L’Église
Catholique
À Paris

Les joies multiples

Après quarante-trois ans de sacerdoce, Le P. Chatillon l’exprime sans ambages : « Si j’avais à reprendre la route, je n’hésiterais pas une seule
seconde. Je ne ris pas tous les jours, mais c’est une grâce et une joie d’être prêtre. »

Alors qu’ils ont du mal à exprimer leurs difficultés, ils deviennent intarissables quand il s’agit de parler de leurs joies.
Ce sont les ministères auprès des jeunes qui les ont emballés dans les premières années : « Célébrer une messe en pleine montagne sur un autel de neige ou gravir à 5 h du matin la colline de Soligny sont des expériences marquantes », raconte le P. Louvet.

Le P.Dumoulin aime particulièrement célébrer les baptêmes : « J’éprouve aussi beaucoup de joie à travailler les séances de
catéchisme et les homélies. » C’est la joie d’accueillir et d’écouter, de visiter les personnes âgées et malades, de faire le catéchisme, de voir des laïcs s’ouvrir à Dieu et se donner, d’accompagner des jeunes vers
le sacerdoce et de voir des paroisses fleurir. C’est celle de donner le sacrement du pardon, de célébrer l’onction des malades, de baptiser les catéchumènes dans la nuit pascale et surtout de célébrer l’eucharistie
dominicale, où toute la communauté se rassemble pour prier.

Le P. d’Anglejan n’imaginait pas qu’un ministère en hôpital, aussi rude comme il l’avoue, pouvait être autant source de joies. Lui qui ne supporte pas la vue du sang, a été nommé à St-Joseph après treize ans de ministère en paroisse : « Ici, nous n’avons que nos mains vides à offrir aux malades. Il me semble parfois que, plus qu’ailleurs, nous voyons le Seigneur agir. L’eucharistie est centrale. Tout se joue là. »

Le P. Gambart le confirme : « La célébration quotidienne de l’eucharistie est vécue comme la source de notre ministère et de toute activité missionnaire au service de tous ceux et celles vers qui nous sommes envoyés. » Frédérique de Watrigant

Paru dans Paris Notre-Dame N°1268 le 15/01/09

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