Cardinal Emmanuel Suhard

(1940-1949)

Né le 5 avril 1874 à Brains-sur-les-Marches (Mayenne), mort le 30 mai 1949 à Paris, inhumé à Notre Dame de Paris.

Sous l’occupation, le cardinal Suhard dut s’opposer aux Allemands, défendant les mouvements d’Action Catholique interdits, intervenant pour sauver otages et prisonniers de toutes conditions et religions. Le lendemain de la rafle du Vel-d’Hiv (16 et 17 juillet 1942), il écrit au Maréchal Pétain : « Nous ne pouvons étouffer le cri de notre conscience... » Mais il refusa d’approuver certaines actions de la Résistance (« le patriotisme ne justifie pas le terrorisme ») et tint à rester loyal envers le maréchal, ce qui lui fut reproché à la Libération.

Frappé par la déchristianisation, celle du monde rural dès son épiscopat rémois, celle du monde urbain et surtout ouvrier à Paris, il restera le créateur de grandes réalisations apostoliques : aumônerie des prisonniers de guerre, aumônerie clandestine du STO et surtout, à partir de 1941, la Mission de France puis la Mission de Paris (1944), qui donnera naissance aux Prêtres-ouvriers.

Il encouragea toutes les initiatives missionnaires en direction de tous les milieux (il présida en 1945 à la fondation du Centre Catholique des Intellectuels Français).

Certaines de ses lettres pastorales sont restées célèbres : Essor ou déclin de l’Eglise (1947), Le sens de Dieu (1948), Le Prêtre dans la cité (1949).

« Les apôtres des milieux déchristianisés découvrent chaque jour que, pour parler de la “Bonne Nouvelle”, il faut d’abord vivre de la même vie, comme le Christ “qui a habité parmi nous” et comme lui, partager les joies et les peines, les déceptions et les espoirs (…). Car la vérité chrétienne n’est pas un système qui s’impose de l’extérieur par le prestige de ceux qui l’enseignent, ni même par sa seule rigueur objective : elle se propose comme un témoignage. »
Cardinal Emmanuel Suhard, Essor ou déclin de l’Église, Éditions du Seuil, p.134

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