Allover

Jean-Luc Blanc

La Galerie Saint-Séverin présente du 15 décembre au 13 février Allover
une œuvre de Jean-Luc Blanc.

- Toute la galerie.

Après les propositions d’Ulla von Brandenburg et d’Anne Laure Sacriste, Jean-Luc Blanc poursuit le cycle d’expositions : Le Surgissement des images, qui comme le déroulement d’une bobine de fil, aborde, à travers différentes approches artistiques, la question de l’apparition et du dévoilement de l’image dans ses manifestations contemporaines.

Jean-Luc Blanc, Allover, peinture, 2010

Jean-Luc Blanc est peintre et dessinateur. Le portrait est essentiellement le sujet de ses peintures dont les images proviennent de différentes sources visuelles (films, photographies, revues, cartes postales...). Appréhendée comme un fantôme, chaque image a cette particularité d’être observée et assimilée à partir d’un long processus de familiarisation qui permet à l’artiste de redonner une forme d’incarnat à ces visages absents.

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Jean-Luc Blanc, Allover, peinture, 2010 © IRC

Pour la vitrine de la galerie Saint-Séverin, Jean-Luc Blanc n’a pas souhaité présenter une peinture comme on aurait pu s’y attendre. Il a plutôt préféré évoquer son absence en imaginant un mot : Allover.
Allover provient de la contraction de « all over », un anglicisme qui résonne avant tout avec un mouvement artistique des années 50 : la peinture expressionniste américaine ayant comme caractéristique la volonté de sortir de l’espace de la toile. Ici, dans la vitrine, l’esprit de la peinture se poursuit au-delà du tableau par l’association de ces deux mots qui laisse apparaître le mot « lover ».

Allover fonctionne donc comme un message : « tous amour(eux) », mis en espace et apparaissant à travers la vitre blanchie telle une carte de vœux en cette période hivernale et a fortiori pour le temps de Noël. Il reprend la forme d’un intertitre en noir et blanc, principe que l’artiste a déjà utilisé pour accompagner certains de ses dessins, et qui rappelle aussi ceux du cinéma muet ou encore des films de Jean-Luc Godard, qui, tous, ont pour fonction d’accompagner et d’être indissociables de l’image ; ici celle d’un tableau en devenir, telle une pause entre deux peintures ou deux dessins qui constituent la pratique quotidienne de l’artiste.

Pendant la durée de l’exposition, la vitrine deviendra un espace évolutif que Jean-Luc Blanc s’appropriera en y déposant des objets furtifs.

Valérie Da Costa

L’exposition est visible jusqu’au 13 février 2011.

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