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Parvis des Gentils : 2 jours de dialogues à Paris

Le 25 mars 2011, près de 7 000 personnes se sont rassemblées sur le parvis de Notre-Dame de Paris dans la soirée pour la dernière étape parisienne du “Parvis des Gentils”.

Au programme : spectacle, musique, danse, théâtre, débats sur des grands thèmes contemporains, et intervention de Benoît XVI. La soirée s’est clôturée par un magnifique son et lumière.

- Lire l’intervention du Pape Benoît XVI.
- Voir l’album-photos de la soirée

- Les spectacles présentés sur le parvis

  • Film sur l’immensité de l’univers
  • Théâtre, “Job ou la torture par les amis”, une création originale de Fabrice Hadjadj
  • Danse, une scénographie contemporaine sur le Cantique des Cantiques créée pour l’événement
  • Chant grégorien avec Damien Poisblaud
  • Son et lumière exceptionnel sur la façade de la cathédrale
  • Concert, animations musicales et intermèdes avec Paddy Kelly

- Sous des tentes, des espaces de dialogues entre croyants et non-croyants

  • Débats avec le public sur les thèmes de : “l’homme et l’univers”, “la souffrance et l’espérance”, “la voie de l’amour”, “la voie de la beauté”

- Prière dans la cathédrale Notre-Dame de Paris

  • Chant, silence et méditation avec les frères de Taizé dans la cathédrale

Revoir la soirée avec KTO

Qu’est ce que le Parvis des Gentils ?
Le Conseil pontifical de la culture a provoqué, avec l’Institut catholique de Paris, le lancement d’une nouvelle structure de dialogue entre croyants et non-croyants, appelée le “Parvis des Gentils”.
Paris a été choisi comme lieu symbolique fort pour inaugurer cette structure. Ainsi, les 24 et 25 mars 2011, trois sites de prestige – l’UNESCO, la Sorbonne et l’Institut de France – ont permis à plusieurs hautes personnalités du monde de la culture de dialoguer autour du thème « Lumières, religions, raison commune ».
- Lire l’interview du Cardinal Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical de la culture, parue dans Paris Notre-Dame

Découvrez le “Parvis des Gentils” sur le site officiel www.parvisdesgentils.fr

Les autres temps forts

- Jeudi 24 mars 2011

Cérémonie inaugurale à l’UNESCO de 15h à 18h)
La cérémonie inaugurale a réuni diplomates, fonctionnaires internationaux, représentants de la culture et doctorants. Trois personnalités politiques ont débattu et se sont interrogées sur le thème suivant : « Quelles sont les ressources d’un nouveau dialogue entre personnes de bonne volonté, en réponse à des questions essentielles et universelles ? »
Cette cérémonie était co-présidée par le cardinal Gianfranco Ravasi, président du Conseil Pontifical de la Culture.

- Vendredi 25 mars 2011

Séance en Sorbonne à 9h
Elle s’adressait d’abord aux universitaires, professeurs et étudiants-doctorants. Le dialogue est indispensable pour ces deux fondements de nos sociétés que sont la science et la démocratie. C’est lui qui est appelé à régler le savoir et le pouvoir. Le débat entre l’héritage des Lumières et celui de la Foi est essentiel, d’autant que les enjeux ne se présentent plus de la même manière aujourd’hui.

Séance à l’Institut de France à 15h
L’Institut de France a accueilli la troisième et dernière séance de fondation du “Parvis des Gentils”. Celle-ci s’est déroulée suivant trois thématiques : "Ethique et finances", "Droit et multiplicité des références culturelles", et "Art, culte et culture". Mgr Claude Dagens, évêque d’Angoulême et académicien, est intervenu sur ce dernier thème.

Table ronde au Collège des Bernardins de 19h à 20h
En présence de :
- M. le Professeur Axel KAHN, Président de l’université Paris Descartes ;
- Mme Emmanuelle MIGNON, Secrétaire générale d’Europacorp ;
- M. Bruno RACINE, Président de la Bibliothèque Nationale de France ;
- Son Em. le Cardinal Gianfranco RAVASI, Président du Conseil Pontifical de la Culture.
- Enzo BIANCHI, Fondateur et prieur de la communauté monastique interconfessionnelle de Bosé, Italie
- M. Alain CHRISTNACHT, Conseiller d’Etat

Intervention du Cardinal Gianfranco RAVASI lors de la Table ronde du 25 mars 2011 au Collège des Bernardins.

Je veux seulement faire un petit témoignage, un petit message pour le Collège des Bernardins, je ne participe pas à ce dialogue. Je veux lire mon message, saluer ceux qui sont ici ; et je pense qu’au cours de cette table ronde les réponses seront certainement dans ce sens. Je souhaite en tout premier lieu exprimer ma vive reconnaissance et toute mon affection au Cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, en le saluant je l’ai déjà rencontré, et le remercier de nous avoir accueillis et soutenus dans notre initiative du Parvis des Gentils, avec toute l’Église qui est à Paris.

Je salue aussi les membres du Collège des Bernardins et toutes les personnalités ici présentes, en particulier Patrick de CAROLIS […]. C’est une émotion pour moi d’intervenir en un lieu si suggestif qui garde encore précieusement l’écho des paroles inoubliables de Benoît XVI dans son discours mémorable prononcé pour son inauguration. Plus encore, je dois confesser que précisément cette intervention papale et dans le Collège des Bernardins, sont à l’origine de l’initiative du Parvis des Gentils inauguré au cours de ces deux journées qui maintenant arrive à sa conclusion. Je réponds à la question de M. Patrick de Carolis : je souhaite maintenant, idéalement, remettre dans les mains de votre institution qui nous accueille et dans celles de son suprême garant qui est l’archevêque de Paris, l’avenir du Parvis des Gentils en France. Dans un tel foisonnement de vie intellectuelle et religieuse où foi et raison ne cesse de se rencontrer et veulent cheminer ensemble sur les sentiers de la recherche, cette initiative née dans la pensée de Benoît XVI, présentée et expliquée dans son discours de décembre 2009 et qu’il va à nouveau exprimer et confier de vive voix dans un instant aux jeunes du Parvis de Notre-Dame, cette initiative pourra continuer à vivre ici, dans ce lieu de haute culture qui témoignera la fécondité pour la société de ce thème. Un écrivain français, Pierre Reverdi, écrivait qu’il « existe des athées redoutables qui s’intéressent à Dieu plus que certains croyants frivoles et légers », mais il existe aussi des croyants fervents qui s’intéressent à l’homme, au monde, à l’histoire, plus que certains athées superficiels et indifférents. Julia Kristeva le déclarait hier dans une interview : souvent nous, laïcs, n’avons pas examiné ce que l’expérience religieuse nous apprend de l’homme, ni considéré les bénéfices de la foi, de la vie intérieure, de la prière. De même, nous ne sommes pas, nous les chrétiens, toujours réceptifs au parcours pourtant significatif que la culture, l’art et la science contemporaine empruntent avec une incessante volonté de connaître.

Dans son essai « La France contre les robots » Georges Bernanos affirme qu’une civilisation ne s’écroule pas comme un édifice, on dirait plus exactement qu’elle se vide peu à peu de sa substance jusqu’à ce qu’il n’en reste plus que l’écorce. C’est précisément cette dilution que croyants et non-croyants nous voulons empêcher. Symboliquement et dans ce sens, le Parvis des Gentils et le Collège des Bernardins partageront aux quatre points cardinaux de leur parvis idéal autant de binômes. Chercher et trouver, s’interroger et répondre, dialoguer et écouter, comprendre et croire. Quatre points cardinaux d’un idéal parvis et leurs fruits seront la signification de l’être et de l’exister, la vérité, la communion, la sagesse, et nous espérons que le résultat soit dans cette œuvre qui a ce soir son incipit, son moment d’inauguration et son dialogue initial.

Je vous remercie, et je désire aujourd’hui écouter tout ce qui, dans cette table ronde, sera le témoignage plus vif de la vie de cette initiative du Parvis des Gentils. Merci.

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