Texte du cardinal André Vingt-Trois à propos de la Semaine sainte

17 mars 2007

Deux aspects de la Semaine sainte éclairent notre vie chrétienne.

Le premier, c’est que le déroulement de la Semaine sainte est comme un condensé des mystères de la vie du Christ à partir l’entrée triomphale à Jérusalem, sorte de mise en scène, une manifestation très visible de la royauté du Christ et en même temps introduction à son procès par la lecture de la Passion. Ainsi est synthétisé ce qui fait le mystère de la mission de Jésus : il est le Messie attendu par Israël et il est l’objet des prophéties sur le serviteur souffrant. En rassemblant en une même célébration l’entrée glorieuse du Christ et le récit de la Passion, la liturgie met en relation étroite sa mission de Messie et le sacrifice du serviteur souffrant, de l’agneau.

La Semaine sainte est aussi une réalisation tout à fait particulière de la liturgie latine. Dans la liturgie nous héritons de pratiques qui se sont accumulées au long de plusieurs siècles.

La Semaine sainte dans la forme où nous la vivons, est l’aboutissement de réformes successives mises en forme par le Pape Pie XII en 1954, aboutissement du grand mouvement liturgique né au XIXe siècle. L’une des intuitions de ce mouvement liturgique fut de faire mieux apparaître l’enracinement historique des mystères célébrés.

Le changement le plus spectaculaire a été l’instauration de la vigile pascale au cœur de la vie de la communauté chrétienne : depuis des siècles, elle était seulement le fait de quelques personnes autour du curé le samedi matin pour la bénédiction de l’eau baptismale. La vigile pascale met en œuvre une grande fresque du mystère du Salut, depuis la célébration symbolique du Ressuscité par la procession du cierge pascal.

Tout le Triduum a été le fruit d’une élaboration très soignée, ces célébrations constituent autant de catéchèses pour le peuple chrétien. Dans cette catéchèse nous sommes invités à entrer.

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