La jeunesse de Jean-Paul II en comédie musicale

Jean-Paul II, comédie musicale interprétée par des jeunes de
15 à 20 ans et produite en lien avec la communauté Saint-Jean,
retrace la jeunesse de Karol Wojtyla. À quelques semaines de sa
création à N.-D. de Grâce de Passy (16e), entretien avec l’auteur
et metteur en scène, Michel-Olivier Michel.

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“Jean-Paul II” propose de faire découvrir un visage souvent méconnu de Karol Wojtyla.
Photo : D.R.

P.N-D. – En quoi consiste cette comédie musicale ?

Michel-Olivier Michel – Il s’agit de suivre le jeune Karol Wojtyla au
moment de l’invasion de la Pologne, son pays natal, par l’Allemagne.
À travers le jeu des acteurs, les chants et les danses, qui se succèdent
tout au long du spectacle, nous avons voulu retranscrire toute
la passion, l’audace et la fougue de cette personnalité exceptionnelle.

Comment avez-vous formé les jeunes que vous dirigiez sur
scène ?

M.-O.M. – Je réfléchis et travaille à la création d’une école de formation à la fois au théâtre et à la philosophie. L’idée est d’éveiller
toutes les dimensions de la personne : son intelligence, son imagination, sa mémoire… Avec ce projet de comédie musicale,
encadré par la communauté Saint-Jean, c’est ce que je me suis
efforcé de faire. On a monté ce spectacle en trois semaines. Les
jeunes suivaient une heure d’enseignement chaque jour. L’objectif étant de faire fructifier leurs talents artistiques, mais aussi de leur donner des bases spirituelles solides.

Quelle a été votre motivation pour écrire et mettre en scène
cette comédie musicale ?

M.-O.M. – C’est d’abord une commande. J’ai pris le temps de répondre. Jamais je n’avais écrit un texte – hors de courts-métrages – qui allait être exploité, joué. Je voulais que l’écriture soit une part importante du projet. Le texte, les mots sont essentiels. Ils ne peuvent être un simple prétexte à un divertissement.
Je voulais que le chant et la danse soient au service de l’histoire
de cette homme qui amis la Parole au centre de sa vie. Avec ce
travail d’écriture, j’ai découvert un autre Karol Wojtyla : l’intellectuel
passionné par la philologie, la philosophie…

Vous montrez deux facettes peu connues du pape, l’acteur et le
résistant. Selon vous, la jeunesse d’aujourd’hui est-elle appelée à
résister… et à quoi ?

M.-O.M. – Oui, les jeunes doivent résister ! De nos jours, il y a un problème de formation de l’intelligence. Le mal principal c’est l’ignorance et le relativisme. L’invasion de la Pologne future catastrophe telle qu’on ne peut l’imaginer en France. Universités fermées, intellectuels déportés, auteurs prohibés… la culture polonaise fut visée par une incroyable force destructrice.

Pour Karol, la culture est la dignité de l’homme. Si on retire à l’homme cette dignité, on lui enlève toute liberté. C’est par les
mots – la seule force des mots – qu’il entre alors en résistance. Le jeune Karol d’alors nous donne une clé pour aujourd’hui : il lit, apprend, réfléchit, prie. Résister, c’est se former, aller vers la connaissance, nourrir sa foi. Résister, c’est lutter contre soi, être capable de reconnaître le mal à l’intérieur de soi. Connaître et se connaître soi-même c’est une force pour connaître Dieu et aller vers le bien. C’est le chemin que nous a montré Jean-Paul II. • Propos recueillis par Charlotte Seince

PRATIQUE

- Le lieu. N.-D. de Grâce de Passy, 10 rue de l’Annonciation (16e).
- Les dates. Le 11 novembre à 20h, le 12 novembre à 14h et 17h30, le 13 novembre à 14h, le 24 mars à 14h et 17h30. Et le 25 mars à 14h.
- Les tarifs. De 11€ à 30€.
- Renseignements et réservations.
www.spectaclerevelateur.fr

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