L’Église
Catholique
À Paris

Sur les pas de la route bleue

Témoignage suite au pèlerinage diocésain à Turin à l’Ascension 2010.

Quatre jours déroutants de surprise et d’émotion au rythme des laudes, des vêpres conduits par Béatrice toujours souriante et jamais déroutée par l’imprévu. Surprise de se retrouver si nombreux réunis par le même élan dans un mélange bon enfant toutes générations confondues et avec un bel envol de soutanes.

Recueillis pendant l’attente au Duomo, saisis d’émotion dans la pénombre devant cette image du Supplicié qui nous fait vivre la Passion comme sans doute on ne l’a jamais vécue, l’horreur du supplice et l’immensité du sacrifice....

Étonnés de cette profusion de marbres, de stucs, d’argent et de dorures du baroque italien et des carabinieri en grand uniforme, on est loin de la France. Les commentaires détaillés sur les Évangiles de la résurrection nous ouvrent les yeux sur ce moment unique de la Révélation, dont nul ne fut témoin et pourtant, entrant au tombeau, « Jean vit et il crut »...

La découverte des lieux salésiens le Valdocco, le Colle, qui nous rappellent la misère de ces familles rurales piémontaises, de ces enfants perdus dans la ville. On prend conscience de l’immense charité de Don Bosco, de sa présence auprès des plus pauvres. Prêtre inspiré, qui nous fait entrevoir un catholicisme social au XIXe siècle, que l’on connaît mal en France. Si l’on comprend la vénération d’un tel Saint, la gloire qui l’entoure nous déroute un peu.

Mais nous voilà sur les pas de Pier Giorgio Frassati, dans les Alpes Turinoises et l’on loue Jean-Paul II d’avoir béatifié ce jeune homme si proche de nos enfants, du quotidien de leur vie. Surprise de voir sa nièce racontant des détails de sa vie dans l’intimité de cette belle demeure. Et oui, on peut être riche et aimer les pauvres, réussir et ne pas écraser les autres.

Dans le jour déclinant Oropa nous a fascinés. Adossés aux sommets encore enneigés, les trois étages de sanctuaires royaux nous écrasent par leurs dimensions quasiment romaines alors qu’ils ne sont que du Settecento. Toutes les Routes ont convergé pour la prière du soir, les bannières entourent le Saint Sacrement sous le grand dôme gris.

Merci Seigneur pour Ta rencontre et ceux que tu nous as fait connaître au cours de ce pèlerinage, merci à nos Evêques pour leur présence, merci à tous ceux qui ont conçu et accompagné celui-ci.

Lucien et Monique Procope

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