L’Église
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À Paris

Le Service de Coopération au Développement (SCD)

« Le Service de Coopération au Développement (SCD), organisme d’envoi de volontaires de Solidarité Internationale (trois cents volontaires sur le terrain pour des contrats de bénévolat de deux ans dans soixante pays) est né, en 1979. »

Un service ouvert qui a créé des partenariats

En solidarité avec tous les hommes, « Service et Développement » s’est voulu ouvert et a créé des partenariats avec :
le Laïcat missionnaire protestant ;
le C.O.E. ;
le Service Chrétien pour la Paix,
EIRENE ;
les ministères algériens à travers « Ren-contre et Développement » ;
des gouvernements socialistes d’Afrique noire ;
des pays d’Amérique latine (avec « Espérance » et différents ministères de la Santé).

De fait, confiant que « l’Esprit est à l’œuvre », « Service et Développement » comptait de nombreux partenaires et coopérants non chrétiens.
En 1973, l’ensemble des réflexions et prises de positions sont rassemblées dans un document unique
« Éléments de la réflexion sur la coopération ».

Inauguration des locaux dans la maison
de Pauline Jaricot à Lyon

En décembre 1964, à l’occasion de l’inauguration des locaux dans la maison de Pauline Jaricot, Monseigneur Villot, alors évêque coadjuteur de Lyon, se réjouit que cette maison revienne au laïcat missionnaire
« comme le signe du rajeunissement de l’Église dont le laïcat porte le témoignage »,
il souligne ensuite l’importance que de jeunes chrétiens s’impliquent dans la vie économique et sociale des pays en voie de développement. Cette maison symbolise bien l’humanisme lyonnais dont Pauline Jaricot est un des exemples : à la fois un engagement philosophique et spirituel, mais qui, au-delà des idées s’ancre dans des réalisations (sociales) par un engagement concret.

C’est toujours dans la maison de Pauline que le SCD, après la fusion entre EID et SD, va continuer son travail de recrutement, formation, envoi de coopérants techniques dans les tiers-mondes, et cela jusqu’en décembre 2002, date à laquelle les OPM commencent les travaux dans cette maison.

Emménagement, en janvier 2003, du SCD
sur la commune de la Mulatière

L’emménagement, en janvier 2003, du SCD sur la commune de la Mulatière, au confluent du Rhône et de la Saône, avec ces eaux venant du Nord qui se bousculent et s’unissent jusqu’au Sud dans la Méditerranée « vers la mer où se mêlent toutes les eaux (de la terre), illustre symboliquement une autre valeur fondamentale et caractéristique de l’association, celle de l’ouverture à la rencontre : "Ici et là-bas". » (...)

Le volontaire découvre un autre mode de vie

et à travers lui, ses accueillants appréhendent eux aussi un autre profil de « blanc expatrié », plus proche d’eux, partageant leurs conditions de vie, comprenant leurs difficultés, faisant la fête avec eux...
De ces rencontres singulières naissent des regards différents..., base nécessaire pour la construction d’une mondialisation ayant comme objectif le développement de tous les hommes et de tout l’Homme et non le seul objectif économique qui enrichit les uns au détriment des autres et de notre planète.

Envoi de volontaires de Solidarité Internationale

Si, depuis les années 60, les mots et les termes employés ont changé (le SCD n’envoie plus des jeunes coopérants dans les pays de missions mais des volontaires de Solidarité Internationale dans les pays du Sud), c’est toujours au nom du même message évangélique « la solidarité avec les plus pauvres » qui fait partie de la mission première de l’Église au même titre que l’annonce de la Bonne Nouvelle.

« De ces rencontres, de cette vie "avec",
naissent des regards différents, des interrogations fortes... ».
Ici, des volontaires en Haïti.

Pourtant, actuellement, les volontaires sont de plus en plus confrontés sur le terrain à des troubles politiques graves. Le développement ne serait-il pas porteur de Paix ? Il y a là une interrogation forte pour nous chrétiens du Nord, porteurs de ce devoir de solidarité.

Nos modes de fonctionnement ont déstructuré
un équilibre ancestral

Nos modes de fonctionnement, plaqués dans les pays pauvres souvent comme la panacée, ont déstructuré l’équilibre ancestral, culturel, religieux et économique des populations du Sud et de l’Est.
Les responsabilités des pays du Nord sont lourdes, mais les prises de conscience actuelles (nos responsabilités de consommateurs et les réflexions altermondialistes) permettent de ne pas baisser les bras et d’espérer que, bientôt, nous ferons poids pour obtenir la modification des politiques occidentales qui ne font, actuellement, qu’affaiblir le Sud. (...)

Evolution du profil des partenaires

Actuellement, les partenaires du Sud sont de plus en plus nombreux à demander l’apport d’un volontaire.
Avec l’envoi du volontaire s’effectue aussi un soutien du partenaire (aide au montage du projet, appui à la recherche de financements, soutien finan-cier. . .)Ce n’est plus le « faire pour » mais le « faire avec » qui se joue.

Car le SCD reste convaincu que la réponse au sous-développement se trouve dans les échanges interpersonnels, au carrefour des cultures et des économies, non plus dans un service au développement uniquement en direction du Sud, mais à la convergence des énergies des hommes et des femmes du Nord et du Sud, impliqués ensemble sur des projets de terrain à échelle humaine, là-bas aussi bien qu’ici, car il s’agit aussi de changer nos modes de vie. Les volontaires, à leur retour, en sont convaincus et peuvent en témoigner.

Mission des volontaires à leur retour ...

Leur témoignage leur permettra à la fois de participer à la deuxième mission associative du SCD, l’éducation au développement, mais aussi de prendre du recul par rapport à leur temps de volontariat, ce qui les aidera à rentrer.
C’est aussi dans cet objectif que le SCD offre la possibilité à ceux qui le souhaitent de participer à un week-end « retour » de trois jours.

Le SCD, c’est enfin la convivialité, à travers des accueils proposés par d’anciens volontaires qui animent le réseau dans les régions. C’est encore un week-end de rencontres proposées aux parents de volontaires sur le terrain afin qu’ils puissent partager entre parents leurs soucis et angoisses de parents mais aussi leur fierté d’avoir « leur jeune engagé comme citoyen du monde ».

Michèle Dalon,
est partie comme coopérante au Gabon.
Elle est assistante sociale, militante syndicale
et mère de famille de cinq enfants

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