le sacerdoce baptismal et l’espérance chrétienne ».

À découvrir
- Lire la conclusion du Père Matthieu ROUGE au format PDF

Ce parcours en 4 étapes propose une expérience diocésaine d’étude de textes de l’Écriture et de la Tradition. Cette méthode (table ronde, ateliers, enseignement) pourrait être reprise en paroisse.
Outre le profit personnel qu’ils en tireront, les participants pourront nourrir la réflexion de leur paroisse, notamment lors des Assemblées paroissiales.
Les modules forment un itinéraire cohérent qu’il est toujours possible
de rejoindre à tout moment.


Les textes de base à la réflexion de la quatrième formation (20 mars 2010)

« Le sacerdoce baptismal et l’espérance chrétienne »

Romains 12

1 Je vous exhorte, mes frères, par la tendresse de Dieu, à lui offrir votre personne et votre vie en sacrifice saint, capable de plaire à Dieu : c’est là pour vous l’adoration véritable.
2 Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait.
3 En vertu de la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun d’entre vous : n’ayez pas de prétentions déraisonnables, soyez assez raisonnables pour n’être pas prétentieux, chacun en proportion de la foi que Dieu lui a donnée en partage.
4 Prenons une comparaison : notre corps forme un tout, et pourtant nous avons plusieurs membres, qui n’ont pas tous la même fonction ;
5 de même, dans le Christ, tous, tant que nous sommes, nous formons un seul corps ; tous et chacun, nous sommes membres les uns des autres.
6 Et selon la grâce que Dieu nous a donnée, nous avons reçu des dons qui sont différents. Si c’est le don de prophétie, il faut se régler sur la foi ;
7 si c’est le don de servir, il faut servir ; si l’on est fait pour enseigner, que l’on enseigne ;
8 pour encourager, que l’on encourage. Celui qui donne, qu’il soit simple ; celui qui dirige, qu’il soit actif ; celui qui se dévoue aux malheureux, qu’il ait le sourire.
9 Que votre amour soit sans hypocrisie. Fuyez le mal avec horreur, attachez-vous au bien.
10 Soyez unis les uns aux autres par l’affection fraternelle, rivalisez de respect les uns pour les autres.
11 Ne brisez pas l’élan de votre générosité, mais laissez jaillir l’Esprit ; soyez les serviteurs du Seigneur.
12 Aux jours d’espérance, soyez dans la joie ; aux jours d’épreuve, tenez bon ; priez avec persévérance.
13 Partagez avec les fidèles qui sont dans le besoin, et que votre maison soit toujours accueillante.
14 Bénissez ceux qui vous persécutent ; souhaitez leur du bien, et non pas du mal.
15 Soyez joyeux avec ceux qui sont dans la joie, pleurez avec ceux qui pleurent.
16 Soyez bien d’accord entre vous ; n’ayez pas le goût des grandeurs, mais laissez-vous attirer par ce qui est simple. Ne vous fiez pas à votre propre jugement.
17 Ne rendez à personne le mal pour le mal, appliquez-vous à bien agir aux yeux de tous les hommes.
18 Autant que possible, pour ce qui dépend de vous, vivez en paix avec tous les hommes.
19 Ne vous faites pas justice vous-mêmes, mes bien-aimés, mais laissez agir la colère de Dieu. Car l’Écriture dit : C’est à moi de faire justice, c’est moi qui rendrai à chacun ce qui lui revient, dit le Seigneur.
20 Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire : ce sera comme si tu entassais sur sa tête des charbons ardents.
21 Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien.

« Lumen Gentium »

10. Le sacerdoce commun
Le Christ Seigneur, grand prêtre pris d’entre les hommes (cf. Héb 5, 1-5) a fait du peuple nouveau « un Royaume, des prêtres pour son Dieu et Père » (Apoc. 1,6 ; 5, 9-10). Les baptisés, en effet, par la régénération et l’onction du Saint-Esprit, sont consacrés pour être une demeure spirituelle et un sacerdoce saint, pour offrir, par toutes les activités du chrétien, autant de sacrifices spirituels, et proclamer les merveilles de celui qui des ténèbres les a appelés à son admirable lumière (cf. 1 Pierre 2, 4-10). C’est pourquoi tous les disciples du Christ, persévérant dans la prière et la louange de Dieu (cf. Act. 2, 42-47), doivent s’offrir en victimes vivantes, saintes, agréables à Dieu (cf. Rom. 12,1), porter témoignage du Christ sur toute la surface de la terre, et rendre raison, sur toute requête, de l’espérance qui est en eux d’une vie éternelle (cf. 1 Pierre 3,15).

Le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel ou hiérarchique, bien qu’il y ait entre eux une différence essentielle et non seulement de degré, sont cependant ordonnés l’un à l’autre : l’un et l’autre, en effet, chacun selon son mode propre, participent de l’unique sacerdoce du Christ. Celui qui a reçu le sacerdoce ministériel jouit d’un pouvoir sacré pour former et conduire le peuple sacerdotal, pour faire, dans le rôle du Christ, le sacrifice eucharistique et l’offrir à Dieu au nom du peuple tout entier ; les fidèles eux, de par le sacerdoce royal qui est le leur, concourent à l’offrande de l’Eucharistie et exercent leur sacerdoce par la réception des sacrements, la prière et l’action de grâces, le témoignage d’une vie sainte, et par leur renoncement et leur charité effective.

11. L’exercice du sacerdoce commun dans les sacrements
Le caractère sacré et organique de la communauté sacerdotale entre en action par les sacrements et les vertus. Les fidèles incorporés à l’Église par le baptême ont reçu un caractère qui les délègue pour le culte religieux chrétien ; devenus fils de Dieu par une régénération, ils sont tenus de professer devant les hommes la foi que par l’Église ils ont reçue de Dieu. Par le sacrement de confirmation, leur lien avec l’Église est rendu plus parfait, ils sont enrichis d’une force spéciale de l’Esprit-Saint et obligés ainsi plus strictement tout à la fois à répandre et à défendre la foi par la parole et par l’action en vrais témoins du Christ. Participant au sacrifice eucharistique, source et sommet de toute la vie chrétienne, ils offrent à Dieu la victime divine et s’offrent eux-mêmes avec elle ; ainsi, tant par l’oblation que par la sainte communion, tous, non pas indifféremment mais chacun à sa manière, prennent leur part originale dans l’action liturgique. Il s’ensuit que, restaurés par le Corps du Christ au cours de la sainte liturgie eucharistique, l’unité du peuple de Dieu que ce très grand sacrement signifie en perfection et réalise admirablement.

Jean Corbon, Liturgie de source, Paris, Cerf, 2007, 59-60
Le mystère des derniers temps

Les temps de la Promesse ont porté leur fruit dans la Résurrection de Jésus (Ac 13,32). La Plénitude de la divinité habite désormais parmi les hommes dans le Corps du Christ ; par lui, notre humanité est entrée dans la Communion éternelle avec le Père. Notre temps est maintenant « plein de Grâce et de Vérité » (Jn 1,14). Cette plénitude qui est célébrée dans la Liturgie céleste est notre « Déjà » : oui, dans le Christ, nous sommes déjà dans l’Aujourd’hui de Dieu (He 3,13 et 4,7). Le sabbat cyclique était le signe du temps marqué par la mort, mais avec la Résurrection de Jésus nous entrons dans le Jour qui ne connait pas de soir. C’est ce Jour, cette plénitude, que l’Esprit du Christ fait advenir dans notre vieux temps en survenant sur les disciples le jour où s’accomplit la fête de Pâques. L’avènement de l’Église fait donc commencer les « derniers temps ». Les deux avènements coïncident : l’Église est essentiellement « eschatologique », c’est-à-dire dans les derniers temps ; elle est le surgissement de la Plénitude au creux de notre temps et, par-là, le début de sa Consommation à travers son attente.

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