« Nous entamons une deuxième étape »

Hubert du Mesnil, directeur du Collège des Bernardins depuis avril 2013.
Hubert du Mesnil, directeur du Collège des Bernardins depuis avril 2013.
Photo : D. R.

P. N.-D. – Pouvez-vous nous dire quelques mots sur ce qui vous a amené à la direction du Collège des Bernardins ?

Hubert du Mesnil – Après avoir fréquenté l’École Cathédrale auprès de Mgr Pierre d’Ornellas [1], j’ai eu la chance d’être témoin des premières réflexions menées sur le projet du Collège des Bernardins. J’ai naturellement commencé à fréquenter le Collège comme auditeur ou intervenant. Puis, il y a dix-huit mois, Mgr Jérôme Beau m’a proposé d’entrer au conseil d’administration ; j’ai ainsi découvert les évolutions de l’institution et son fonctionnement. Enfin, le cardinal Vingt-Trois m’a demandé si je pouvais prendre la suite de Michel de Virville pour la direction. Je réfléchissais alors à mon évolution professionnelle. En acceptant cette fonction, je réponds à un appel à servir l’Église et je suis très heureux d’accomplir cette belle mission aux côtés de Mgr Jérôme Beau.

P.N.-D. – Vous reprenez les rênes du Collège des Bernardins cinq ans après son ouverture. Quelles sont les dimensions du projet qui vous interpellent ?

H. du M. – C’est un objectif très stimulant de rendre concrète cette intuition formidable du cardinal Jean-Marie Lustiger : l’Église a la capacité de dialoguer avec le monde contemporain à travers la culture et les questions qui touchent à l’avenir de l’homme et à sa recherche de Dieu. Le projet, rendu universel par la venue de Benoît XVI en 2008, peut se déployer de façon très variée. C’est ce que je trouve passionnant. Car mon travail ici est d’opérer la rencontre de cette intuition avec la réalité du quotidien, en faisant appel à toutes nos ressources. Cinq ans après le lancement, nous entamons une deuxième étape. Tout en restant ouverts à des perspectives d’évolution, nous allons entrer dans une phase de consolidation de tout ce qui a été entrepris ; nous allons nous efforcer de rendre plus accessibles nos travaux et nos recherches, d’élargir nos publics et nos partenariats et de renforcer l’esprit communautaire qui s’est développé au sein du Collège des Bernardins, au milieu du fourmillement des cours, événements, colloques... Ce lieu nous permet d’expérimenter une vie d’Église, avec son lot de difficultés, mais aussi avec ce qu’elle offre d’espérance et de sens à nos activités quotidiennes.

P. N.-D. –Quels sont les chantiers à venir ?

H. du M. – Nous allons poursuivre cette recherche d’unité entre les différentes activités du Collège : formation, recherche, culture et dialogue. Nous allons aussi travailler à l’approfondissement de nos partenariats, en particulier avec nos mécènes. Enfin, il y a ce défi primordial : renforcer le lien entre l’École Cathédrale – fondement historique du Collège des Bernardins –, ses élèves et ses professeurs, et le public « passant ». L’enjeu ? Créer la rencontre entre le bruit du monde et le silence de la contemplation et de l’étude. Je pense que nous devons aller au-delà du simple fait de « ne pas nous déranger mutuellement », en créant les conditions pour que toute personne se sente accueillie dans nos murs et invitée à mieux connaître la Parole de Dieu, que ce soit à travers une exposition, une rencontre ou un enseignement. • Propos recueillis par Laurence Faure

[1Évêque auxiliaire de Paris de 1997 à 2006.

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