L’École Cathédrale : bilan et perspectives

JPEG - 29 ko
Le P. Éric Morin, docteur en théologie, nouveau directeur des cours publics et de l’Institut Supérieur des Sciences Religieuses (ISSR) à partir de septembre.
D.R.

PN.-D. – Quelles sont pour vous les grandes réussites de l’École Cathédrale depuis la création du Collège des Bernardins ?

P. Éric Morin – L’École Cathédrale existe depuis plus de vingt ans. Son implantation au sein du Collège des Bernardins, il y a cinq ans, a été un enrichissement réciproque de notoriété : des publics plus variés se sont rencontrés et se sont vu proposer une palette plus large de formations pour approfondir leur connaissance du Christ, au sein du dialogue entre la foi et la culture contemporaine. Le cadre multiséculaire dans lequel se déroulent maintenant les activités de l’École Cathédrale donne un enracinement à son travail de recherche, de découverte, de dialogue et d’enseignement. Nous sommes les héritiers de cette tradition de foi et de vie dont Benoît XVI nous a donné le ressort en inaugurant le Collège : chercher Dieu.

P. N.-D. – Quelles sont les évolutions ou orientations que vous souhaiteriez donner aux cours publics et à l’Institut Supérieur de Sciences Religieuses (ISRR) ?

P. E. M. – Pour l’instant, il me faut mieux connaître le corps professoral. Avec mes prédécesseurs, j’ai pu déjà rencontrer chacun des enseignants au long de cette année. C’est en continuant d’échanger avec eux que je pourrais apprécier à sa véritable valeur le trésor de compétences dont nous disposons pour faire évoluer la proposition et en élaborer de nouvelles. Les idées ne manquent pas. Comment mieux exploiter les cours mis sur internet ? Comment mieux adapter les horaires et les contenus aux exigences et aux intérêts des personnes qui travaillent ? Comment mieux faire dialoguer la formation avec les autres propositions du Collège ? En plus de cela, l’année prochaine, nous mettrons en place un autre cycle d’études à l’ISRR. Le travail préparatoire a été fait par mes prédécesseurs, aussi suis-je sans inquiétude ! L’objectif est de permettre aux étudiants non plus seulement de profiter du dialogue entre la Révélation et la culture de notre temps, mais aussi d’avoir une réflexion suffisamment structurée afin qu’ils puissent eux-mêmes être en situation de dialogue.

P. N.-D. – La journée portes ouvertes [1] de l’École Cathédrale aura lieu le mercredi 29 mai, dans l’après-midi. Quel en est le programme ?

P. E. M. – Plusieurs conférences donneront la teneur de l’enseignement que nous tentons d’offrir tout au long de l’année. Par exemple, Jacques Ducamp nous parlera de son expérience de philosophe enseignant au milieu d’une majorité de professeurs théologiens, tandis que le P. Louzeau nous introduira aux défis de la culture contemporaine. Chacun d’eux nous montrera, à sa manière, quelle nourriture réciproque il y a entre la culture et la foi, comment la connaissance de l’une conduit à une purification de l’autre. La présentation de la figure d’Édith Stein, avec la conférence de Sophie Bingelli, en sera une belle illustration. Enfin, au cours de cette journée, il sera également possible de visiter ce magnifique bâtiment qu’est le Collège des Bernardins et de profiter des autres propositions qui y seront faites : animations, stands, etc. • Propos recueillis par Agnès de Rivière

[1La journée portes ouvertes aura lieu le 29 mai de 14h à 20h, au 20 rue de Poissy (5e). Entrée libre.

Articles

Horaire de messes
Faire un don
Trouver ma paroisse