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À écouter : Se confesser « c’est trop facile » !

« Dieu est ainsi. Il offre un pardon gratuit, « facile » en quelque sorte, à celui qui se repent sincèrement. Mais ce pardon lui donne alors de désirer, de vouloir travailler à sa conversion. ». Une chronique de Mgr Denis Jachiet, vicaire général.

À écouter : Se confesser « c’est trop facile » !

« Dieu est ainsi. Il offre un pardon gratuit, « facile » en quelque sorte, à celui qui se repent sincèrement. Mais ce pardon lui donne alors de désirer, de vouloir travailler à sa conversion. ». Une chronique de Mgr Denis Jachiet, vicaire général.

« C’est trop facile d’entrer aux églises, de déverser toute sa saleté face au curé qui dans la lumière grise, ferme les yeux pour mieux nous pardonner » Ainsi commence une chanson de Jacques Brel. Il l’a intitulée « Grand Jacques » peut-être parce qu’il semble se parler à lui-même. Ses paroles invitent à se demander : pour moi, la confession est-ce une voie de facilité ou de conversion ?
Quand on se confesse, avant d’entendre les paroles d’absolution, on est invité à prononcer un acte de contrition. Parmi les formules possibles, on peut dire notamment : « je prends la ferme résolution de ne plus pécher et de faire pénitence. » Qu’est-ce que cela implique ?

Avec un minimum de réalisme et de connaissance de soi, on sait bien qu’on se retrouvera d’une façon ou d’une autre pris au piège de la tentation et qu’il faudra retourner se confesser. On ne peut en réalité offrir aucune garantie de ne jamais retomber. On peut cependant s’engager à mener ses combats, avec la force qu’on a reçue, et à chercher à se convertir.
Habituellement, le prêtre demande au pénitent de faire un acte simple qui va manifester sa volonté de changer de comportement. Il peut s’agir d’une prière, d’un geste de partage, de service du prochain. Cet acte symbolique, qu’on appelle la « pénitence » est en réalité un signe de conversion. Il manifeste qu’on veut s’engager dans une attitude de pénitence et de conversion.

En quoi cela consiste-t-il ? Il peut y avoir une dimension de réparation si le péché commis a porté atteinte à la justice. En ce cas je suis tenu de réparer, dans la mesure du possible, les dommages que j’ai causés. Mais l’essentiel du travail de pénitence est tourné vers l’avenir. Il s’agit de mettre en œuvre la liberté nouvelle reçue par le sacrement. Il s’agit de vivre dans la liberté de l’Esprit pour porter du fruit, des manifestations concrètes de foi, d’espérance et de charité.

J’ai été pardonné gratuitement par le Seigneur. C’est parce que j’ai été pleinement réconcilié avec lui que je vais essayer, par des efforts personnels, d’ascèse, de partage ou de prière, de correspondre au mouvement que cette grâce produit en moi.
Dieu est ainsi. Il offre un pardon gratuit, « facile » en quelque sorte, à celui qui se repent sincèrement. Mais ce pardon lui donne alors de désirer, de vouloir travailler à sa conversion.

« Tais-toi donc, Grand Jacques, que connais-tu du Bon Dieu ? », conclut humblement le chanteur qui trouvait la confession « trop facile ».
Alors taisons-nous aussi et regardons comment agir pour nous convertir.

Découvrez les Journées du Pardon proposées par les paroisses de Paris pendant le temps du Carême, journées continues d’accueil, de prière et de confession.

Chronique de Mgr Denis Jachiet

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