Bioéthique et fin de vie

Le Figaro - 14 janvier 2011

Tribune du cardinal André Vingt-Trois.

Extrait.

L’humanité d’une société, la qualité de sa civilisation, se mesure à la manière dont elle traite les plus vulnérables : les enfants, les exclus de toute sorte mais aussi les malades en fin de vie ou les êtres humains au tout début de leur histoire.

La recherche sur l’embryon n’est pas seulement une question scientifique. Le « diagnostic préimplantatoire » n’est pas la chasse gardée de quelques spécialistes. De même, l’accompagnement des grands malades concerne toute la société. Ce qui est en jeu, c’est le respect imprescriptible de la dignité humaine. Ne pas reconnaître cette dignité, par un manque de lucidité ou de sérieux, c’est immanquablement faire le jeu destructeur de la violence. Dire cela, ce n’est pas s’opposer à la démarche scientifique. C’est au contraire affirmer, par respect pour la science elle-même, qu’elle peut et qu’elle doit intégrer le principe d’humanité.

(...)

La culture de notre pays, son histoire, sa responsabilité vis-à-vis de l’Europe et du reste du monde, sa fragilité actuelle aussi, nous engagent à faire preuve d’ambition éthique, avec courage et enthousiasme. Il serait illusoire de confondre plus petit commun dénominateur éthique et cohésion sociale. Car seule une haute vision de l’homme permet de construire la paix. Le consensus qui prétendrait se fonder sur le moins disant éthique serait en fait une caricature sans lendemain.

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