Allocution du Cardinal André Vingt-Trois lors de l’inauguration de la sonnerie des nouvelles cloches de la cathédrale Notre-Dame de Paris

Parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris – Samedi 23 mars 2013

- Voir l’album-photos.

Allocution du Cardinal André Vingt-Trois

Madame la Ministre de la Culture,
Monsieur le Maire de Paris,
Monseigneur le Nonce Apostolique,
Monsieur le Préfet,
Mesdames et Messieurs les ambassadeurs,
Messieurs les représentants des Églises chrétiennes,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs les représentants des autorités civiles et des services publics,
Mesdames et Messieurs les représentants des sociétés mécènes,
Mesdames et Messieurs les donateurs,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,

C’est un jour historique que nous vivons aujourd’hui, au cœur de la commémoration de la pose de la première pierre de notre cathédrale, il y a 850 ans. Je voudrais tout d’abord vous remercier tous, non seulement les personnalités que j’ai saluées tout à l’heure et que je remercie encore de leur présence, mais vous tous qui représentez le peuple de Paris et plus largement le peuple de France et sans doute, à travers des représentants symboliques, beaucoup des peuples du monde, tant la cathédrale Notre-Dame non seulement est chère au cœur des Parisiens, mais aussi représente un symbole particulier de Paris pour l’ensemble de la France et un point de repère pour beaucoup d’hommes et de femmes dans le monde.

Nous sommes fiers d’être les héritiers de ceux qui ont construit cette merveille. Mais nous sommes fiers surtout d’être capables, aujourd’hui, avec les moyens qui sont les nôtres, de maintenir la signification profonde de l’édifice qui nous a été légué, d’être un lieu de rassemblement, de communion, de prière et de paix.

La cathédrale Notre-Dame de Paris est la maison des catholiques parisiens et ils sont souvent nombreux à venir participer aux offices et à manifester leur attachement, non seulement au merveilleux édifice qui est le leur, mais encore plus largement à la foi profonde qui a animé ses constructeurs et dont nous sommes aussi les héritiers et les témoins.

Dans les bruits de la ville, dont on nous dit, à juste titre qu’ils peuvent être une nuisance pénible par leur répétition et leur intensité, le son des cloches apportera, je l’espère, une voix différente. Elles ne sont pas une enseigne publicitaire, elles ne sont pas un signe de racolage, de commerce ou de dissipation, elles sont une voix qui parle au cœur de l’homme, à ceux qui croient en Dieu et qui accueillent cette voix comme un symbole de l’appel que Dieu leur adresse pour conduire leur existence et les rassembler pour prier ensemble.

Ceux qui ne croient pas, sensibles à la qualité esthétique et à la beauté, entendent la voix des cloches, non pas comme la voix du Dieu auquel ils ne croient pas, mais comme les messagères d’une voix mystérieuse qui vient rejoindre dans leur cœur, le lieu invisible et intime de leur liberté et de leur conscience.

À tous et à toutes, je souhaite que ce nouvel ensemble campanaire soit l’occasion d’entendre des voix, et surtout de les écouter.

Pour terminer je voudrais adresser mes remerciements particulièrement chaleureux à toutes celles et à tous ceux qui ont contribué à la réalisation de ces cloches. J’ai évoqué tout à l’heure les sociétés mécènes et les donateurs, mais je veux évoquer maintenant les entreprises qui ont réalisé les cloches, les ouvriers et les ouvrières qui en ont été les artisans tellement talentueux et que nous pouvons applaudir avec reconnaissance.

Merci.

+ André cardinal Vingt-Trois,
archevêque de Paris.

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