En marche vers Jérusalem

Dès le mois d’octobre, le rythme annuel des pèlerinages paroissiaux en Terre Sainte reprendra. Du désert à Jérusalem, les pèlerins viennent nourrir leur foi sur les lieux de la manifestation de Dieu aux hommes.

La paroisse Ste-Clotilde (7e), en pèlerinage en Terre Sainte, en mars 2010.
La paroisse Ste-Clotilde (7e), en pèlerinage en Terre Sainte, en mars 2010.
Photo : D.R.

À Paris, plusieurs paroisses s’organisent déjà pour partir en Terre Sainte, parcourir la « géographie du salut », comme l’appelait le pape Paul VI. À quelque trois heures de vol de Paris, les pèlerins entameront leur périple en foulant le désert du Néguev, pour remonter vers la mer Morte. « C’est une méditation sur l’Exode du peuple hébreu vers la terre promise, explique le P. Mathias Sütterlin, vicaire à Ste-Clotilde (7e), qui emmènera un groupe d’une cinquantaine de jeunes du collège Paul Claudel (7e), en pèlerinage pendant neuf jours à Pâques. Au désert, en admirant la création, on se prépare aussi à la venue de Jésus sur la terre. » Les pèlerins marcheront ensuite en Galilée, avant de remonter vers Jérusalem, en passant par le sanctuaire d’Ain Karem, en Judée, lieu de la Visitation. Un périple caractérisé de « huitième sacrement » par le cardinal Jean-Marie Lustiger, « soit quelque chose de la vie de Dieu qui nous est communiqué », précise le P. Sütterlin. En témoigne l’expérience de cette paroissienne de N.-D.de la Croix (20e),partie en mars 2010 : « La basilique de l’Annonciation à Nazareth et celle de la Nativité à Bethléem sont les lieux qui m’ont le plus touchée, se souvient-t-elle. C’est précisément là, en s’incarnant, que le Fils de Dieu fit irruption dans le temps de notre histoire. »

« Découvrir une relation vivante à Dieu »

Car ces quelques jours solliciteront avant tout, les sens du pèlerin. « Nous sommes un corps et une âme. C’est important d’avoir l’intelligence des textes, affirme le P.Manuel Texeira, vicaire à N.-D. de la Croix (20e), qui a accompagné ses paroissiens en mars dernier.Mais il est bon de ressentir, par exemple, l’ambiance qui règne au lac de Tibériade, car nous sommes la religion de l’Incarnation. » Dominique, qui partira en octobre avec la paroi s se St-Eloi (12e), attend, lui, de « vivre une nouvelle Pâque » : « C’est le pèlerinage suprême, celui qui va nous permettre de mettre physiquement nos pas dans ceux de Jésus. Ce sera également une occasion de resserrer nos liens en paroisse, d’apprendre à vivre ensemble le temps d’un voyage. » Pour la plupart, le pèlerinage sera aussi une (re)découverte de la tradition juive. « C’est quelque chose qui frappe souvent les pèlerins, analyse le P. Texeira. Ils découvrent l’origine juive du christianisme au-delà d’une simple lecture de l’Ancien Testament. » De retour à Paris, les fruits peuvent se manifester dans une nouvelle pratique de la foi. « Car nous allons là où, précisément, le Christ a enseigné, comme un père à ses enfants, et commencé à bâtir son Église, souligne le P. Sütterlin. C’est ainsi que l’on peut se découvrir une relation vivante à Dieu.On en revient donc renforcés et parfois plus impliqués. Un de mes paroissiens, ayant redécouvert l’Écriture après un pèlerinage, s’était inscrit dans le groupe de lecture biblique à son retour. » Est-ce pour autant un passage obligé dans la vie d’un chrétien ? Pas forcément : « La foi chrétienne a justement été révélée pour être vécue aux quatre coins de l’univers.Mais le passage en Terre Sainte permet de nourrir sa foi par des images et des sensations », répond le P. Texeira. Pour l’heure, de nombreux Parisiens se préparent à répondre à l’appel de la Custodie de Terre Sainte, lancé le 31 août après une forte baisse du nombre de pèlerins ces quatre derniers mois : « Venez en Terre Sainte, il n’y a aucun danger, Jérusalem attend toujours ses enfants. » • Laurence Faure

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