Une nouvelle étape

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Cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris
© Trung Hieu Do

Nous voici au seuil d’une nouvelle étape de notre programme « Paroisses en mission ». L’année écoulée, consacrée à « Eucharistie et mission », avait pour premier objectif de nous aider à mieux identifier la force spirituelle dont nous vivons et quelle richesse elle représente pour l’action. Les participants à la messe dominicale étaient tous invités à faire un pas de plus pour développer la dimension missionnaire de nos célébrations eucharistiques. Après ce temps de recueil de nos forces et de développement de nos capacités d’action, notre deuxième étape qui commence est centrée sur « Famille et Jeunesse ». Vous vous rappelez peut-être qu’en décembre 2005, j’avais présenté quatre champs prioritaires pour l’action missionnaire : le champ de l’éthique, le champ social, le champ de la famille et le champ de la jeunesse. Je voulais montrer comment ces champs de l’expérience humaine étaient au cœur de tout progrès de notre société et donc au cœur des domaines où devait se développer la mission de l’Église. Ces quatre champs ont orienté le choix des thèmes annuels de « Paroisses en mission. » Presque cinq ans après, je ne crois pas avoir besoin de modifier ces propositions tellement les questions qui y sont liées sont au cœur des préoccupations de nos contemporains.

Elles sont au cœur de nos préoccupations parce qu’elles renvoient à une expérience humaine commune et fondatrice. Tous nous avons été, nous sommes et nous serons acteurs d’expériences familiales. Nous y sommes impliqués, que nous le voulions ou non, pour le meilleur et pour le pire. Tous nous sommes concernés par l’avenir de la jeunesse et nous partageons la responsabilité de lui transmettre les richesses que nous avons reçues. D’autre part, la famille et la jeunesse sont des domaines dans lesquels l’Église est fortement impliquée et pour lesquels elle mobilise des forces nombreuses. C’est pourquoi il me paraît important que chacune de nos paroisses et de nos communautés fasse le point sur ses réalisations actuelles, ses initiatives possibles et ses projets dans ces deux domaines d’action si étroitement liés. Je sais que les situations sont très mouvantes et que les besoins et les moyens sont aussi en perpétuelle évolution. Les familles d’aujourd’hui ne sont plus les mêmes qu’en 1960, les enfants d’aujourd’hui ne sont plus ceux de 1960, les adolescents et les jeunes d’aujourd’hui ne sont plus ceux de 1960. Et nous devons aussi ajouter que nos moyens d’action ne sont plus ceux de 1960.

Dans beaucoup de cas, nous sommes acculés à des choix. Nous ne pouvons plus tout faire et nous devons définir plus clairement ce que nous voulons faire en priorité. Mais comprenez le bien : ce n’est pas qu’un travail d’ajustement à nos effectifs ; c’est un travail de discernement et d’appel. Le travail de discernement doit être partagé dans la communauté tout entière mais, bien sûr, il est surtout mis en œuvre par les conseils pastoraux.

Chez vous, dans votre paroisse, que pouvez-vous faire pour la famille et la jeunesse ? Quels moyens êtes-vous prêts à mobiliser ? De même, le travail d’appel concerne toute la communauté paroissiale et il est exercé par le conseil pastoral : quels volontaires êtes-vous disposés à appeler ? Qui répondra à cet appel ? C’est sur ces questions et sur d’autres du même genre que nous sommes appelés à réfléchir et auxquelles nous sommes appelés à répondre au cours de cette année scolaire. Pour progresser dans ce travail de discernement commun, je vous propose trois moyens : une lettre pastorale ; les assemblées paroissiales ; et les modules diocésains de formation. Le but, cette année, n’est pas d’entretenir en nous la nostalgie d’un modèle social disparu et idéalisé. Il est de nourrir et de fortifier notre capacité à dire la bonté et la beauté de la vie familiale, quelles que soient ses épreuves.

Retrouvez de larges extraits de l’intervention de Mgr Vingt-Trois sur
le site du diocèse de Paris

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