L’Église
Catholique
À Paris

Troisième marche : En exil loin de Dieu et de moi-même

Être de désir que Dieu seul peut combler, chacun se découvre en même temps éloigné de Lui et complice du mal. Mais le Christ est mort pour nous sauver du péché et nous ouvrir le chemin vers le Père.

Présentation audio de cette marche
(à écouter en parcourant cette page web ou en feuilletant le carnet)

Marche 3

MESSAGE DU PAPE AUX JEUNES

Nous comprenons alors que c’est un contresens de prétendre éliminer Dieu pour faire vivre l’homme ! Dieu est la source de la vie : l’éliminer équivaut à se séparer de cette source et, inévitablement, se priver de la plénitude et de la joie : « en effet, la créature sans Créateur s’évanouit » (Gaudium et Spes, 36). La culture actuelle, dans certaines régions du monde, surtout en Occident, tend à exclure Dieu ou à considérer la foi comme un fait privé, sans aucune pertinence pour la vie sociale. Alors que toutes les valeurs qui fondent la société proviennent de l’Évangile – comme le sens de la dignité de la personne, de la solidarité, du travail et de la famille –, on constate une sorte d’« éclipse de Dieu », une certaine amnésie, voire un réel refus du christianisme et un reniement du trésor de la foi reçue, au risque de perdre sa propre identité profonde.
Pour cette raison, chers amis, je vous invite à intensifier votre chemin de foi en Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ. Vous êtes l’avenir de la société et de l’Église ! Comme l’apôtre Paul l’écrivait aux chrétiens de la ville de Colosse, il est vital d’avoir des racines, des fondements solides ! Et cela est particulièrement vrai aujourd’hui, quand beaucoup de jeunes n’ont pas de repères stables pour construire leur vie, ce qui engendre en eux une grande insécurité. Le relativisme ambiant, qui consiste à dire que tout se vaut et qu’il n’y a aucune vérité ni aucun repère absolu, n’engendre pas la vraie liberté mais instabilité, déception, conformisme aux modes du moment. Vous, les jeunes, vous avez le droit de recevoir des générations qui vous précèdent des repères clairs pour faire vos choix et construire votre vie, comme une jeune plante a besoin d’un tuteur, durant le temps nécessaire pour pousser des racines, pour devenir un arbre solide, capable de donner du fruit.

DANS LA BIBLE

ANCIEN TESTAMENT
L’homme pécheur se détourne et se cache de Dieu, faisant son propre malheur. Mais Dieu ne se lasse pas de le chercher pour le libérer et le sauver.

Livre de la Genèse 3, 8-13 : 8 L’homme et la femme entendirent le Seigneur Dieu qui se promenait dans le jardin à la brise du jour. Ils allèrent se cacher aux regards du Seigneur Dieu parmi les arbres du jardin. 9 Le Seigneur Dieu appela l’homme et lui dit : « Où es-tu donc ? » 10 L’homme répondit : « Je t’ai entendu dans le jardin, j’ai pris peur parce que je suis nu, et je me suis caché. » 11 Le Seigneur reprit : »Qui donc t’a dit que tu étais nu ? Je t’avais interdit de manger du fruit de l’arbre ; en aurais-tu mangé ?” 12 L’homme répondit : « La femme que tu m’as donnée, c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre, et j’en ai mangé. » 13 Le Seigneur Dieu dit à la femme : « Qu’as-tu fait là ? » La femme répondit : « Le serpent m’a trompée, et j’ai mangé. »

Livre de Jérémie 2, 11-13 : 11 Est-ce qu’une nation a jamais changé ses dieux ? Et ce ne sont même pas des dieux ! Mon peuple, lui, a changé celui qui est sa gloire contre des dieux sans pouvoir. 12 Cieux, soyez-en consternés, horrifiés, épouvantés ! 13 Mon peuple a commis un double péché, déclare le Seigneur : ils m’ont abandonné, moi, la source d’eau vive, et ils se sont creusé des citernes : des citernes fissurées, qui ne retiennent pas l’eau !

NOUVEAU TESTAMENT
Jésus a été envoyé par le Père pour relever et libérer l’homme, handicapé et emprisonné par le péché.

Évangile selon saint Matthieu 9, 1-7 : 1 Jésus alla dans sa ville de Capharnaüm. 2 Et voilà qu’on lui apportait un paralysé, couché sur une civière. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés. » 3 Or, quelques scribes se disaient : « Cet homme blasphème. » 4 Mais Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Pourquoi avez-vous en vous-mêmes des pensées mauvaises ? 5 Qu’est-ce qui est le plus facile ? de dire : ‘Tes péchés sont pardonnés’, ou bien de dire : ‘Lève-toi et marche’ ? 6 Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés... » alors, il dit au paralysé : « Lève-toi, prends ta civière, et rentre chez toi. » 7 L’homme se leva et rentra chez lui.

Évangile selon saint Jean 8, 34-36 : 34 Jésus disait aux Juifs : « Amen, amen, je vous le dis : tout homme qui commet le péché est esclave du péché. 35 L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils, lui, y demeure pour toujours. 36 Donc, si c’est le Fils qui vous rend libres, vous serez vraiment libres. »

MAGISTÈRE

CONCILE VATICAN II
Si, par « autonomie du temporel », on veut dire que les choses créées ne dépendent pas de Dieu et que l’homme peut en disposer sans référence au Créateur, la fausseté de tels propos ne peut échapper à quiconque reconnaît Dieu. En effet, la créature sans Créateur s’évanouit. Du reste, tous les croyants, à quelque religion qu’ils appartiennent, ont toujours entendu la voix de Dieu et sa manifestation, dans le langage des créatures. Et même, l’oubli de Dieu rend opaque la créature elle-même. (Gaudium et Spes, n°36)

CATÉCHISME DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE
Tant qu’elle ne s’est pas fixée définitivement dans son bien ultime qu’est Dieu, la liberté implique la possibilité de choisir entre le bien et le mal, donc celle de grandir en perfection ou de défaillir et de pécher. […]
Plus on fait le bien, plus on devient libre. Il n’y a de liberté vraie qu’au service du bien et de la justice. Le choix de la désobéissance et du mal est un abus de la liberté et conduit à « l’esclavage du péché ». (CEC n°1732-1733)

Séduit par le Malin, dès le début de l’histoire, l’homme a succombé à la tentation et commis le mal. Il conserve le désir du bien, mais sa nature porte la blessure du péché originel. Il est devenu enclin au mal et sujet à l’erreur. Par sa passion, le Christ nous a délivrés de Satan et du péché. Il nous a mérité la vie nouvelle dans l’Esprit Saint. Sa grâce restaure ce que le péché avait détérioré en nous. (CEC n°1707-1708)

PAROLES DE SAINTS

Saint Augustin a longtemps cherché Dieu avant d’être illuminé par Lui. Quand on s’éloigne de Dieu, on se perd soi-même. « Bien tard je t’ai aimée, ô beauté si ancienne et si nouvelle, bien tard je t’ai aimée ! Et voici que tu étais au-dedans et moi au-dehors et c’est là que je te cherchais, et sur la grâce de ces choses que tu as faites, pauvre disgracié, je me ruais ! Tu étais avec moi et je n’étais pas avec toi. […] Tu as appelé, tu as crié et tu as brisé ma surdité ; tu as brillé, tu as resplendi et tu as dissipé ma cécité ; tu as embaumé, j’ai respiré et haletant j’aspire à toi ; j’ai goûté, et j’ai faim et j’ai soif ; tu m’as touché et je me suis enflammé pour ta paix. » (Confessions, livre X)

Bienheureux Jean Paul II : « Le mal dont on a fait une expérience directe ne s’oublie pas facilement. On peut seulement le pardonner. Et que signifie pardonner, sinon en appeler au bien, qui est plus grand que n’importe quel mal ? En définitive, ce bien n’a son fondement qu’en Dieu. Seul Dieu est ce Bien. La limite imposée au mal par le Bien divin en est arrivée à faire partie de l’histoire de l’homme en particulier de l’histoire de l’Europe, par l’action du Christ. » (Mémoire et Identité, p.29)

QUESTIONS


1. « On constate une sorte d’« éclipse de Dieu », […] au risque de perdre sa propre identité profonde. »
Comment est-ce que je comprends cette phrase de Benoît XVI ?
2. En quoi le mal est-il à la fois un scandale et un mystère ?
3. Qu’est-ce que le péché ? Quelle est sa racine, sa nature profonde, sa conséquence ? Pourquoi est-ce important de me reconnaître pécheur ? Pourquoi est-ce difficile ?
4. Comment croire que le bien est « plus fort que n’importe quel mal » ?
5. Quelle place le pardon a-t-il dans ma vie ? Et le sacrement de Pénitence ? En quoi est-il une libération ?

POUR ALLER PLUS LOIN

- L’enfer
Nous ne pouvons pas être unis à Dieu à moins de choisir librement de L’aimer. Mais nous ne pouvons pas aimer Dieu si nous péchons gravement contre Lui, contre notre prochain ou contre nous-mêmes […]. Notre Seigneur nous avertit que nous serons séparés de Lui si nous omettons de rencontrer les besoins graves des pauvres et des petits qui sont ses frères. Mourir en péché mortel sans s’en être repenti et sans accueillir l’amour miséricordieux de Dieu, signifie demeurer séparé de Lui pour toujours par notre propre choix libre. Et c’est cet état d’auto-exclusion définitive de la communion avec Dieu et avec les bienheureux qu’on désigne par le mot « enfer ». (CEC n°1033)

- Le sacrement de pénitence et de réconciliation
Le Seigneur Jésus Christ, Lui qui a remis les péchés au paralytique et lui a rendu la santé du corps, a voulu que son Église continue, dans la force de l’Esprit Saint, son œuvre de guérison et de salut. […] Ceux qui s’approchent du sacrement de Pénitence y reçoivent de la miséricorde de Dieu le pardon de l’offense qu’ils Lui ont faite. (CEC n°1421-1422)

« Nous sommes les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui, en fait, vous adresse un appel. Au nom du Christ, nous vous le demandons, laissez-vous réconcilier avec Dieu. » (2 Co 5, 20)

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