Saint-Ephrem des Syriaques

L’église actuelle située au 17 rue des Carmes (5e) remonte à 1733. Elle est l’œuvre de l’architecte Boscry.

Elle s’élève à l’emplacement du « Collège des Lombards » fondé en 1334, devenu en 1677 le « Collège des Irlandais » qui formait des missionnaires pour la conversion de l’Angleterre. Fermée à la Révolution, elle est rendue aux Irlandais en 1815. Achetée par la Mairie de Paris, elle est attribuée à la Mission Syriaque Catholique depuis le 16 septembre 1925.

La liturgie célébrée dans cette église est celle de Jérusalem-Antioche, fixée au début du VIe siècle dans la langue araméenne-syriaque. D’où les aménagements avec la séparation de la nef et du chœur par un chancel en bois sculpté, fermé par un rideau. À gauche, le siège du célébrant est devant la clôture.

Au dessus de l’autel, la Présentation au Temple de D. Durand, (1740) et une gloire classique. Quelques autres tableaux sont restés en place : une Résurrection du Christ, et le Bon Samaritain. Les armoiries qui se trouvaient au-dessus de la porte furent martelées en 1794. C’est ici, en 1872, qu’Albert de Mun créa les premiers Cercles Ouvriers.

Derrière la clôture, des peintures récentes par Jeanne Gauzy, évoquent saint Ephrem, saint Ignace d’Antioche, l’intercession de saint Ephrem auprès de Marie. L’autel est derrière le rideau. Le lieu de la parole, à droite est réservé au diacre. Une belle harpe, et le baptistère mobile en cuivre orné de symboles : l’arbre et le serpent, signes du péché ; la croix, l’eau et la colombe de l’Esprit pour la grâce sont rangés du côté gauche.

Sur les murs de la nef, une série d’icônes présentent les principaux saints de l’Église syriaque, moines, moniales et martyrs des premiers siècles.

Au fond de l’église à gauche, le baptême du Christ. A droite, Marie règne : en peinture, en icône recouverte de cuivre, et en statue de plâtre de N.-D. de Lourdes.

Saint Ephrem le Syriaque (306-373) est né à Nisibe, en Mésopotamie. Ordonné diacre, il le restera toute sa vie. Il est professeur à l’Université de Nisibe quand sa ville est offerte aux Perses ; en 353. Il émigre à Edesse, avec ses concitoyens Il y fonde une Ecole-Université où il enseigna jusqu’à sa mort. Ascète, serviteur des pauvres et théologien, il est l’initiateur de la musique sacrée syriaque. Il a été déclaré Docteur de l’Église en 1920.

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