Allocution du cardinal André Vingt-Trois en présence du Ministre du Tourisme d’Israël

Son et lumière dans la Tour de David à Jérusalem (Israël) – Jeudi 24 octobre 2013

Dans le cadre du voyage “Aux sources de la promesse”.

Monsieur le Ministre,

Au nom de notre délégation, je suis très heureux de vous exprimer notre reconnaissance pour l’accueil que nous avons reçu et pour l’aide que vos services ont apporté à l’organisation de notre expédition.

Comme vous le savez, nous sommes venus principalement pour inaugurer un espace de mémoire en souvenir du cardinal Jean-Marie Lustiger, dans le monastère d’Abu Gosh. C’est ce que nous avons fait hier, et nous profitons de cette occasion pour approfondir et enrichir notre connaissance d’Israël, de la Terre Sainte et de Jérusalem. Je ne peux que me réjouir de toutes les opportunités que vous avez évoquées pour faciliter la visite des pèlerins en Terre Sainte.

Comme vous le savez, un pèlerinage n’est pas simplement un acte touristique, même s’il s’appuie sur une logistique et des dimensions touristiques. Un pèlerinage est un acte de foi actuel, c’est une démarche qui s’enracine réellement dans la foi de celui qui l’accomplit. Nous sommes toujours très sensibles, quand au cours des pèlerinages que nous organisons en Terre Sainte, non seulement nous rencontrons des personnalités empressées à nous faciliter les choses, mais encore des personnes qui reconnaissent la nature spécifique de notre démarche et qui comprennent que c’est la foi qui guide nos pas.

Vous avez évoqué la conclusion de l’Année de la foi qui aura lieu dans quelques semaines. Je ne peux que me réjouir de vous avoir entendu rappeler que tous les chrétiens étaient cordialement invités à y participer, et je me réjouis donc que tous ceux qui le souhaiteront pourront y participer effectivement et physiquement.

Je voudrais, pour terminer, vous dire combien nous sommes sensibles à la dimension spécifique de Jérusalem, et pas simplement comme le magnifique spectacle que nous avons pu admirer tout à l’heure nous le rappelait, en raison de la succession historique des périodes de dominations successives, soit du temps du royaume d’Israël, soit du temps des occupations étrangères qui se sont succédées au cours des siècles jusqu’à la déclaration d’indépendance de 1948. Nous savons que le lieu d’Israël à Jérusalem est forcément un lieu d’accumulation, un lieu de mémoires successives qui se sont inscrites dans les monuments, dans la géographie, dans la typographie de la ville, mais nous sommes convaincus que cette succession historique n’est pas seulement une sorte d’alternance entre diverses influences, mais une mission qui se dévoile pour la ville de Jérusalem : être un lieu de rencontre et de dialogue entre les religions, justement parce qu’elle a été un lieu historique de prise de conscience des religions à travers les siècles et donc comme nous y invitait fort opportunément le spectacle que nous avons vu, nous repartirons de Jérusalem avec la consigne bien reçue de prier pour la paix à Jérusalem.

Je vous remercie.

André cardinal Vingt-Trois,
archevêque de Paris

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