Message du cardinal André Vingt-Trois pour la fête de Noël 2010

Paris – 25 décembre 2010

Chers amis,

En cette fête de Noël, à travers toute la terre, les chrétiens vont célébrer la naissance de Jésus. Comme d’habitude, on nous expliquera certainement que la fête de Noël n’est finalement plus chrétienne, et qu’elle appartient maintenant à toute la société.

Noël est-elle toujours une fête chrétienne ?

Puisque ces réjouissances s’organisent autour de la célébration de la naissance du Christ, nous pouvons nous demander comment cet évènement mystérieux et caché d’il y a deux mille ans a pu prendre une telle dimension, pourquoi une émotion sincère saisit tant d’hommes et de femmes, chrétiens convaincus ou non, quand revient le temps de Noël. Est-ce l’occasion qui nous est donnée à travers des jours moroses de pouvoir oublier quelques instants les soucis ? Est-ce la joie de se retrouver en famille ? Est-ce l’attendrissement devant un nouveau-né, dans une société où l’annonce d’une naissance n’est pas toujours une bénédiction ? Est-ce tout simplement un vieux rêve de paix et de concorde qui habite les cœurs, ou la nostalgie des noëls de notre enfance ?

Noël : Dieu a habité parmi les hommes !

Depuis les origines, Dieu a voulu faire des hommes ses amis dans une Alliance éternelle. Il nous a créés « à son image » (Gn 1, 27), Il nous appelle à être réellement ses enfants. Certes, cela nous semble inimaginable et irréaliste. Si Dieu est Dieu, son histoire ne devrait pas se confondre avec celle de l’homme, ou alors il ne serait plus Dieu et l’homme ne serait plus libre ! Mais, pourtant, en Jésus de Nazareth, c’est bien Dieu lui-même qui vient à nous. Il vient nous appeler à la sainteté et à la conversion. Il vient partager réellement et pleinement notre condition humaine.

Noël : La lumière d’une espérance nouvelle pour chacun

Si Dieu a percé le mur qui sépare la réalité divine de la réalité humaine, alors l’histoire des hommes change. Le dernier mot de l’histoire n’est plus laissé au cynisme, à la violence, à l’échec et à la solitude. Quels que soient les défauts de notre itinéraire, nos refus d’aimer et notre péché, l’espérance de la miséricorde et du pardon ouvre à l’intérieur de nos existences un chemin de vie et de renouveau.
Oui, « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique ». Voilà notre espérance et la source de notre joie, qui peut s’exprimer diversement à travers les fêtes de ces jours, par des rencontres et des échanges, par un moment passé devant une crèche ou dans une église, par une prière secrète au fond de notre cœur.

Joyeuse fête de Noël à vous et à tous ceux que vous aimez !

+André Cardinal Vingt-Trois,
archevêque de Paris

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