Message du cardinal André Vingt-Trois à Mgr Luis Augusto Castro Quiroga, archevêque de Tunja, au sujet de Mme Ingrid Bétancourt

20 décembre 2007

Monseigneur,

En ces jours où nous nous préparons à célébrer la venue en ce monde du Christ qui nous libère de nos servitudes et ouvre pour tout homme des chemins de réconciliation et de bonheur, l’Église de France se sent proche et solidaire de votre peuple, et de ses souffrances, des nombreuses victimes du conflit armé qui déchirent votre pays et en particulier de tous ceux qui sont retenus en otage depuis de nombreuses années par des groupes de guérilla et sont empêchés de vivre au milieu de leurs proches la joie de Noël.

Nous connaissons l’engagement de l’épiscopat colombien pour résoudre la grave crise humanitaire qui affecte tant d’hommes et de femmes de ce pays et pour mettre en œuvre des programmes de paix et de réconciliation. Nous savons en particulier vos efforts inlassables de médiation pour faire prévaloir un accord qui règlerait le destin des otages détenus par les FARC.

Vous l’avez écrit vous-même : ce qui vous anime, c’est la conviction que le cœur de tout accord et de toute proposition, c’est ce que deviennent les hommes, surtout ceux qui sont dans la souffrance. Vous avez déclaré la disponibilité de l’Église colombienne à offrir ses bons offices pour mener à terme des accords humanitaires qui mettraient fin au fléau de la prise d’otages et permettraient d’engager des processus de paix et de réconciliation. Nous aimerions que vous sachiez notre solidarité avec vous dans cette conviction et cette démarche.

L’Église de France a évidemment une pensée particulière pour notre compatriote qui est aussi la vôtre, Mme Ingrid Betancourt. La lettre qui a été diffusée récemment nous a remplis d’émotion devant son courage et sa foi. Nous formons les vœux les plus fervents pour qu’elle-même et ceux qui subissent un sort pareil au sien retrouvent bientôt une vie digne et sereine.

L’Église de France se réjouit aussi de savoir que de nouvelles voies politiques et diplomatiques sont explorées et qu’il y a de nouvelles espérances pour ceux qui sont privés de leur liberté et pour leurs familles qui attendent leur retour depuis si longtemps.
Puissent la raison et le sens du bien être créateurs de dialogue et d’humanité.

Priant avec vous pour le bonheur des familles colombiennes, je vous prie, Monseigneur, d’accepter l’expression de mes sentiments cordialement fraternels dans le Seigneur,

+ André Cardinal Vingt-Trois,
Archevêque de Paris
Président de la Conférence des évêques de France

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