La symbolique d’une consécration épiscopale

P. N.-D. – Qu’est-ce qui distingue la consécration épiscopale des autres ordinations ?

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P. Norbert Hennique, responsable de la Commission diocésaine pour la pastorale liturgique et sacramentelle.
Photo : D.R.

P. Norbert Hennique – Dans le droit pontifical romain, trois ordinations sont proposées : les ordinations diaconale, presbytérale et épiscopale. Si une ordination est toujours présidée par l’évêque du lieu, l’épiscopale fait intervenir l’archevêque de la Province ecclésiastique, assisté de deux évêques. De plus, au début de la cérémonie, une Bulle papale est lue : il s’agit de la promulgation officielle de la nomination du nouvel évêque. Par la lecture de cet acte juridique qui porte le sceau pontifical, on atteste que l’ordinand est appelé à être évêque par le pape. Par ailleurs, durant la cérémonie, l’onction sacramentelle se fait sur la tête et non sur les mains comme lors de l’ordination sacerdotale ; les attributs remis au nouvel évêque sont différents et plus nombreux. Le rituel de l’ordination épiscopale comporte aussi ses lectures propres, une prière consécratoire particulière et des gestes spécifiques.

P. N.-D. – À quoi le nouvel évêque s’engage-t-il en acceptant d’être ordonné ?

P. N. H. – Le nouvel évêque reçoit la charge transmise par les apôtres de conduire le peuple de Dieu. Après avoir invoqué l’Esprit Saint et professé sa foi avec l’assemblée, l’ordinand est appelé à répondre positivement à neuf questions posées par son archevêque. Il promet d’abord de remplir sa charge jusqu’à sa mort, avec la grâce de l’Esprit Saint. Puis, il s’engage à annoncer l’Évangile du Christ avec fidélité et sans relâche, à garder dans sa pureté et dans son intégrité le dépôt de la foi selon la tradition reçue des apôtres, à travailler à la construction de l’Église et à demeurer dans son unité avec tout l’ordre des évêques, à obéir fidèlement au pape, à prendre soin du peuple de Dieu et à le diriger sur le chemin du salut, et accueillir au nom du Seigneur les pauvres, les étrangers et tous ceux dans le besoin, à partir à la recherche des brebis perdues, à intercéder sans relâche auprès de Dieu pour le peuple saint, et à remplir de façon irréprochable la fonction de grand prêtre et de pasteur.

P. N.-D. – Quels attributs reçoit-il en vertu de son ordination ?

P. N. H. – Après la litanie des saints, pendant laquelle l’ordinand s’allonge devant l’autel face contre terre, l’archevêque lui impose les mains, en silence, sur la tête. Les évêques présents font de même. Après quoi, l’archevêque place l’Évangile ouvert, tenu par deux diacres au-dessus de la tête de l’ordinand et prononce la prière consécratoire, invoquant Dieu le Père pour qu’il donne au nouvel évêque de remplir sans défaillance sa fonction. Puis, il oint son front du Saint-Chrême, pour que « Dieu le pénètre de sa grâce comme d’une onction spirituelle et rende fécond son ministère », lui remet l’Évangile, afin qu’il « prêche la parole de Dieu avec une grande patience et le souci d’instruire », et enfin l’anneau, « signe de fidélité », la mitre, afin « que brille en lui l’éclat de la sainteté », et le bâton pastoral, signe de sa charge, « celle de prendre soin de tout le troupeau du Seigneur dans lequel il a été établi évêque ». • Propos recueillis par Ariane Rollier

Retrouvez un album-photos de l’ordination de Mgr Aupetit et l’homélie de Mgr Vingt-Trois sur www.paris.catholique.fr.

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